22 novembre 2007
http://guilde.jeunes-chercheurs.org/
Le huitième épisode de la chronique tenue par la Guilde Des Doctorants dans le magazine « Le Mensuel de l'Université » est paru dans le numéro de novembre 2007. Il est
signé par Pascal Degiovanni, et présente l'évolution du doctorat lors des 10 dernières années.
http://www.lemensuel.net/Formation-doctorale-quelle.html
La loi LRU laisse de côté le développement des carrières académiques (Paris, le 26 Novembre 2007)
De nombreuses et importantes évolutions dans la gestion des universités et des organismes de recherche se profilent, et certaines ont déjà été inscrites dans la loi (loi LRU). Parmi ces évolutions, les modalités de recrutement des docteurs sont extrêmement préoccupantes.
Dans le cadre des chantiers « Jeunes chercheurs » et « Carrières » déployés par Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, la CJC rappelle son attachement à l'amélioration des pratiques de recrutement dans l'enseignement supérieur et la recherche, afin que les changements en cours ne soient pas préjudiciables aux perspectives d'avenir offertes aux jeunes chercheurs se destinant à une carrière académique.
Ainsi l'augmentation des possibilités de recrutement de chercheurs ou enseignants-chercheurs sur des contrats à durée limitée, l'absence de création de nouveaux postes d'enseignants-chercheurs fonctionnaires, le recrutement de fonctionnaires « au fil de l'eau » par les universités, hors des procédures nationales ou le remplacement des commissions de spécialistes sont autant d'éléments susceptibles de dégrader la situation des jeunes chercheurs.
La CJC rappelle que la précarité induite par la trop forte proportion de CDD parmi les postes proposés aux jeunes chercheurs nuit fortement à l'attractivité de la recherche et l'enseignement supérieur. Elle conduit également à une désaffection visible des filières menant à ce secteur d'activité. La CJC souligne de plus que la perspective d'enchaîner des contrats à durée déterminée ne permet pas aux chercheurs et enseignants-chercheurs d'avoir une vision à long terme de leur carrière ni de s'insérer convenablement dans la société (les prêts immobiliers bancaires leur étant, par exemple, difficilement accessibles). Le recours massif aux CDD est de plus dommageable aux activités de recherche dont l'effort doit être maintenu sur le long terme.
À ce titre, la mobilité avant recrutement sur un poste stable, de plus en plus imposée aux jeunes chercheurs, est symptomatique. La CJC propose, à l'inverse, de construire une politique de mobilité non plus avant mais après embauche sur un poste stable. Cette stratégie serait bien plus profitable à la fois pour le chercheur et pour son employeur, la mobilité pouvant alors réellement s'inscrire dans le cadre d'un projet scientifique et professionnel cohérent et durable, à toutes les étapes de la carrière.
Par ailleurs, la CJC insiste pour que les changements dans les modalités de recrutement du personnel enseignant-chercheur universitaire soient l'occasion d'améliorer les procédures, la transparence et les garanties d'égalité des chances de tous les candidats, notamment en prenant mieux compte des candidatures des nombreux docteurs expatriés. À ce titre, les nouvelles mesures de recrutement dites « au fil de l'eau » et la composition des commissions de recrutement ad hoc méritent d'être davantage discutées et précisées et devront être particulièrement encadrées lors de leur mise en place au sein des établissements.
http://cjc.jeunes-chercheurs.org/positions/communique-2007-11-26.pdf
La première édition du Festival francilien de très courts métrages de vulgarisation scientifique, intitulée « Les chercheurs font leur cinéma ! », se déroulera de la mi-novembre au 1er décembre 2007.
Sur une idée originale de l'ADocs, association des doctorants de La Rochelle, et avec le soutien de la Guilde Des Doctorants, ce festival s'implante en île de France à l'automne 2007.
Partis du constat que la science et la recherche ne dépassaient pas souvent et difficilement les murs de l'université, les doctorants rochelais ont mis en place, dès 1999, ce festival. Accueilli avec succès par le public et par les doctorants se pliant aux règles du jeu, le festival aujourd'hui se propage comme une heureuse épidémie (La Rochelle, Rennes, Paris, et d'autres à venir...).
Pour cette première édition du festival francilien, l'association Doc'up des doctorants de l'université Pierre et Marie Curie, organisatrice de cet évènement, présente 11 films de 5 à 6 minutes réalisés par des jeunes chercheurs en sciences expérimentales.
Présenter en quelques minutes son travail de recherche de façon simple, ludique, pédagogique et accessible au plus grand nombre ? Tel était le défi lancé aux réalisateurs-doctorants !
