La constitution de la République française est placée
au sommet de la hiérarchie des règles de droit. La Constitution
actuelle est celle de la cinquième République. Elle organise
les pouvoirs publics et fixe les règles fondamentales du fonctionnement
de l'autorité publique. La Déclaration des Droits de l'homme
et du citoyen de 1789, le préambule de la Constitution de 1946, le
préambule de la Constitution de 1958 et les principes fondamentaux
de la Républiques ont valeur constitutionnelle.
Les traités internationaux ont une valeur supérieure à
la loi lorsqu'ils ont été intégrés au droit interne
de la France par rattification (Cf le traité de Maastritch). C'est
le Président de la République qui à la charge de
négocier et de rattifier les traités signés entre plusieurs
Nations. L'autorité publique est tenue de respecter les dispositions
d'un traité et de les préférer à la loi interne,
sous réserve de leur application réciproque par l'autre ou
les autres Etats. Les citoyens ne peuvent, en principe, se plaindre
de la violation d'un traité que dans le cadre du droit interne et
non devant une instance internationale (cas particulier pour la Cour
Européenne et le Tribunal de La haye).
Le traité qui régit la Communauté Européenne
présente une caractéritique remarquable : celle de ses
dispositions qui formulent une obligation ou une interdiction sont directement
applicables en France. En " contre partie ", les particuliers et
les agents économiques (Sociétés) ont le droit de
revendiquer l'application des règles communautaires d'effet direct
devant les tribunaux français comme devant l'ensemble des Etats de
l'Union Européenne.
De plus, les règlements établis par les fonctionnaires de la
Commission de la Communauté sur délégation du Conseil
des ministres sont directement applicables dans les pays membres, où
ils ont une valeur supérieure à la loi.
Les directives établies par le Conseil des ministres de la
Communautés ne sont pas directement applicables en droit interne,
mais les Etats membres sont tenus de les intégrer à leur
législation nationale dans un certain délai ; passé
ce délai, les directives deviennent automatiquement applicables en
droit interne, et les citoyens peuvent les invoquer devant les tribunaux.