ENQUÊTE "HOTDOCS"

SUR

L'INSERTION DES DOCTEURS

DANS LES ENTREPRISES








Rapport juin 1998

Remerciements






DRRT Centre

Le FAVE de l'Université de Rennes I

Nous tenons à remercier sincèrement l'ensemble des partenaires et personnes qui nous ont soutenu et aidé dans cette enquête, et permis ainsi de la mener à bien.

Les concepteurs de l'enquête HotDocs

Avant-propos


Le présent rapport est disponible sur le serveur Internet de la Guilde des Doctorants aux formats suivants :

- Word Mac et PC

- HTML

- Postcript (.ps)

à l'adresse : http://garp.univ-bpclermont.fr/guilde/enquete/


Pour toute correspondance concernant cette enquête, envoyez un mail à l'adresse électronique :

gdd-web@gargamel.univ-bpclermont.fr

Résumé

Réalisée par des doctorants et jeunes docteurs en association avec de nombreux partenaires, l'enquête HotDocs a eu pour objectif de recueillir l'opinion des industriels sur la formation doctorale et le jeune docteur. Un questionnaire envoyé à 2000 entreprises a permis d'obtenir les informations retournées par 154 entreprises. Les points abordés sont : l'opinion des entreprises sur le doctorat et le post-doctorat, les carrières dans l'entreprise, et les docteurs et l'entreprise.

Les principaux résultats ont tout d'abord montré que certaines idées reçues n'étaient pas fondées. Ainsi, les entreprises ne jugent pas que l'âge élevé lors de l'obtention du diplôme (27­30 ans) constitue un frein à l'embauche. De même, cet âge avancé et l'obtention du diplôme de doctorat ne laissent pas penser que le docteur est sur-diplômé, ce qui pourrait induire des réticences de la part des entreprises à embaucher des "sur-diplômés".

La thèse est considérée comme une expérience professionnelle pour intégrer un poste de R&D. Et bien qu'un docteur puisse intégrer un poste autre qu'en R&D, la quasi-totalité des embauches ont été faites dans ce secteur.

Parmi les nombreux atouts que constitue la thèse lors d'une première embauche sont cités principalement la maîtrise de techniques de pointe et de l'anglais, et la participation à des projets industriels. L'encadrement de stagiaires, la présentation de travaux et la réalisation de prototypes sont moins bien reconnus. Quant à l'enseignement dans le supérieur, celui-ci n'est absolument pas un atout. Les entreprises reconnaissent toutes les bonnes connaissances générales, l'autonomie et l'adaptabilité face aux évolutions des techniques du docteur. Mais d'après elles, ce dernier sait moyennement bien gérer un planning.

Quant au post-doctorat effectué par un quart des jeunes docteurs, les entreprises reconnaissent qu'il permet d'acquérir une culture et une langue étrangère. Si le post-doctorat semble élargir l'expérience professionnelle, sa durée ne doit pas excéder une année.

Enfin, toutes les entreprises reconnaissent unanimement que le docteur ne connaît pas le milieu industriel. La difficulté d'insertion dans le secteur industriel est essentiellement due à un manque de contact avec celui-ci.

Sommaire

 1. Introduction

2. Présentation de l'enquête HotDocs

2.1 Promoteurs et partenaires de l'enquête

2.2 Objectifs et thèmes explorés

3. Contexte de l'enquête

4. Analyse des résultats

4.1 Nombre de docteurs et de cadres dans les entreprises contactées

4.2 Recrutements dans les entreprises pour l'année 1996

4.2.1 Recrutements de docteurs et de cadres

4.2.2 Taille des entreprises qui ont embauché des docteurs

4.2.3 Fonctions occupées

4.2.4 Nature de l'embauche et évolution au sein de l'entreprise

4.3 Opinion des entreprises sur les docteurs

4.3.1 Atouts des docteurs pour une première embauche

4.3.2 Comportement des docteurs travaillant dans l'entreprise

4.4 Handicaps des docteurs au moment de l'embauche

4.5 Thèse: une expérience professionnelle ?

4.6 Perception du post-doctorat par les entreprises

4.7 Démarches des docteurs vers l'entreprise

4.7.1 Nombre de candidatures

4.7.2 Qualité des CV

4.7.3 Difficultés d'insertion

5. Conclusions

6. Références

7. Complément d'informations sur les partenaires de l'enquête


ENQUÊTE "HOTDOCS"

SUR

L'INSERTION DES DOCTEURS

DANS LES ENTREPRISES
  1. Introduction

En avril 1995 paraissait le rapport HotDocs "Formation Doctorale : Enjeux, Bilan, Propositions" (1). Ce rapport, réalisé par un ensemble de doctorants et jeunes docteurs réunis à travers Internet, analyse des problèmes que rencontrent les doctorants pendant leur formation doctorale, puis après l'obtention de leur diplôme de docteur, dans le cadre de leur recherche d'emploi.

