Guilde Des Doctorants - Newsletter n°16

6 janvier 2005

http://guilde.jeunes-chercheurs.org/

En 26 sections (de A à Z), ce journal fait le tour des initiatives de restructuration qui ont surgies dès la fin des Assises de Grenoble.

États Généraux de la recherche : le livre !

Jusqu'au 6 janvier 2005, profiter du tarif de souscription (17 ¤ au lieu du prix public de 23 euros à partir du 7 janvier 2005), pour commander en ligne le livre des Etats-Généraux :

http://www.tallandier.com/slr/

Ce livre contient naturellement le rapport des Etats-Généraux, mais il va bien au-delà. Il est introduit par trois articles sur l'histoire de la politique de recherche depuis le milieu du 19ème siècle, et sur le rôle joué par Internet dans la construction des Etats Généraux. Par ailleurs, il contient les actes des Assises Nationales de Grenoble, avec en particulier les textes complets des interventions des ministres, des personnalités du monde politique et du monde scientifique. Cet ouvrage comporte également 16 illustrations réalisées par l'excellent dessinateur Cled'12 durant les assises.

Élection à la présidence de la Conférence des Présidents d'Universités

Yannick Vallée, président de l'université Grenoble-I Joseph-Fourier, a été élu 1er vice-président de la CPU avec 71 voix contre 25 pour Nicole Le Querler, présidente de l'université de Caen Basse-Normandie.

NB : le président de la CPU n'est autre que le ministre de l'éducation nationale, donc de fait, le 1er vice-président dirige la CPU

Bernard Bosredon, président de l'université Paris-III Sorbonne-Nouvelle, a été élu 2ème vice-président et Richard Lioger, président de l'université de Metz, 3ème vice-président.

Aux présidences des commissions, ont été élus :

Commission recherche : Bernard CARRIERE Université Louis Pasteur - Strasbourg 1
Commission des moyens et personnels : Nicole LE QUERLER Université de Caen - Basse-Normandie
Commission relations extérieures : Olivier AUDEOUD Université de Paris X Nanterre
Commission vie de l'étudiant : François MOURET Université Rennes 2 - Haute Bretagne
Commission pédagogie : Domitien DEBOUZIE Université Claude Bernard - Lyon 1
Commission règlement et législation : Jacques BOURDON Université de Paul Cézanne - Aix-Marseille 3

3. Actualités des associations

4. Agenda, annonces

Dates des différentes campagnes de recrutement dans les EPST en 2005

Toutes les infos sur notre site : http://guilde.jeunes-chercheurs.org/Public/

CNRS : Dépôt des candidatures au plus tard le 12 janvier 2005 à 16 heures (candidature en ligne), ou le 12 janvier 2005 à minuit, cachet de la poste faisant foi (candidature par courrier).

INSERM : Ouverture le 15 décembre 2004. Retrait des dossiers en ligne jusqu'au 14 janvier 2005. Dépôt des candidatures jusqu'au 17 janvier 2005.

INRA : Ouverture début janvier 2005, clôture fin février 2005. La phase d'admissibilité et les épreuves d'admission auront lieu aux mois d'avril et mai 2005.

IRD : Retrait des dossier jusqu'au 14 janvier 2005. Dépôt des candidatures jusqu'au 17 janvier 2005.

CEMAGREF : Retrait des dossier en ligne jusqu'au 24 janvier 2005 à 17 heures. Dépôt des candidatures au plus tard le 31 janvier 2005 minuit, cachet de la poste faisant foi.

IPROB - Qualification Professionnelle aux Bio-industries dédiée aux docteurs en Sciences de la Vie

Début 2005 - formation sur 6 mois

Cette session de formation (ESSEP 8) a pour double finalité de répondre aux besoins en recrutement des industriels de la biotechnologie, et aux attentes en termes de formation complémentaire des biologistes motivés par une carrière dans ce secteur. ESSEP 8 est l'évolution post-doctorale du Diplôme Universitaire d'Ouverture Professionnelle aux Bio-industries dédié aux doctorants en Sciences de la Vie organisé par l'IPROB et l'université Claude Bernard Lyon 1.

Fondée sur un programme de formation professionnelle modulaire, elle est composée de 10 semaines de formation intensive en centre, et de 4 mois de mission en entreprise. Cette session accueillera 20 participants.

Vous trouverez un descriptif détaillé de cette formation sur la rubrique dédiée du site de l'IPROB :

http://www.iprob.org/rubrique.php3?id_rubrique=17

5. Presse

Le Monde - 16/12/2004 - La future loi d'orientation ne devrait pas bousculer l'organisation actuelle

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-391112,0.html

Dans cet article, il apparait que la LOP ne devrait pas trop s'éloigner des propositions des Etats Généraux... Mais il faudra bien entendu juger sur pièce lors de sa présentation officielle ! Restons vigilants !

Extraits commentés :
Les équilibres entre les principaux acteurs publics (universités, grandes écoles et organismes) seraient maintenus. Des "pôles de recherche et d'enseignement supérieur" (PRES, demandés par les Etats Généraux) seront créés pour inciter les universités, les grandes écoles et les organismes à se rapprocher.

L'idée de la création d'un Haut Conseil de la science est également conservée, la forme restant à définir. Sur l'évaluation, le gouvernement souhaite plutôt une "agence d'accréditation" qu'une couche supplémentaire dans le dispositif d'évaluation. Elle serait chargée de rapprocher progressivement les modalités d'évaluation des personnels, des équipes de recherche et des projets chez les différents opérateurs de recherche.

