23 mars 2006
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La campagne de recrutement des ATER va débuter dans quelques semaines. Comme chaque année, la Guilde des Doctorants lance son opération de mutualisation des informations. Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter les pages suivantes :
http://guilde.jeunes-chercheurs.org/Public/
http://guilde.jeunes-chercheurs.org/Public/ATER
http://guilde.jeunes-chercheurs.org/Public/ATER/2006
Depuis cette année, la gestion des Attachés Temporaires d'Enseignement et de Recherche (ATER) est transférée du ministère de la recherche et de l'enseignement supérieur aux universités, comme cela était déjà le cas pour les allocataires de recherche, par exemple. Et le ministère s'est engagé à allouer des crédits aux universités uniquement sur la base de postes à temps plein.
Or les universités emploient à la fois des ATER à temps plein et des ATER à mi-temps (les demi-ATER), les ATER représentant 74 % du total en 2004-2005 (1). Et le salaire d'un ATER à mi-temps (hors prime de recherche et d'enseignement supérieur) est d'environ 65 % de celui d'un temps plein. Il est donc plus coûteux d'employer deux ATER à mi-temps qu'un ATER à plein temps, et ce surcoût est maintenant à la charge des universités. Certains établissements ont déjà annoncé leur intention de ne recruter en 2006 que des ATER à plein temps, ou beaucoup moins d'ATER à mi-temps, pour ne pas avoir à financer ce surcoût sur leur budget propre. Ce choix aurait pour conséquence de réduire considérablement le nombre de jeunes chercheurs employés sur un contrat d'ATER.
Face à cela, des jeunes chercheurs se mobilisent (2) pour réclamer le maintien des postes d'ATER à mi-temps, qui - pour eux - permettent à beaucoup de doctorants d'avoir des ressources financières et des conditions (charge d'enseignement réduite) pour terminer leur thèse, ainsi qu'une expérience d'enseignement indispensable pour être recruté à l'Université.
De ce point de vue, avoir un mi-temps d'ATER laisse du temps libre pour faire autre chose qu'enseigner, par exemple poursuivre son travail de thèse ! Si on pousse au bout la logique de cet argument, on en arrive à la conclusion que faire de la recherche en vue de préparer une thèse n'est pas un travail (on le fait sur son temps libre). Si les doctorants eux-mêmes se placent dans cette optique, comment s'étonner après qu'il soit difficile de faire reconnaître - tant par le monde académique que par les entreprises - la préparation d'une thèse comme un travail à part entière, en contrepartie duquel le doctorant doit recevoir un salaire ?!
(1) Enquête ministérielle sur la situation des personnels enseignants non-permanents affectés dans l'enseignement supérieur
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/personnel/enssup/nonperm05.pdf
(2) On peut citer : un collectif de doctorants à Nanterre (bureaudedoctorants@yahoo.fr), l'association Droit D'Entrée qui se propose de collecter les informations à l'échelle nationale, une pétition à l'université de Nantes.
B. Bost
S'il est évident que la décision brutale de l'état de transférer le surcoût des demi postes sur les budgets déjà mal en point des universités est inacceptable, parce que les jeunes chercheurs risquent d'être les seuls à en payer le prix au final, il convient néanmoins d'analyser la situation objectivement, et de passer au crible les arguments utilisés pour justifier le maintien des demi postes d'ATER.
Les demi postes d'ATER sont préférés aux postes à temps plein, car la charge d'enseignement de ces derniers (192 heures équivalent TD par an) est jugée trop lourde pour permettre d'effectuer correctement son travail de recherche, que ce soit pour des doctorants ou des docteurs. Tous les jeunes maîtres de conférences de France ne pourront qu'être d'accord avec ce constat ! Il est clairement ressorti des Etats Généraux de 2004 qu'une telle charge d'enseignement (effectuée pour certains en majorité sous forme de TP, ce qui implique un nombre d'heures réelles d'enseignement plus élevé) est incompatible avec le démarrage d'un projet de recherche tout de suite après le recrutement.
Mais ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que les doctorants ou docteurs ayant des postes de demi-ATER ne travaillent pas à mi-temps. En effet, ceux qui réclament le maintien des demi postes d'ATER disent eux-mêmes que d'être à mi-temps leur laisse plus de temps libre pour faire leur travail de recherche. Ce qui veut dire que ce travail de recherche est effectué en grande partie bénévolement, puisque le salaire versé à un ATER mi-temps se situe à environ 65% d'un ATER temps plein !
Nous sommes donc dans une situation délirante, où des jeunes chercheurs en sont réduits à faire de la recherche bénévolement pour éviter d'être empêchés d'en faire à cause d'une charge d'enseignement trop lourde ! Comme si les enseignants-chercheurs sur des postes permanents réclamaient massivement à passer à temps partiel, avec donc une perte de salaire, pour avoir moins d'enseignement à faire, et donc plus de temps pour faire de la recherche... De plus, étant donné les conditions de financement, l'autre alternative pour avoir encore plus de temps pour faire de la recherche, c'est d'être bénévole à 100%.