Dans ce dernier cas, le rapport HotDocs souligne la difficulté, pour les jeunes docteurs, à s'insérer dans les entreprises. Afin de mieux comprendre cette insertion difficile dans le milieu industriel, la réalisation d'une enquête nationale auprès d'entreprises a été décidée. Elle a été dénommée enquête "HotDocs" afin d'être dans la continuité du rapport.

2 . Présentation de l'enquête HotDocs

2.1 Promoteurs et partenaires de l'enquête

Initiée et élaborée par des doctorants et jeunes docteurs, l'enquête a pu être réalisée grâce au soutien de nombreux partenaires (voir également le paragraphe 7 pages 28 et 29 pour plus de renseignements) :

- L'Association Bernard Gregory (ABG) ;

- L'Association des Doctorants de l'école doctorale SPI de Rennes 1 (ADOC) ;

- L'Association des Doctorants en Informatique du Campus de Jussieu (ADICJ) ;

- Le Collectif des Doctorants Grenoblois (CDG) ;

- La Confédération des Etudiants Chercheurs (CEC) ;

- La Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie de la région Centre (CRCI) ;

- La Délégation Régionale à la Recherche et à la Technologie de la région Centre (DRRT) ;

- Le Fond Associatif pour la Vie Etudiante de l'Université de Rennes I (FAVE) ;

- La Guilde des Doctorants (GDD) ;

- L'Université François Rabelais de Tours .

2.2 Objectifs et thèmes explorés

L'enquête a trois grands objectifs :

- détecter les éventuels freins à l'embauche des docteurs ;

- faire connaître les compétences des docteurs aux entreprises ;

- réaliser, de par l'enquête elle-même, une promotion du docteur et du doctorat auprès des entreprises contactées ou d'un secteur d'activité particulier après analyse des réponses.

L'enquête, qui se présente sous la forme d'un questionnaire (pages 30-33), comprend 6 axes dont les principales questions sont reportées et commentées ci-dessous :

1) Les caractéristiques de l'entreprise sondée embauchant ou non des docteurs ;

2) La politique d'embauche de cadres et de docteurs dans l'entreprise :

Nombre de docteurs et de cadres dans chaque entreprise. Ceci a été traité suivant l'origine de la réponse. Quelles sont les entreprises qui recrutent ? Pourquoi ?

3) Les activités de recherche et développement (R&D) de l'entreprise ;

4) L'opinion de l'entreprise sur le docteur et sa formation :

Quelle est l'opinion des entreprises sur l'embauche des docteurs ? Deux questions étaient posées :

- Quels sont les atouts des docteurs au moment de l'embauche ? Les docteurs posent leur candidature relativement tard. Dès lors, il est important de déterminer si cet âge tardif, souvent 27 à 30 ans, constitue ou pas un handicap. Etre très diplômé et hautement spécialisé constitue-t-il un obstacle à l'embauche ? Il faut aussi se demander si le docteur se limitera à des fonctions liées à la R & D ou s'il pourra évoluer vers d'autres tâches au sein de l'entreprise.

- La thèse constitue-t-elle une expérience professionnelle ? En d'autres termes, un docteur rentrant dans une entreprise est-il un débutant, ou bien l'activité qu'il a déployée durant sa thèse lui permet-elle de ne pas être considéré comme un débutant ?

5) L'opinion de l'entreprise sur le post-doctorat :

Des questions se posent quant au post-doctorat, étape quasi incontournable pour les docteurs qui souhaitent poser leur candidature dans les organismes publics de recherche ou à l'université. Un stage à l'étranger est-il un atout au moment de la candidature dans une entreprise ou un handicap supplémentaire ? Quelle doit être la durée du post-doc pour ne pas être un handicap ? Enfin cette expérience peut-elle être considérée comme une expérience professionnelle ?

6) Le docteur et sa démarche de recherche d'emploi auprès de l'entreprise.

Le nombre et la qualité des CV ont été envisagés ainsi que les difficultés d'insertion.

3. Contexte de l'enquête

Initiée au milieu de l'année 1996, l'enquête s'est traduite par l'envoi du questionnaire à environ 2000 entreprises en septembre 1997. Elle a été lancée de quatre centres expéditeurs : Rennes, la région Centre, Grenoble et l'Association Bernard Gregory (aux entreprises membres de l'association). Les envois étaient à destination d'entreprises situées sur le territoire national. Rennes et la région Centre ont envoyé le questionnaire à beaucoup d'entreprises sans aucun lien avec la R&D.