Ils vont se confronter au public dès la mi-novembre, par une série de projections dans des lycées franciliens, pour terminer par trois grandes projections publiques : le mercredi 28 novembre à 14h30 à l'ENS Cachan, le jeudi 29 novembre à 18h30 au Réfectoire des Cordeliers et le samedi 1er décembre à 14h30 à la Cité des sciences et de l'industrie. Lors de la dernière projection, trois prix (des lycéens, du public, et du jury) seront remis aux réalisateurs. Pour que cet échange entre scientifiques et grand public soit riche, chaque projection est accompagnée de questions-débats avec les réalisateurs présents.
Les projections publiques sont d'accès libre dans la limite des places disponibles, l'entrée y est gratuite. Profitez-en dès la première séance !
Au programme : Tiens Maman, j'ai un cadeau pour toi... (Michèle Leduc) L'étude à l'échelle de la fourmi pour des progrès à pas de géant (Pascaline Mary et Delphine Le Gatt) Peptide on ice (Audrey Combes) M.E.P.E. (Claire Bardet) Quand les atomes s'organisent (Carole Chambon) La puce à l'oreille (Guillaume Filion, Anne Fix, Paula Gonzales, Noelle Guillon) Au quatrième top, il sera Docteur (Friedemann Reinhard, Clément Lacroûte) Chercheur de nuage (Ronan James) Orientations (Matthieu Lafon) Alimentation générale (Caroline Schmidt, Alexis Fifis, Cécile Walter) Les plantes se passent de parasol (Benjamin Bailleul, Alix Boulouis, Pierre Cardol).
Retrouvez toutes les informations sur le site http://www.les-chercheurs-font-leur-cinema.fr.
Contact : tres.courts.metrages@gmail.com.
Amandine Bugnicourt
L'ANEF (Association nationale des études féministes) qui rassemble des actrices de la société civile et des chercheuses dans le domaine des études sur les rapports de genre, et l'association EFiGiES (Association des jeunes chercheuses et chercheurs en études féministes, genre et sexualités) qui regroupe essentiellement des doctorant-e-s mais aussi des étudiant-e-s de premier et second cycle, organisent une journée d'études sur le thème : « La formation doctorale à l'épreuve des rapports de pouvoir : contextes institutionnels, genre et générations », le samedi 24 novembre 2007, à l'Université Paris 7.
La volonté d'organiser une journée d'études sur les rapports de pouvoir qui traversent la formation doctorale dans l'université française est née de la réflexion croisée de doctorantes et d'enseignantes-chercheuses sur l'expérience des rapports hiérarchiques, des conflits de travail et des situations de violence, en particulier de harcèlement sexuel, à l'université.
Plus d'informations sur le site de l'association EFiGiES.
Béatrice de Gasquet
L'Association Belge de Science Politique (ABSP-CF) organise son 4ème congrès trisannuel les 24 et 25 avril 2008 à Louvain-la-Neuve (UCL). Parallèlement à une table-ronde dédiée à la Belgique, une conférence plénière avec des invités internationaux et neuf ateliers thématiques, une Tribune « Jeunes Chercheurs » est également au programme.
Persuadée que la science politique doit continuer à favoriser le débat et à s'en nourrir, l'ABSP veut mettre à l'honneur la richesse et l'originalité des travaux entrepris par nos doctorants et jeunes chercheurs. En effet, ceux-ci manquent souvent d'une tribune pour faire connaître l'évolution de leurs recherches, pour les confronter directement au savoir et à l'expérience de leurs aînés et de leurs pairs. Pour pallier cette carence, une tribune dédiée aux jeunes chercheurs sera organisée. Par le biais de brèves communications, cette tribune entend donner une opportunité aux doctorants de se faire connaître plus amplement au sein du réseau académique belge ainsi qu'auprès de divers professionnels fortement intéressés par la science politique. Cette tribune se veut être un lieu d'échange et de rencontre, entre les doctorants eux-mêmes, mais également entre ceux-ci et les chercheurs confirmés.
La Tribune « Jeunes Chercheurs » consiste en la présentation de brèves communications dans le domaine de la science politique. Tous les thèmes de recherche scientifique possibles sont abordables, même ceux se situant en-dehors du thème général du congrès.
Les communications sont à envoyer à Régis Dandoy (rdandoy@ulb.ac.be) au plus tard le 15 décembre 2007.
Renseignements pratiques et organisation du congrès: absp@spri.ucl.ac.be.
Plus de renseignements sur les pages « congrès 2008 » du site web de l'ABSP-CF.
Régis Dandoy
Les laboratoires SHS de l'ENS organisent une journée de travail le 30 novembre 2007 autour de la notion d'évaluation, de son sens exact et des pratiques auxquelles elle donne lieu, de son incidence sur la recherche.
Cette journée de travail aura lieu à l'ENS, au 49 rue d'Ulm, dans la Salle Cavaillès (1er étage), de 9h à 18h.
Pour plus d'informations, vous pouvez contacter Jean-christophe Peyssard : jean-christophe.peyssard@revues.org.