Le monde académique fait d'ailleurs preuve d'une grande hypocrisie, et oublie sa part de responsabilité dans cette situation, car on entend souvent des arguments comme : « ah, mais avec des demi postes, on peut donner un poste à plus de monde ». Les instances dirigeantes des universités sont donc assez mal placées pour se dire obligées de supprimer les demi postes à cause du ministère, alors qu'elles ont été les premières à maintenir ce système délirant. Cela va jusqu'au ministère de la recherche et de l'enseignement supérieur qui conseille sur son site Web (1) : « le recrutement à temps partiel est recommandé aux ATER doctorants, [..] étant plus compatible avec l'achèvement de leur thèse » !
Pour sortir du choix délirant proposé aux jeunes chercheurs entre un ATER temps plein où il est quasiment impossible de faire de la recherche et un ATER mi-temps où le travail de recherche est presque totalement bénévole, une proposition de réforme du statut d'ATER avaient été faites lors des Etats Généraux de 2004 (2). Il s'agissait d'avoir un statut unique d'ATER à temps plein - plus besoin de faire de la recherche bénévolement, avec une charge d'enseignement réduite à 64 heures équivalent TD - l'activité d'enseignement n'empêche pas de faire de la recherche, avec une revalorisation de la rémunération. Le coût de cette réforme avait même été chiffré.
Bien évidemment, le gouvernement a fait d'autres choix, et a en plus reporté sur le budget des universités le surcoût des demi postes d'ATER... Et on n'a pas non plus beaucoup entendu la « communauté universitaire » réclamer cette réforme des ATER...
(1) Questions / réponses à propos du statut d'ATER
(2) Voir la synthèse des Etats Généraux, pages 58 à 60 et sections IV.1.2.b à IV.1.2.d de l'annexe 1 (pages 76 à 78).
B. Bost
À l'invitation du réseau national étudiant Animafac, 10 000 jeunes responsables associatifs s'engagent pour prendre toute leur place dans le débat présidentiel.
Premier RDV : Parc Floral de Paris, le 1er avril, de 12h à 4h du matin.
Après les violences urbaines, après la colère de la "génération précaire", la contestation du CPE confirme la profondeur du malaise qui touche toute la jeunesse de notre pays. L'angoisse sociale s'allie au sentiment ne n'être jamais écouté. Et l'antipathie laisse progressivement place à une distance effrayante, heurtée ponctuellement par des explosions de colères.
Le réseau national de 10 000 associations étudiantes, Animafac, lance la campagne « 2007 : pas sans nous », pour donner aux jeunes des outils et des perspectives à quelques mois des prochaines échéances électorales majeures du pays.
Cette campagne est rythmée par 4 temps forts :
- Le Forum des associations étudiantes du 1er avril 2006, au Parc floral de Paris
Le rassemblement de 10 000 jeunes engagés pour une journée de démonstration (stands, animations, débats, festival artistique) et d'expression (meeting de fin de journée).- Un espace de libre expression : www.jeneveuxplus.net
Un site, relayé par une floraison d'initiatives locales, pour enregistrer et donner de l'écho à tous les refus et les indignations des jeunes.- Un jury citoyen : Les jeunes jugent la France
Avec l'institut CSA, Animafac réunit un panel de jeunes qui, informés et formés, formulera ses propositions pour améliorer la situation de l'emploi, l'accès à l'autonomie des jeunes, la démocratie et le vivre ensemble dans une société multiculturelle. Délibération finale : 16 avril.- Le manifeste « 2007 - pas sans moi »
Enfin, le 21 avril, un manifeste présentant les principales exigences de la jeune génération sera publié. Les moins de 30 ans seront invités à le signer.
Contact Presse : Axel Jurgensen
01 42 22 15 15 - 06 64 34 69 96 - ajurgensen@animafac.net
www.animafac.net
Axel Jurgensen
Science's Next Wave looks into the research and job opportunities at the latest new science centers in southern Europe.
http://sciencecareers.sciencemag.org/career_development/previous_issues/articles/2006_03_10/new_research_and_job_opportunities_in_southern_europe/
E. Pain
A good cover letter will convince an institution that you're a good fit for the department and the position you're applying for. It should also avoid some common mistakes that can end your candidacy before it even starts.
http://sciencecareers.sciencemag.org/career_development/previous_issues/articles/2006_03_10/writing_a_winning_cover_letter/
J. Borchardt
It is difficult to perform well in a phone interview; in fact there is no clear definition on what performing well means. Yet, a successful phone interview can be the difference between career success or failure. Our Tooling Up columnist passes on his six most important telephone tips.
http://sciencecareers.sciencemag.org/career_development/previous_issues/articles/2006_03_17/tooling_up_the_dreaded_phone_interview
D. Jensen
Christina Fong, a decision scientist at Carnegie Mellon University, deftly balances her roles as public economist, teacher, and spouse.
http://sciencecareers.sciencemag.org/career_development/previous_issues/articles/2006_03_17/making_the_most_out_of_life
I. Levine
He eventually found tangible professional rewards working at the interface of science and society - a role that is challenging but never dull.