Le tableau suivant montre le nombre de questionnaires et les taux de retour de ces derniers provenant des différents expéditeurs. Dans le cas des réponses non traitées, nous avons détaillé :

- les retours de questionnaires pour cause d'absence de destinataire (retour) ;

- les réponses émanant d'organismes publics tels que l'Ecole supérieure de Commerce de Tours, l'Institut Pasteur, le CEA ou le CHU de Grenoble, et qui ont été considérées hors champ (Hors champ) ;

- les questionnaires retournés vides, l'entreprise n'ayant pas souhaité répondre au questionnaire (non-rép.)
Origine
Nombre de
Réponses reçues
Réponses non traitées
Réponses traitées
questionnaires
Nombre
%
Retour
Hors champ
Non rép.
ABG
162
77
47,5
2
0
3
72
Centre
665
29
4,3
2
1
28
Grenoble
200
16
8
1
15
Rennes
1000
38
3,8
114
2
36
TOTAL
2027
160
7,9
2
4
3
151

Concernant la région de Rennes, 114 envois sont revenus pour cause de destinataires inconnus. Si ce nombre est soustrait aux 1000 questionnaires envoyés, le taux de retour passe alors à 4,3 %. Trois questionnaires dont l'origine n'a pu être déterminée (les entreprises n'ayant indiqué ni leur nom ni leur adresse) ont toutefois été insérés dans l'analyse des résultats. C'est au total 154 questionnaires qui ont donc été traités, soit un taux de retour de 8%.

Les effectifs des entreprises qui ont répondu à l'enquête sont les suivants :
Effectifs
<10
10 à 50
50 à 500
500-2000
> 2000
Total
Nombre d'entreprises
21
32
54
13
34
154

Nous avons dépouillé l'enquête en regroupant les entreprises suivant leurs effectifs :

- soit suivant les normes habituelles (moins de 10 personnes, entre 10 et 50 personnes, entre 50 et 500 personnes, entre 500 et 2000 personnes et plus de 2000 personnes) ;

- soit en constituant les groupes suivants : moins de 50 personnes, entre 50 et 500 personnes, plus de 500 personnes ; ce regroupement a permis de traiter des groupes d'environ 50 entreprises.

Par ailleurs, les questions 3.1 à 3.6 de la partie 3 du questionnaire ("Vos activités de Recherche et Développement ), plutôt faites pour des P.M.E ou des entreprises de taille moyenne, ne sont pas significatives puisque les valeurs supérieures étaient cochées par des entreprises d'importance très variable.


4
. Analyse des résultats

4.1 Nombre de docteurs et de cadres dans les entreprises contactées

Nous avions demandé, pour chaque entreprise, les effectifs des cadres et docteurs parmi ces cadres en fournissant des intervalles de valeurs. Les deux tableaux suivants représentent, pour chaque expéditeur, le nombre d'entreprises en fonction des intervalles. Le point d'interrogation correspond aux questionnaires dont l'origine n'a pu être déterminée.

Nombre d'entreprises en fonction du nombre de docteurs :
Nombre d'entreprises
Nombres de Docteurs
ABG
Centre
Grenoble
Rennes
?
TOTAL
Non réponse
1
1
0
1
0
3
0
1
14
2
9
0
26
Moins de 2
6
5
4
11
2
28
3 à 6
13
5
4
11
1
34
7 à 15
11
2
2
1
0
16
Plus de 15
40
1
3
3
0
47

Nombre d'entreprises en fonction du nombre de cadres :
Nombre d'entreprises

entreprise
Nombre de cadres
ABG
Centre
Grenoble
Rennes
?
TOTAL
Non réponse
0
0
0
1
0
0
moins de 5
4
7
2
9
0
22
6 à 10
4
5
4
4
3
20
11 à 30
10
11
3
10
0
34
Plus de 30
54
5
6
12
0
77

Les données de ces deux tableaux permettent de calculer la proportion d'entreprises comportant des docteurs parmi son personnel :
ABG
Centre
Grenoble
Rennes
?
TOTAL
Nombre d'entreprises
72
28
15
36
3
154
Nombre d'entreprises ayant des docteurs
70
13
13
26
3
125
Proportion d'entreprises avec docteurs
97%
46%
87%
72%
100%
81%

La grande majorité des entreprises interrogées sont des entreprises qui comportent des docteurs parmi leurs cadres. Ceci est encore plus prononcé pour les entreprises interrogées par l'ABG puisque son fichier comporte presque uniquement des entreprises avec des docteurs. Le faible taux de retour des questionnaires et donc le faible nombre de questionnaires exploitables rend impossible une séparation des entreprises comportant des docteurs d'une part, et les entreprises sans docteur d'autre part.

4.2 Recrutements dans les entreprises pour l'année 1996

4.2.1 Recrutements de docteurs et de cadres

Nous avions demandé combien de docteurs et d'autres cadres l'entreprise avait recruté en première embauche après le diplôme en 1996. Nous avons représenté le nombre d'embauches réalisées par les entreprises en fonction des expéditeurs et calculé le pourcentage d'entreprises qui ont recruté des docteurs et d'autres cadres en 1996.

