Protocole de départ anticipé pour l'emploi des
jeunes dans la fonction publique.
Dans le cadre de la négociation globale sur le temps de travail comportant trois volet, relatifs respectivement à la transposition de l'accord conclu entre les partenaires sociaux de l'UNEDIC le 6 septembre 1995, à l'aménagement et à la réglementation du temps de travail, il est apparu que la transposition de l'accord UNEDIC était le volet le plus avancé.
L'urgence de sa mise en oeuvre et la nécessité d'y procéder par voie législative a donc conduit à conclure sur le premier volet. La négociation sur les autres points en discussion (aménagement-réduction et réglementation du temps de travail) sera poursuivi à l'automne 1996 en vue d'une conclusion d'ici l'hiver 1996-1997.
Le Présent protocole a pour but de favoriser le dégagement
d'emplois dans les fonctions publiques, en particuliers au bénéfice
des jeunes.
Conformément aux conclusions du sommet social du 21 décembre 1995, l'accord conclu entre les partenaires sociaux au sein de l'UNEDIC, le 6 septembre 1995, sera transposé à la fonction publique dans les conditions ci-après :
Il est créé du 1er janvier au 31 décembre 1997 un congé de fin d'activité.
L'attribution du congé s'effectue sous réserve des
nécessités du service. En cas de refus, tout refus
sera motivé et pourra être soumis par l'intéressé
à l'organisme paritaire compétent.
A/ Principes d'attribution.
Pour les fonctionnaires.
Conditions d'accès.
Rémunération.
Un revenu de remplacement égal à 75% du traitement
brut afférent à l'indice correspondant à
l'emploi, grade, classe et échelon effectivement détenus
depuis 6 mois au moins à la date de départ en congé
de fin d'activité, ce qui exclut toute indemnité,
même soumise à retenue pour pension.
Fin de congé.
Le congé de fin d'activité cesse au plus tard à
la fin du mois au cours duquel le fonctionnaire peut bénéficier
d'une pension à jouissance immédiate ou atteint
l'âge de 60 ans.
Avancement-Retraite.
Le temps passé en congé de fin d'activité
n'ouvre aucun droit au titre de l'avancement et de la retraite.
Cotisations d'assurance sociale.
Le revenu de remplacement est soumis à cotisation de sécurité sociale dans les conditions du 2ème alinéa du l'article L.131-2 du Code de la sécurité sociale.
Le revenu de remplacement est soumis à la CSG ainsi qu'à
la contribution de remboursement de la dette sociale.
Pour les non titulaires.
Conditions d'accès.
Rémunération.
Le congé de fin d'activité cesse de plein droit
au plus tard le dernier jour du mois au cours duquel l'agent non
titulaire atteint l'âge de 60 ans.
Retraite.
Le temps passé en congé de fin d'activité n'est pas pris en compte pour la constitution et la liquidation du droit à retraite du régime général.
Par contre, les agents non titulaires continuent à acquérir
des points de retraite de l'IRCANTEC ou du régime de retraite
complémentaire auquel ils sont affiliés à
titre obligatoire, calculés sur la base du revenu de remplacement
et des taux de cotisations qui leur étaient appliqués
précédemment.
Cotisation d'assurance sociale.
Le revenu de remplacement est soumis à cotisation de sécurité sociale dans les conditions du 2ème alinéa de l'article L.131-2 du Code de la sécurité sociale.
Le revenu de remplacement est soumis à CSG et CRDS.
Extension du congé à d'autres catégories d'agents.
Le congé de fin d'activité sera étendu aux
maître et documentalistes contractuels ou agréés
à titre définitif des établissements d'enseignement
privé sous contrat relevant des ministères de l'agriculture,
de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur
ainsi qu'aux ouvriers de l'Etat affiliés au fonds spécial
de retraite des ouvriers des établissements industriels
de l'Etat.
B/ Modalité d'attribution
Pour les fonctionnaires et agents non titulaires de l'Etat
Demandes
Les demandes seront déposées au plus tôt six
mois et au plus tard deux mois avant la date souhaitée
de départ. Les décisions accordant le bénéfice
du congé de fin d'activité présentent un
caractère irrévocable. Les agents en CPA peuvent
prétendre au bénéfice du CFA.
Cas particuliers.
Les personnels enseignants d'éducation et d'orientation ainsi que les personnels de direction des établissement d'enseignant qui remplissent les conditions d'admission au cours de l'année 1997, ne peuvent être placés en congé de fin d'activité qu'entre le 1er juillet et le 1er septembre 1997 ; toutefois ceux qui remplissent les conditions au 1er janvier 1997 pourront bénéficier de cette mesure à cette date.
Remplacement.
Le ministère ou l'établissement procédera
au remplacement des bénéficiaires du congé
de fin d'activité par des fonctionnaires sur la base des
équivalents temps-plein correspondant au nombre d'emplois
budgétaires dégagés.
Pour la fonction publique territoriale.
Les modalités prévue pour la FPE seront transposées
dans chaque collectivité ou établissement public
employeur.
Pour la fonction publique hospitalière.
Les emplois budgétaires libérés donnent lieu au sein de chaque établissement à un remplacement par des fonctionnaires sur la base des équivalents temps plein correspondants. La nature des emplois de remplacement est arrêtée par l'autorité investie du pouvoir de nomination, après avis du Comité technique de l'établissement ou du Comité technique paritaire.
La prise en charge du coût du revenu de remplacement des
agents de la fonction publique territoriale et de la fonction
publique hospitalière admis au congé de fin de carrière
sera assuré par la création d'un fond de mutualisation.
Un bilan de congés de fin d'activité attribués ainsi que des recrutement opérés sera, en premier lieu, soumis au Conseil supérieur de la fonction publique de l'Etat, au Conseil supérieur de la fonction publique territoriale, au conseil supérieur de la fonction publique et au Conseil supérieur des administrations parisiennes.
Une démarche identique sera ensuite effectuée dans
le cadre de chaque CTPM pour la fonction publique de l'Etat, de
chaque CTP compétent pour la fonction publique territoriale
et de chaque comité technique d'établissement ou
comité technique paritaire compétent pour la fonction
publique hospitalière.
Ont signé le présent protocole d'accord le 16 juillet 1996 :
Avec le ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'Etat et de la Décentralisation
Dominique Perben
Pour la Fédération syndicale unitaire (FSU)
Michel Deschamps
Pour l'Union des fédérations de fonctionnaires (UNSA)
Guy Le Néuannic
Pour l'Union des fédération CFDT des fonctions publiques et assimilées
Pascal Renaud
Pour Interfon-CFTC
Nicole Prud'homme
Pour l'Union interfédérale des agents de la fonction publique FO
Roland Gaillard
Pour l'Union fédérale des cadres des fonctions publiques
CFE-CGC
Charles Bonissol