Sur le volet financier, il est prévu de renforcer la part des crédits sur projets par rapport à celle des crédits "récurrents", ce qui va totalement à l'encontre de ce qui a été demandé dans les Etats Généraux !! Ces crédits sur projets seront répartis par l'Agence nationale de la recherche, GIP qui sera créé le 1er janvier 2005, et dont la forme est totalement orthogonale à celle du CoFiPS proposé par les Etats Généraux !

Au rayon emploi, un programme pluriannuel de recrutement de chercheurs et d'enseignants-chercheurs sera mis en place, dont les modalités restent à définir. On peut donc espérer plus de lisibilité sur les possibilités d'emploi dans le secteur public pour les futurs docteurs. Retour en arrière sur les contrats de chercheurs associés : ce seront des CDD de 2 ou 3 ans, et pas 5 ans comme François Fillon l'avait annoncé dans l'émission "100 minutes pour convaincre". La réaction de la communauté scientifique face à cette annonce avait été vive : cela a semble-t-il porté ses fruits ! Il faut donc rester sur le qui-vive...

Concernant les enseignants-chercheurs et chercheur, pas de statut unique, mais plus de souplesse dans la gestion des carrières... Reste à savoir comment cela se concrétisera. On sait en toux cas que les maîtres de conférence nouvellement recrutés pourront bénéficier de décharges d'enseignement.

Enfin, le gouvernement ne souhaite pas intégrer dans la LOP des éléments sur la modernisation des universités, qui avait commencé à être abordée par Luc Ferry. Dans l'entourage du ministre, on considère que "la question centrale n'est pas, aujourd'hui, celle de la gouvernance des universités"... Pourra-t-on améliorer le système de recherche publique en France sans aller voir du côté des universités ?...

Le Monde - 16/12/2004 - Recherche : la mise en garde des présidents d'université

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-391111,0.html

Entretien avec Michel Laurent (ancien 1er vice-président de la Conférence des Présidents d'Universités, remplacé par Yannick Vallée depuis les élections du 16/12 - cf. rubrique "actualités de la recherche"), où l'on peut lire que la CPU est en désaccord avec les propositions des Etats Généraux et les orientations envisagées par le gouvernement pour la Loi d'Orientation et de Programmation (cf. autre article du Monde dans cette revue de presse). Alors que les EG et le gouvernement envisage une réforme à partir de l'organisation actuelle (universités et organismes séparés), la CPU souhaite une intégration des universités et des organismes de recherche, ce qui revient - sans que ce soit dit - à une dilution des organismes dans les universités. Selon Michel Laurent, le maintien de la séparation universités/organismes viendrait du fait que notre pays vivrait avec l'idée qu'il y a deux France académiques, l'une qui enseigne, l'autre qui fait de la recherche...

Il souhaite la mise en place d'un statut unique pour les chercheurs et enseignants-chercheurs, projet que la communauté a refusé au cours des Etats Généraux (pour diverses raisons), sous la forme dans un premier temps d'une expérimentation pour les nouveaux enseignants-chercheurs pour avoir une plus grande souplesse entre les activités de recherche et d'enseignement, afin de "faire disparaitre les résistances".

L'argument donné pour convaincre de la pertinence du statut unique montre une vision assez binaire des activités des personnels de recherche et d'enseignement supérieur : "un universitaire doit pouvoir se concentrer sur la recherche pendant qu'il est le plus productif ; et un chercheur doit pouvoir enseigner, ne serait-ce que pour pouvoir trouver de bons étudiants en thèse". Si on traduit :

    • les jeunes enseignants-chercheurs ("productifs", les collègues plus anciens apprécieront...) doivent faire de la recherche !
    • les "vieux" enseignants-chercheurs doivent enseigner, car plus assez "productifs" pour la recherche !
    • les chercheurs doivent enseigner pour pouvoir recruter leurs futurs doctorants, chair à canon essentielle pour faire tourner leus labos ! Gageons qu'avec cette vision de ce que sont les métiers de chercheur et d'enseignant-chercheur, le système public de recherche et d'enseignement supérieur est sur la bonne voie...

Les jeunes enseignants-chercheurs ne pourraient-ils pas mettre à profit leur producitivité supérieure pour porter des projets pédagogiques innovants dans les universités ? Les chercheurs ne pourraient-ils pas souhaiter enseigner simplement parce que cette activité leur plait, leur permet de s'épanouir professionnellement ?

À l'heure où les Etats Généraux ont produit une réflexion poussée sur les métiers de la recherche et de l'enseignement, sur la diversité des activités, sur la gestion des carrières, une telle vision semble surgir d'un autre siècle. Espérons que la future équipe dirigeante de la CPU saura traiter de manière moins binaire une question aussi complexe...

États-Unis : les doctorants veulent être reconnus comme des travailleurs

Les doctorants américains employés comme research assistants ou teaching assistants au sein des universités privées américaines sont engagés dans un processus visant à faire reconnaître leurs organisations comme des syndicats officiels.

Selon la législation américaine, cela passe par l'aval d'un « conseil national des relations du travail » (le National Labor Relations Board ou NLRB). Il y a quatre ans, sous l'administration Clinton, les doctorants de la New York University avaient reçu un tel avis favorable, ce qui avait d'ailleurs suscité une certaine hostilité dans les directions de plusieurs universités privées.

Plus récemment, une nouvelle décision du NLRB est allée à l'encontre de la première en refusant la possibilité aux doctorants de Brown University de se constituer en syndicat. Les membres du conseil ont ainsi refusé de reconnaître les doctorants en question comme des travailleurs, bien qu'ils soient rémunérés par l'université.

Les organisations américaines de doctorants, regroupées au sein de la Coalition of Graduate Employee Unions (CGEU) ne perdent toutefois pas espoir, et ont d'ailleurs récemment reçu le soutien de l'association américaine des professeurs d'université (AAUP) !

Pour plus d'informations :

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