Nombre d'entreprises qui ont embauché des docteurs :
Nombre d'entreprises

entreprise
Nombre de docteurs
ABG
Centre
Grenoble
Rennes
?
TOTAL
Non réponse
7
3
0
5
1
16
0
9
21
8
20
1
59
1 à 5
41
4
5
10
1
61
6 à 15
9
0
2
0
0
11
Plus de 15
6
0
0
1
0
7
Nombre d'entreprises

ayant recruté des

docteurs
56
4
7
11
1
79
Proportion (%)
78%
14%
47%
30%
51%

Nombre d'entreprises qui ont embauché d'autres cadres :
Nombre d'entreprises

entreprise
Nombre de cadres
ABG
Centre
Grenoble
Rennes
?
TOTAL
Non réponse
11
1
1
2
1
16
0
8
10
7
10
1
36
1 à 5
20
12
2
16
1
51
6 à 15
11
4
2
3
20
Plus de 15
22
1
3
5
31
Nombre d'entreprises ayant recruté

des cadres
53
17
7
24
1
102
Proportion (%)
74%
61%
47%
67%
66%

La moitié des entreprises qui ont répondu au questionnaire ont embauché des docteurs, avec une très forte proportion d'embauches (presque 80%) parmi les entreprises membres de l'ABG. Quant au recrutement d'autres cadres, les entreprises membres de l'ABG et celles de Grenoble ont embauché dans la même proportion des docteurs et d'autres cadres. Les entreprises contactées par Rennes et la région Centre ont réalisé des embauches de cadres dans des proportions beaucoup plus importantes.

4.2.2 Taille des entreprises qui ont embauché des docteurs

La connaissance de la taille des entreprises (partie 1 du questionnaire "Votre entreprise en 1996") nous a permis de croiser le nombre de docteurs et autres cadres embauchés en fonction des effectifs des entreprises.

Nombre d'entreprises qui ont embauché des docteurs en fonction des effectifs :
Nombre d'entreprises selon l'effectif
Nombre de docteurs
<10
10 à 50
50 à 500
500-2000
> 2000
Total
Non réponse
3
2
6
3
5
19
0
13
14
26
0
3
56
1 à 5
5
16
18
6
16
61
6 à 15
0
0
4
1
6
11
Plus de 15
0
0
0
3
4
7
TOTAL
21
32
54
13
34
154

Nombre d'entreprises qui ont embauché d'autres cadres en fonction des effectifs :
Nombre d'entreprises selon l'effectif
Nombre de cadres
<10
10 à 50
50 à 500
500-2000
> 2000
Total
Non réponse
1
3
6
1
6
17
0
11
11
13
0
0
35
1 à 5
9
14
23
2
3
51
6 à 15
0
3
10
5
2
20
Plus de 15
0
1
2
5
23
31
TOTAL
21
32
54
13
34
154

La proportion des entreprises ayant recruté en fonction de l'effectif peut alors être déterminée.

Docteurs :
Nombre d'entreprises selon l'effectif
Entreprises
Moins de 50
50 à 500
Plus de 500
Total
Recensées
53
54
47
154
Qui ont recruté des docteurs
21
22
36
79
Qui ont recruté des docteurs (%)
40%
41%
77%
51%

Autres cadres :
Nombre d'entreprises selon l'effectif
Entreprises
Moins de 50
50 à 500
Plus de 500
Total
Recensées
53
54
47
154
Qui ont recruté d'autres cadres
27
35
40
102
Qui ont recruté d'autres cadres (%)
51%
65%
85%
66%

Dans l'ensemble, le nombre d'entreprises qui ont recruté des docteurs est inférieur au nombre d'entreprises qui ont recruté des autres cadres. Il convient de noter que les grosses entreprises sont plus nombreuses à recruter des cadres (85%) ou des docteurs (77%).

4.2.3 Fonctions occupées

Nous avions demandé à l'entreprise la fonction pour laquelle le docteur et les autres cadres avaient été recrutés en 1996 (question 2.2 de la partie 2 : "Les carrières dans votre entreprise"). Le tableau autorisant deux types de réponses (nombre précis ou bien case à cocher), il nous a été difficile d'analyser correctement les réponses. Toutefois, certains renseignements sur la nature des recrutements peuvent être obtenus, indiquant en cela une tendance.

Nous avons donc choisi de montrer, pour les recrutements des docteurs et des autres cadres, les réponses de la manière suivante :

- nombre d'entreprises qui n'ont pas recruté dans la fonction envisagée (Aucun) ;

- nombre d'entreprises qui ont précisé les recrutements effectués en 1996 ; les nombres entre crochets indiquent le total des recrutements précisément indiqués pour la fonction envisagée (Précisés) ;

- nombre de fois où la case à été cochée (Non précisés).