http://sciencecareers.sciencemag.org/career_development/previous_issues/articles/2006_03_17/mediating_science_and_society
A. Forde
Le forum des Sciences Cognitives est devenu un événement annuel majeur de discussions, de rencontres et de découverte dans ce champ de recherches pluridiscplinaires où se croisent notamment psychologie, neurophysiologie, philosophie et intelligence artificielle. Pour sa cinquième édition cette année, plus de 10 conférences ouvertes à tous, tenues par des chercheurs renommés, permettront de mieux comprendre les avancées spectaculaires réalisées par ces disciplines dans la compréhension des processus cognitifs, ainsi que leurs enjeux. 100 laboratoires et 10 entreprises seront présents afin d'exposer leurs recherches. Les principaux acteurs de sciences cognitives en France se tiendront à votre disposition pour vous informer sur les débouchés et les opportunités d'emploi. Enfin, de très nombreuses formations de l'enseignement supérieur seront aussi présentes afin d'exposer les différents cursus existant.
Le vendredi 14 avril 2006 à Paris à la Cité Internationale Universitaire de Paris - Maison internationale
Site Web : http://cognivence.risc.cnrs.fr/projets/forum2006/
Sylvain Chevallier
L'École Doctorale 4 de l'université Paris-Sorbonne organise un colloque intitulé « Espaces Multiculturels », du jeudi 30 mars au samedi 1er avril 2006, à la Maison de la Recherche (28, rue Serpente, Paris 5ème, Métro Saint-Michel).
Le programme est consultable en ligne, à l'adresse suivante :
http://www.paris4.sorbonne.fr/fr/article.php3?id_article=3434
Les personnes extérieures à l'université Paris-Sorbonne peuvent participer au colloque en s'inscrivant au-préalable sur le site.
Contact : secretariat.ecole-doctorale-4@paris4.sorbonne.fr
Delphine Minchella
Gratuit et ouvert à tous les étudiants en Master 2, doctorants et post-doctorants d'Ile de France, ce congrès représente l'occasion unique de présenter vos résultats, souvent pour la première fois, mais aussi de discuter avec la communauté des jeunes chercheurs d'Ile de France, dans une ambiance détendue et très conviviale.
Cette année encore de nombreux prix récompenseront les meilleures présentations.
De plus, en accord avec l'Ecole Doctorale GGC (Paris XI), la participation active à ce congrès sera validée comme équivalente à 10 heures de formation doctorale.
Alors n'hésitez plus et renvoyez la fiche d'inscription ci-dessous (à retourner à congres-adic@curie.fr, avant le 26 mars 2006).
C'est simple : inscrivez vous pour une communication orale ou un poster (une sélection sera effectuée car le nombre de places est limité) , en précisant dans quelle discipline s'inscrit votre sujet. A titre d'exemple, les disciplines abordées l'année dernière étaient: Dynamique Cellulaire, Génétique, Immunologie, Interface Physique Chimie, Biologie du Développement, Médecine et Biologie le congrès est toutefois ouvert à toute autre branche des Sciences du Vivant non mentionnées (Neurosciences, Biologie végétale, ainsi que Chimie et Physique du vivant)!
Contact : michela.zuccolo@curie.fr ou 01.42.34.64.09
Nous vous attendons nombreux cette année encore !!!
Notre site : http://jeunes-chercheurs.curie.fr/
L'ADIC (Association des Doctorants et Jeunes Docteurs de l'Institut Curie)
L'Université Paris-Sud 11 organise pour les doctorants la deuxième session de Doctoriales® 2006 du lundi 12 au vendredi 16 juin à Dourdan (91).
http://www.doctoriales.u-psud.fr
Beatrix Pirreda
Le CNRS organise une école d'été sur le thème de l'étude des fondements cognitifs de la production et de la compréhension des images scientifiques. Elle se déroulera du 18 au 23 juin 2006, à la Station biologique de Roscoff, en Bretagne.
Les objectifs de cette école sont : (1) établir des liens entre les disciplines concernées par le thème, et mettre en place un vocabulaire commun ; (2) la formulation de nouvelles hypothèses et la définition de nouvelles perspectives de recherche.
Sont appelés à y participer les chercheurs CNRS, chercheurs, enseignants, artistes visuels et doctorants d'établissements français et étrangers, intéressés par la production et la compréhension des images scientifiques.
Date limite de dépôt des candidatures le 30 mars 2006, à l'adresse suivante : marion.vorms@normalesup.org.
Formulaire de candidature et informations détaillées disponibles en ligne : http://www.imagesscientifiques.info/
Une revue de presse, très complète est disponible sur le site :
http://recherche-en-danger.apinc.org/rubrique.php3?id_rubrique=1
Le magazine The Scientist publie les résultats de son enquête annuelle « Best places to work for postdocs » :
http://www.the-scientist.com/2006/3/1/53/1/
Au cinquième rang mondial en nombre de publications, la recherche française perd du terrain par rapport à l'Angleterre et l'Allemagne :
http://www.lesechos.fr/journal20060309/lec1_competences/4393201.htm
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