3 février 2005
http://guilde.jeunes-chercheurs.org/
Chaque année, pour les candidats aux postes de Maître de Conférences et de Professeur des Universités, le concours de recrutement est une véritable course aux informations. Pour permettre à chacun(e) de prendre contact à l'avance avec les laboratoires et ainsi de candidater là où ses chances sont les meilleures, la Guilde des Doctorants met en place une machine à pré-profils qui permet la saisie d'information sur les postes susceptibles d'être ouverts.
Nous invitons donc tous les responsables de laboratoire à participer à la mutualisation des informations en diffusant, grâce aux formulaires, celles dont ils disposent.
Pour en savoir plus et participer :
http://guilde.jeunes-chercheurs.org/Public/Univ/2005/
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Face au projet du gouvernement pour la Loi d'Orientation et de Programmation de la Recherche, la communauté scientifique se remobilise !
Les organisations syndicales de la recherche et de l'enseignement supérieur appellent les personnels et étudiants à exprimer massivement leur opposition au projet de loi Fillon-d'Aubert. Dans la semaine du 31 janvier au 5 février, elles appellent à la tenue d'assemblées générales et aux rassemblements sur la voie publique, le 4 février 2005.
Pour l'Ile-de-France, la manifestation partira de Jussieu à 13h30, vendredi 4 février 2005, pour se diriger vers le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.
SLR interpelle le gouvernement à propos du projet de LOP !
Signez cet appel du 1er février 2005 !
SLR demande au gouvernement qu'un nouveau projet de loi soit élaboré, qui reprenne les recommandations et la programmation budgétaire faites par la communauté scientifique dans le texte des États Généraux de la Recherche.
Lire l'appel : http://recherche-en-danger.apinc.org/petition2005.php
Signez l'appel : http://recherche-en-danger.apinc.org/signer.php3
À l'heure où les lettres, sciences humaines et sciences sociales semblent de plus en plus mises à mal par des projets de restructuration du système de recherche français, il semble opportun de donner un exemple emprunté à nos voisins allemands pour démontrer la valeur qu'elles peuvent avoir aux yeux de notre société.
En Allemagne, l'histoire du pays fait régulièrement la une des journaux. Ces dernières années, le pays s'est intéressé aux civils allemands qui ont aussi été victimes pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi ces civils, on compte notamment 14 millions de personnes qui ont été expulsées des territoires cédés à la Pologne en 1945, puis d'autres pays d'Europe centrale et orientale, dont deux millions ont trouvé la mort en chemin.
Une polémique a éclaté, il y a deux ans, quand la Fédération des réfugiés, une association au discours plutôt radical, a décidé de créer un Centre contre les expulsions à Berlin et a sollicité pour ce faire le soutien financier des pouvoirs publics. Des hommes politiques, le député social-démocrate allemand Markus Meckel en tête, des intellectuels et des scientifiques - essentiellement des historiens - allemands, mais aussi polonais, tchèques, hongrois se sont alors mobilisés contre ce projet, craignant une lecture tout à fait partiale, voire nationaliste, de l'histoire et un blocage de la réconciliation germano-polonaise en cours. L'idée a alors germé aussi bien dans les milieux gouvernementaux que dans le milieu scientifique de créer un réseau européen scientifique qui étudierait non seulement l'expulsion des Allemands, mais toutes les expulsions du XXe siècle en Europe (Arméniens, Grecs, Turcs, Yougoslavie, Kosovo, etc.). Ce réseau reposerait sur des collaborations internationales entre l'Allemagne, la Pologne, la République tchèque, la Hongrie, etc., ce qui permettrait de faire émerger en outre une écriture de l'histoire européenne. Les chercheurs souhaitent que le Centre qui coordonnerait les différentes actions soit financé par le Conseil de l'Europe, voire l'OSCE. Ce réseau est donc principalement dédié à la compréhension du passé. Les études qu'il devrait fournir appartiennent à ce qu'on appelle communément la recherche fondamentale.
Toutefois, cette recherche fondamentale dont l'application immédiate semble trouver sa place dans les musées peut également trouver une application politique ayant des effets à long terme pour le monde entier. En effet, la Fédération des réfugiés elle-même exprimait la volonté de commémorer l'expulsion des Allemands afin d'empêcher d'autres expulsions à l'avenir. Or cette idée de prévention a été reprise dans le milieu scientifique. Lors d'un colloque réunissant en décembre 2002, à Darmstadt, des chercheurs travaillant sur différentes expulsions en Europe et pas seulement sur celle des Allemands, le Kosovar Gazmend Pula notamment a proposé que le réseau scientifique européen sur l'étude des expulsions débouche sur la création d'un système préventif international et la mise en place d'une procédure pour éviter de nouvelles expulsions, des nettoyages ethniques et autres transferts massifs de population.