Nombre d'entreprises qui ont recruté des docteurs dans les différentes fonctions :
recrutements
Fonctions
Aucun
Précisés
Non précisés
administration, gestion
151
0 [0]
0
production, méthodes
141
5 [6]
7
commercial, marketing
149
0 [0]
2
réglementaire, qualité
145
1 [1]
5
bureau d'étude, R&D
78
26 [92]
48
autres
146
4 [12]
2
Total
-
36 [111]
65

Nombre d'entreprises qui ont recruté d'autres cadres dans les différentes fonctions :
recrutements
Fonctions
0
précisés
non précisés
administration, gestion
119
9 [99]
23
production, méthodes
111
9 [103]
31
commercial, marketing
115
7 [54]
28
réglementaire, qualité
132
4 [18]
14
bureau d'étude, R&D
82
19 [909]*
50
autres
142
5 [26]
0
Total
-
53 [1209]
147

* Une entreprise a indiqué que 730 embauches avaient été faites en 1996 dans la fonction bureau d'étude et R&D .

Dans la quasi-totalité des cas, les docteurs recrutés occupent des postes dans le secteur de la R&D. Les autres fonctions qui ont été précisées concernent des postes en recherche clinique, en informatique, direction générale ou environnement. Les recrutements des autres cadres concernent l'ensemble des fonctions. A noter qu'il est difficile de déterminer l'importance de l'embauche d'autres cadres en R&D compte tenu de la réponse apportée par une entreprise. Toutefois, si l'entreprise ayant embauché 730 personnes est enlevée du tableau, il ressort que les bureaux d'études et la R&D restent un des secteurs privilégiés pour l'accueil de cadres.

4.2.4 Nature de l'embauche et évolution au sein de l'entreprise

Si seulement 22% des embauches de docteurs sont faites préférentiellement en CDD, celles-ci sont réalisées sur un statut de cadre. Afin de connaître les perspectives d'évolution des docteurs au sein des entreprises, trois questions ont été posées (tableau ci-dessous).
nombre de réponses (%)
questions
autant
moins
plus
possibilités d'évolution
115 (91%)
0
12 (9%)
volonté d'évoluer
100 (80%)
12 (10%)
13 (10%)
aptitude à évoluer
97 (78%)
8 (6%)
20 (16%)

Les entreprises interrogées déclarent que les possibilités d'évolution des docteurs sont les mêmes que celles des autres cadres (91%). Volonté d'évoluer ou aptitude à évoluer suivent les mêmes proportions.

4.3 Opinion des entreprises sur les docteurs

La quatrième partie de l'enquête avait pour objectif de connaître l'opinion des entreprises sur les docteurs. Différents items étaient proposés. Nous avons analysé les réponses en fonction de l'effectif des entreprises.


4
.3.1 Atouts des docteurs pour une première embauche

Les entreprises ont jugé si les qualités présentées dans les tableaux ci-dessous constituent des atouts pour une première embauche. Trois réponses étaient possibles : Oui, Non, et Ne sait pas. Les chiffres indiquent le nombre de réponses positives (Oui).
Nombre de réponses oui selon l'effectif
<10
10 à 50
50 à 500
500 à 2000
> 2000
Total
Maîtrise et développement des techniques de pointe
15
27
47
12
32
133
Pratique de l'anglais
17
27
42
11
32
129
Participation à des projets industriels
13
29
39
11
26
118
Veille scientifique
14
21
34
11
26
106
Collaboration avec d'autres équipes
12
22
34
12
24
104
Stages en entreprise
14
18
34
9
26
101
Rédaction de rapports
12
21
26
9
21
89
Présentation orale
12
17
22
8
21
80
Encadrement et formation des stagiaires
10
14
23
9
21
77
Réalisation de prototypes
12
17
26
7
14
76
Enseignement dans le supérieur
3
3
5
1
3
15

Il apparaît que, pour toutes les entreprises, les atouts principaux des chercheurs sont d'abord leur maîtrise de techniques de pointe et leur pratique de l'anglais technique dans le domaine. Puis leur capacité à pratiquer la veille scientifique, leur aptitude à collaborer avec d'autres équipes de recherche sont des qualités favorablement reconnues. A noter que lorsque le docteur a pu participer à des projets industriels ou effectuer un ou plusieurs stages en entreprise, ces activités sont considérées comme des atouts au moment de l'embauche.

A un degré moindre, les entreprises interrogées ne considèrent pas comme un atout le fait d'avoir encadré des stagiaires ou d'avoir réalisé des prototypes.

La pratique de l'enseignement dans le supérieur - recommandée pour les docteurs qui souhaitent poser leur candidature dans l'enseignement supérieur - n'est absolument pas considérée comme un atout.