Emilie Ogez, Fabienne Goldfarb
Lundi 26 novembre, dès 9 heures du matin, des centaines de chercheurs joueront des coudes pour pénétrer 55, avenue Bosquet, au siège du Medef. Les dirigeants de l'organisation patronale sont inquiets... Comment feront-ils pour accueillir les 730 inscrits à la journée « Pourquoi se priver des docteurs : 1er Forum Ecoles doctorales - Entreprises » qu'ils organisent avec l'Association Bernard Grégory, alors qu'on en attendait à peine 300 ?
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-982124@51-967946,0.html
Tribune de Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Depuis quelques jours déjà, des universités sont bloquées et dans d'autres, le déroulement des cours est perturbé. Ainsi s'expriment des craintes et des inquiétudes que partagent certains étudiants, pour leur futur, bien sûr, mais aussi pour celui de l'université.
http://www.liberation.fr/rebonds/292709.FR.php
Les sciences exactes sont au coeur d'un paradoxe : la recherche la plus en pointe conditionne les progrès des hautes technologies, indispensables pour résoudre les problèmes de l'énergie, de l'environnement ou de la communication. Or, participer à cette aventure ne motive plus les étudiants : les licences scientifiques sont désertées, et les élèves des écoles d'ingénieurs les plus prestigieuses préfèrent des cours de management aux études scientifiques.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-980025,0.html
A peine trois mois après l'adoption du texte de loi relatif aux libertés et responsabilités des universités, la grogne étudiante prend de l'ampleur, témoignant d'une opposition naissante à une réforme visant à moderniser une université confrontée à des difficultés endémiques. La méconnaissance du contenu de la réforme et le manque d'information concernant l'état réel du système universitaire sont les ferments de l'incompréhension étudiante qui entoure ce sujet. L'urgence d'un check-up s'impose pour éviter à terme l'autopsie.
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31318
NVIDIA Corporation, leader des processeurs graphiques programmables, annonce avoir choisi les bénéficiaires du programme de bourses d'études (NVIDIA Fellowship Program) pour l'année universitaire 2008/2009.
http://communiques.infos-decideur.com/index.adml?h=57&code=INFOS_DECIDEUR&s=40476327061195147422396&s_f=20506
La loi libertés et responsabilités des universités (dite LRU), votée durant les vacances universitaires (est-ce un hasard ?), discutée en juin et juillet, promulguée le 10 août et contestée dès le début par nombre d'universitaires, d'organisations, et plus de la moitié des conseils d'université, fait seulement maintenant la une de l'actualité. On doit s'interroger sur ce traitement politique et journalistique d'une des questions majeures posées à notre société. Des constats, des analyses, des revendications formulées de longue date par les étudiants, par les enseignants du supérieur - reçus comme légitimes par tous les candidats des campagnes électorales du printemps dernier - étaient soudain devenus dérangeants et non représentatifs.
http://www.liberation.fr/rebonds/290974.FR.php
Le décret d'application sur les conditions de travail et d'emploi des étudiants dans les universités est imminent. Selon l'avant-projet, il donne aux universités la possibilité de recruter des étudiants sur des contrats spécifiques.
http://www.lesechos.fr/patrimoine/famille/300216372.htm
Plate-forme e-learning, Blogs, Wiki, conférences de presse vidéo-diffusées... on ne pourra pas dire de l'université Paris Descartes (Paris V) qu'elle n'est pas branchée ! Elle vient d'ailleurs de lancer sa tribune sur internet. Une sorte de livre interactif, dont les contributeurs sont des gradés de l'Education nationale. Ils entendent proposer un espace de réflexion et de discussion sur l'université et plus largement sur l'enseignement supérieur. Jean-François Dhainaut, président de l'Agence de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES) est à l'origine du projet.
http://www.boivigny.com/La-Tribune-de-Paris-Descartes,-espace-de-libre-echange-sur-l-enseignement-superieur_a384.html
Il s'agit d'un ouvrage paru au Seuil en septembre 2007, dans la Collection L'univers historique. Les auteurs sont Laura Lee Downs, enseignante à l'EHESS et Stéphane Gerson, qui enseigne l'histoire culturelle de la France aux Etats-Unis, à New York University.
Présentation de l'éditeur : Pourquoi et comment des historiens américains en sont-ils venus à faire de la France leur sujet de recherche ? Seize d'entre eux se livrent ici à un exercice d'ego-histoire : parcours personnels et itinéraires professionnels défilent, dessinant un portrait surprenant de la France et une analyse contrastée des relations franco-américaines. Sans complaisance, parfois avec humour, chacun explore à sa manière le rapport très singulier de l'histoire américaine avec l'objet « France ». On peut lire Pourquoi la France ? de deux manières : comme un récit polyphonique tout à l'honneur de notre pays, qui brosse le tableau de cinquante années de vie intellectuelle et politique ; ou comme une réflexion profonde sur le métier d'historien. Il n'est pas interdit de combiner les deux.
Emilie Ogez
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