Le Président de la République, le Premier ministre, le
président de l'Assemblée nationale ou du Sénat et les
parlementaires peuvent invoquer le caractère inconstitutionnel d'une
loi en saisissant le Conseil constitutionnel. Pa contre, les particuliers
ne peuvent ni critiquer une loi ou une ordonnance, ni saisir le Conseil
constitutionnel. Une Loi peut toujours être abrogée par une
loi nouvelle.
Concernant les règlements et directives de la Communauté
Européenne, elles peuvent être attaquée par les Etats
membres devant la Cour de justice de la Communauté s'ils sont
illégaux, c'est-à-dire, s'ils sont contraires aux règles
impératives posées par le traité instituant la
Communauté (Maastricht). Par contre, les personnes physiques ou morales
ressortissant de la Communauté Européenne ne peuvent critiquer
que les mesures qui les concernent directement et individuellement.
En droit interne, une personne physique ou morale peut faire écarter
une disposition réglementaire illégale si elle a été
prise par une autorité incompétente, en violation des formes,
ou encore si elle est contraire à la Constitution de la République,
à un traité, à un règlement ou une directive
communautaire, à une loi ou une ordonnance.
La contestation
peut-être exprimée directement par un recours devant le tribunal
administratif, ou bien prendre la forme d'une exception soulevée
devant une juridiction au cours d'un procès. Si l'exception est
évoquée devant une juridiction répressive, le tribunal
peut écarter l'application du règlement illégal, mais
si l'exception est soulevée devant une juridiction non répressive,
le tribunal doit obligatoirement renvoyer les parties devant le juge
administratif, qui est seul compétent pour trancher la question
de la légalité du règlement critiqué. Donc,
évoquer le problème devant une juridiction sert simplement
à faire "remonter" le problème aux personnes compétentes
pour le résoudre.