4.3.2 Comportement des docteurs travaillant dans l'entreprise

Nous avons ensuite demandé aux entreprises de juger les docteurs en offrant trois réponses possibles (Oui, Non, Ne sait pas) selon des items proposés. Le tableau ci-dessous regroupe les réponses positives.
Nombre de réponses oui selon l'effectif
<10
10 à 50
50 à 500
500 à 2000
> 2000
Total
a de bonnes connaissances générales
14
21
46
10
24
115
s'adapte aux techniques
14
24
43
9
20
110
est autonome
15
20
41
10
22
108
sait synthétiser, expliquer...
12
19
33
7
15
86
est dynamique et innovant
12
22
28
6
17
85
s'intègre facilement
13
19
30
6
15
83
est rapidement opérationnel
7
11
25
6
16
65
sait gérer un planning
7
8
22
5
9
51
connaît le monde industriel
2
3
8
2
3
18

Les entreprises reconnaissent aux docteurs les qualités suivantes : principalement les connaissances générales, l'autonomie et l'adaptabilité, puis à un degré moindre, la facilité d'intégration, le dynamisme, l'aptitude à innover, l'aptitude à expliquer, synthétiser et convaincre. D'après l'enquête, les docteurs ne savent pas gérer un planning et surtout ne connaissent pas du tout le monde industriel.


4
.4 Handicaps des docteurs au moment de l'embauche

Trois questions ont été posées pour déterminer d'éventuels handicaps pour les docteurs qui postulent dans une entreprise. Ces questions concernent :

- l'âge du candidat (entre 27 et 30 ans) ;

- l'appréhension du diplôme de doctorat (candidat sur-diplômé) ;

- le poste que peut réellement occuper un jeune docteur dans une entreprise.

Sont représentées dans le tableau suivant le nombre de réponses positives :
Nombre de réponses oui selon l'effectif
items
Moins de 50
50 à 500
Plus de 500
Total (%)*
avoir 27-30 ans n'est pas un handicap
39
46
39
124 (86%)
être sur-diplômé n'est pas un handicap
40
42
35
117 (79%)
il peut occuper un poste autre qu'en R&D
40
39
34
113 (76%)

Il est majoritairement affirmé que l'âge du docteur (entre 27 et 30 ans) n'est pas un handicap pour son embauche. De même la plus grande partie des entreprises interrogées estiment que le docteur n'est pas "sur-diplômé" pour une embauche. Enfin il est affirmé que le docteur peut occuper un poste autre qu'en recherche dans une entreprise.

4.5 Thèse : une expérience professionnelle ?

Le dernier point de la partie concernant l'opinion des entreprises sur les docteurs (partie 4) étudie si la thèse est considérée par les entreprises comme une expérience professionnelle.

Les résultats sont les suivants :
Nombre de réponses selon l'effectif
Thèse = expérience prof.
Moins de 50
50 à 500
Plus de 500
Total (%)
Jamais
5
4
2
11 (8%)
Pour la R&D
25
33
36
94 (67%)
Dans tous les cas
14
15
6
35 (25%)

La thèse est très largement considérée comme une expérience professionnelle pour la R&D, et à un plus faible degré (environ un quart) pour les autres fonctions de l'entreprise. Rares sont les entreprises qui ne considèrent pas la thèse comme une expérience professionnelle (moins de 10%).

4.6 Perception du post-doctorat par les entreprises

25% des docteurs nouvellement diplômés effectuent un post-doctorat. Cette proportion augmente toutefois considérablement dans certaines disciplines, puisque jusqu'à 45% des docteurs en Sciences de la Vie continuent sur un post-doc (Rapport 1997 de la Direction Générale de la Recherche et de la Technologie (2)). Les docteurs tendent à rester plus d'une année en post-doctorat. Ainsi, 24% des docteurs diplômés en 1995 qui ont poursuivi par un post-doctorat y sont encore en 1997. Le tableau ci-dessous restitue les sentiments des entreprises sur :

- les atouts du post-doctorat pouvant faciliter une première embauche ;

- la durée optimale du post-doc ;

- l'aspect professionnel de cette expérience.

Les résultats sont les suivants.

Atouts apportés par un post-doc :
Réponses positives
Compétence acquise = atout ?
Total (en %)
Intégration dans une équipe de culture étrangère
101 (72%)
Gestion d'un projet de recherche précis sur une courte période
80 (59%)
Approfondissement du sujet de thèse
54 (40%)
Connaissance d'une culture et d'une langue étrangère
115 (80%)

Les acquis principaux du post-doc sont la connaissance d'une culture et d'une langue étrangère, ainsi que l'intégration dans une équipe de culture différente. Une forte majorité des entreprises interrogées affirme que le post-doc ne doit pas être un approfondissement du sujet de thèse.

Durée du post-doc :
Nombre de réponses selon l'effectif
Durée du post-doctorat
Moins de 50
50 à 500
Plus de 500
Total (%)
Non nécessaire
14
17
13
44 (32%)
6 mois
5
3
6
14 (10%)
1 an
18
20
20
58 (42%)
2 ans
7
5
6
18 (13%)
Plus de 2 ans
2
2
0
4 (3%)

Le tiers des entreprises interrogées ne trouve pas le post-doc nécessaire. Pour les autres, sa durée optimale est variable, mais un an reste largement la durée préconisée par le plus grand nombre.