On remarque donc ici que l'étude de faits passés par des scientifiques compétents peut contribuer à élaborer une nouvelle politique internationale de prévention des conflits. Un tel système aurait une influence positive sur la vie de milliers, voire de millions de personnes, si celles-ci n'étaient pas déplacées comme elles ont pu l'être encore récemment au Rwanda ou au Darfour, mais aussi sur l'économie des pays riches et de l'ONU qui pourraient alors concentrer leurs moyens financiers sur d'autres actions que l'aide apportée aux populations déplacées. Encore faut-il cependant que les hommes politiques reconnaissent l'utilité de ce réseau scientifique (d'après "Le Monde" du 30/31 janvier 2005, le Conseil de l'Europe vient malheureusement de refuser de le financer).
L'observatoire national de la vie étudiante vient de publier une première sélection des résultats de son enquête sur les conditions de vie des étudiants en France. Parmi des résultats très intéressants sur le logement, l'origine sociale et le type d'études, l'assiduité et la consommation d'alcool, on peut noter un rapprochement original effectué entre la taille de la ville d'études et le type de sorties culturelles.
Trois zones de comportement se détachent : Paris, la banlieue/les grandes villes de province, et les petites et moyennes villes de province. Les étudiants des deux premières catégories fréquentent plus le cinéma et les musées alors que les étudiants de la troisième préfèrent les spectacles sportifs ou les boîtes de nuits.
Paris se distingue des grandes villes de province par une fréquentation encore plus importante des lieux culturels (théâtre, exposition). Mais quel est lien avec la recherche ? Selon cette étude, la part des "sorties associées à la culture juvénile et populaire (sport et discothèque)" est plus élevée dans les petites villes de province car la part des inscrits en deuxième et troisième cycle est négligeable. Vers des postes d'enseignant pour les petites villes de province et des postes d'enseignant-chercheur dans les grands villes ?
http://www.ove-national.education.fr/index.php?lang=fr&page=enqcond.php&chap=1
L'Ecole Polytechnique recrute :
http://de.polytechnique.fr/candidatures/
Dans le cadre du Cycle Santé & Environnement (programme complet sur http://www.vivagora.org) à la Cité internationale universitaire de Paris, un débat aura lieu :
Date : Jeudi 10 février de 20h à 22h
Thème : Estimer les risques : vers de nouveaux outils de surveillance et de droit
Comment appréhender les impacts toxiques d¹une façon globale et pertinente ? Quelles méthodes de suivi épidémiologique, toxicologique ? Quels réseaux de veille ? Quels cadres juridiques ?
avec
Martine Ledrans, Directrice du département Santé environnementale à l'Institut national de veille sanitaire (InvS)
Philippe Hartemann, professeur de santé publique, Département Environnement et santé publique, Faculté de médecine de Nancy, membre du CSHPF et du Comité de prévention et de précaution, vice-président du Comité des risques émergents de la Direction Santé et Protection du consommateurs de la Commission européenne.
André Cicollela, chimiste, spécialiste Exposition et Évaluation des risques sanitaires à l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris), président de la Fondation Sciences citoyennes.
Ruxandra Cana, juriste et spécialiste de la directive européenne Reach (Enregistrement, Evaluation et Autorisation des produits chimiques) au cabinet McKenna, Long & Aldridge, Bruxelles.
Inauguré le 18 novembre 2004 à Mende, POLeN est un pôle mis à la disposition des porteurs de projets et des créateurs d'entreprises innovantes qui interviennent essentiellement dans le secteur des nouvelles technologies.
POLeN, met à la disposition de tous les jeunes chercheurs, entrepreneurs et porteurs de projets, la possibilité d'évoluer dans un environnement performant offrant une assistance technique, logistique, administrative voire financière. Tout est mis en place pour permettre à chacun de donner vie à ses projets. POLeN s'articule autour de trois composantes :
Jeunes chercheurs, créateurs d'entreprises POLeN vous ouvre ses portes !
Pour en savoir plus : www.polen-mende.fr
L'arrêté d'ouverture concernant les concours chercheurs à l'INRIA pour l'année 2005 est paru au journal officiel :
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=RECZ0500010A
Une revue de presse, très complète est disponible sur le site :
http://recherche-en-danger.apinc.org/rubrique.php3?id_rubrique=1
Le projet de LOP Recherche Innovation ne devrait être finalement présenté en conseil des ministres que fin mai-début juin. Le gouvernement ferait-il machine arrière face aux réactions unanimes des personnels de la recherche et de l'enseignement supérieur ? En tous cas une raison supplémentaire pour ne pas relacher la pression pour que les conclusions des États Généraux soient prises en compte !
http://www.lefigaro.fr/sciences/20050201.FIG0369.html
http://www.recherche.gouv.fr/discours/2005/consultationLOPR.htm
Dans ce communiqué, les ministres François Fillon et François d'Aubert annoncent qu'ils "engagent les consultations formelles dans le cadre de la préparation du projet de LOPR", en rencontrant en février tous les interlocuteurs concernés ! Cette consultation aurait-elle eu lieu sans la vive réaction des chercheurs la semaine dernière ?... Espérons en tous cas que les ministres sauront entendre les propositions issues des États Généraux !
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