Post-doc et l'expérience professionnelle :
Nombre de réponses selon l'effectif
post-doc = expérience prof.
Moins de 50
50 à 500
Plus de 500
Total (%)
Jamais
5
12
5
22 (16%)
Pour la R&D
21
21
29
71 (51%)
Dans tous les cas
19
16
11
46 (33%)

Les entreprises considèrent que, comme la thèse, le post-doc est une expérience professionnelle particulièrement pour la R&D.

4.7 Démarches des docteurs vers l'entreprise

La dernière partie de l'enquête (partie 6 : "les docteurs et l'entreprise") concerne :

- les candidatures envoyées par les docteurs (nombre et qualité) ;

- l'avis des entreprises sur des raisons susceptibles d'influer sur l'insertion de docteurs. Nous proposions ainsi différents items.

Les résultats sont représentés dans les tableaux suivants.

4.7.1 Nombre de candidatures

Nombre de réponses selon l'effectif
Nombre de candidatures
Moins de 50
50 à 500
Plus de 500
Total (%)
Non réponse
3
1
1
5 (3%)
Faible
19
27
9
55 (36%)
Moyen
17
15
21
53 (34%)
Elevé
14
11
16
41 (27%)

La situation est très variable selon les entreprises. L'analyse effectuée suivant la taille de l'entreprise ne montre aucune différence significative.

4.7.2 Qualité des CV

Nombre de réponses selon l'effectif
La qualité des candidatures
Moins de 50
50 à 500
Plus de 500
Total (%)
Non réponse
8
14
5
27 (18%)
Mauvaise
5
1
2
8 (5%)
Passable
11
10
12
33 (22%)
Bonne
28
29
28
85 (55%)
Très bonne
1
0
0
1

Dans l'ensemble, les CV des docteurs sont bien perçus. 55% des entreprises trouvent que les CV des docteurs sont bien conçus. Mais 22% les trouvent toutefois passables. Là encore, aucune conclusion ne peut être tirée d'après la taille de l'entreprise.


4.7.3 Difficultés d'insertion


Non réponse
Oui
Non
Ne sait pas
Manque de formation sur la gestion

des entreprises
20
41
64
29
Manque de contacts avec l'industrie
12
116
13
13
Manque de volonté d'insertion

dans le monde industriel
19
63
44
28
Manque de stage
26
52
40
36

Il est clair que pour les entreprises, la principale cause des difficultés d'insertion est le manque de contacts avec le monde industriel : 75% des entreprises interrogées pensent que c'est un handicap. Ce chiffre est à rapprocher de la forte proportion d'entreprises trouvant que le fait d'avoir effectué un stage industriel ou participé à un projet industriel est un atout.

5. Conclusions

Le nombre de docteurs diplômés par an oscille ces dernières années entre 10 000 et 11 000. Mais seulement 15% des docteurs ont intégré une entreprise une année après l'obtention de leur diplôme. Ce pourcentage passe à 20% deux ans après (rapport DGRT 1997). De plus, le nombre de docteurs s'insérant en entreprise n'a guère augmenté ces dernières années, ne suivant pas la très forte progression de docteurs diplômés chaque année (+84% entre 1989 et 1996). Quelques explications ont été avancées ou énoncées pour apporter des éléments de réponse à une insertion professionnelle relativement faible des docteurs dans le secteur privé. Nous pourrions citer l'âge, la réalisation d'un stage post-doctoral ou bien la réticence des industriels à embaucher des personnes "sur-diplômées". L'enquête "HotDocs" a été élaborée afin de recueillir des éléments d'informations sur ces problèmes d'insertion, d'apporter des renseignements sur la vision qu'ont les entreprises des docteurs (formation, stage post-doctoral, ...), et envisager des actions locales auprès des entreprises contactées après dépouillement des résultats. L'enquête voulait également montrer qu'une collaboration de structures différentes reliées au secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche en faveur de l'emploi des docteurs était possible sur une grande échelle. Elle s'insère ainsi parmi les nombreuses actions actuellement développées au niveau national pour promouvoir le doctorat et le docteur au sein des entreprises.

Les résultats de cette enquête font ressortir différentes idées générales sur les éléments de formation et les compétences qu'acquièrent les docteurs, et confirment certains points déjà mis en exergue auparavant.

Les atouts des docteurs sont leur maîtrise d'une ou plusieurs techniques de pointe, leur capacité à effectuer la veille scientifique. Tous les contacts avec l'entreprise, durant la thèse ou avant sont également considérés comme des points positifs. Ceci est à relier au fait que les docteurs qui ont bénéficié d'une convention CIFRE s'insèrent plus facilement dans le secteur privé (3) . La pratique de l'anglais est également un point positif. Un docteur qui envisage une carrière en entreprise, n'a pas besoin de participer à l'enseignement supérieur. Ce dernier n'est en effet pas du tout considéré comme un atout par les entreprises.

L'âge tardif auquel les docteurs obtiennent leur doctorat (âge médian de près de 30 ans) est souvent avancé comme étant un obstacle à l'embauche. Or, d'après l'enquête, il est majoritairement retenu que l'âge joue peu. Par ailleurs les entreprises interrogées ne semblent pas redouter l'embauche d'un "sur-diplômé". La thèse est également considérée comme une expérience professionnelle. Or, si les entreprises considèrent que le docteur peut occuper un poste autre que dans le secteur R&D, notons que presque l'ensemble des docteurs recrutés pendant la même année l'ont été en R&D.

Le jeune diplômé se tourne de plus en plus souvent vers un post-doctorat. Un quart des docteurs nouvellement diplômés continuent par un post-doc (soit environ 1800-2000 par an). De plus, nombreux sont les jeunes docteurs qui optent pour une durée de stage post-doctoral supérieure à un an. Il était donc intéressant d'obtenir quelques informations sur l'opinion des entreprises vis à vis du post-doctorat. Pour les entreprises interrogées, l'intérêt principal du stage post-doc réside dans la connaissance d'une langue et d'une culture étrangères ainsi que dans le fait d'avoir su s'intégrer dans une équipe de culture différente. Cette expérience - quasiment incontournable lorsque l'on souhaite postuler à des postes de chercheur, CNRS, enseignement supérieur, etc.- paraît cependant inutile à 33% des entreprises. Les post-docs de longue durée (supérieure à une année) sont nettement moins conseillés par les entreprises. Tout comme la thèse, le post-doctorat est aussi considéré comme une expérience professionnelle, a fortiori pour un poste de R&D.

Enfin, cette enquête confirme que, pour les entreprises, le docteur manque fortement de contact avec le monde industriel. Et l'absence de stage ne semble pas être le principal élément responsable des difficultés à s'insérer. Cette réponse est à relier à une faible volonté d'insertion des docteurs dans le monde industriel ressentie par les entreprises. Notons que depuis environ deux ans, les Doctoriales(4) et des projets (séminaires, rencontres avec des entreprises, visites d'entreprises) menés par des universités, écoles doctorales, associations de doctorants et jeunes docteurs, et organismes de recherche ont commencé à rapprocher doctorants et jeunes docteurs avec les industriels.

Nous conclurons cette enquête en trois points :

- Les industriels reconnaissent tous unanimement les compétences et les qualités des jeunes docteurs. L'âge et le post-doctorat ne constituent pas des freins à l'embauche.

- Des efforts ont été engagés dans différentes directions afin de faciliter et améliorer l'insertion des docteurs dans le secteur privé. Signalons les post-docs en entreprises, mis en place l'année dernière (5). Et, à l'heure où nous écrivons ce rapport, les mesures pour aider l'insertion des docteurs dans le secteur privé ont été modifiées par l'Agence Nationale pour la Valorisation de la Recherche (ANVAR) (6). Ainsi, le délai minimal qui était de six mois pour un nouveau recrutement aidé par l'ANVAR a été levé.

- La mise en commun des ressources de différentes structures avec des doctorants et jeunes docteurs démontre la possibilité de construction de partenariats dans le but de mener des actions sur la formation doctorale et sa promotion.

6. Références

(1) Le rapport HotDocs "Formation Doctorale : Enjeux, Bilan, Propositions" est disponible sur Internet en version longue ou courte à l'adresse :

http://garp.univ-bpclermont.fr/guilde/indispensables.html

(2)Rapport de la Direction Générale à la Recherche et à la Technologie sur les Etudes Doctorales : rapport 1997.

(3) L'Agence Nationale de la Recherche Technique (ANRT) vient de publier un rapport sur le devenir des docteurs qui ont bénéficié d'une convention CIFRE. Selon ce rapport, 75% des docteurs ont intégré une entreprise à l'issue de leur convention. ANRT, 101, Avenue R. Poincaré, 75116 PARIS. http://www.anrt.asso.fr

(4) Les Doctoriales sont des stages de sensibilisation à l'entreprise qui s'adressent aux doctorants. Elles ont été crées par la Direction de la Recherche et de la Technologie du Ministère de la Défense (DRET) et l'ABG. D'une durée d'une semaine, elles permettent d'aborder les réalités de l'entreprise (séminaires sur les grandes fonctions de l'entreprise) et proposent de nombreuses activités (conception d'un projet innovant en groupe, réflexion sur son projet professionnel, contact avec des industriels et des docteurs, ...).

(5) Les stages post-doctoraux en entreprise ont été mis en place en 1997 à titre expérimental dans certaines régions de France. 45 personnes en ont bénéficié en 1997.

(6) L'aide au recrutement pour l'innovation proposée par l'ANVAR consiste à financer sur une année la moitié des dépenses lors de l'embauche en contrat à durée indéterminée, d'un ingénieur, d'un docteur ou bien de tout autre diplômé d'université à partir de Bac+5. Le poste doit obligatoirement consister en un travail de R&D ou en la mise au point d'une innovation.

7.