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Guilde des doctorants

 

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Profils de Postes 2005 : saisissez des profils !!

Guilde des Doctorants

07/04/2002

 

 

 Internet et le recrutement des enseignants – chercheurs.

 

Cette note présente une analyse détaillée de l’utilisation d’Internet par les établissements d’enseignement supérieur pour la campagne de recrutement des Maitres de Conférences et des Professeurs d’université du printemps 2001. Elle présente un classement basé sur des critères de qualité de l’information, d’accessibilité et d’ergonomie.

7 avril 2002

 

Introduction. 2

Description de l'enquête. 3

Résultats complets. 4

1. Universités. 4

1.1. Notation. 4

1.2. Eléments de base. 5

1.3. Profils de postes. 6

1.4. Analyse de l’affichage des postes selon les disciplines. 7

1.5. Ergonomie des sites. 8

1.6. Pérennité des pages « recrutement ». 9

1.7 Une disparité Paris / Province. 9

2. Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM) 9

3. Autres établissements. 10

Conclusion. 11

Annexe A – Notation des Universités. 13

Annexe B – Notation des IUFM.. 16

Annexe C – Notation des autres établissements. 17

 


Introduction

 

L’organisation du recrutement des enseignants chercheurs est un dispositif assez complexe faisant intervenir au moins trois catégories d’acteurs institutionnels :

(1) Le Ministère (Direction des Personnels Enseignants) en charge de l’attribution des emplois aux établissements, la publication des emplois au Journal Officiel et de l’affectation des candidats

(2) Le Comité National des Universités (CNU) en charge de la qualification des candidats, condition nécessaire pour candidater

(3) Les établissements d’enseignement supérieur en charge de l’examen des candidats

Sur le plan politique, le Comité d’Evaluation des Politiques Publiques, groupe d’études rattaché à la Commission des Finances du Sénat, a conduit en 2001 une étude portant sur le recrutement et la gestion des universitaires et des chercheurs. Afin de donner la parole aux différents acteurs, un forum a été ouvert sur le site du Sénat durant les mois de mai et juin 2001. Ce forum a recueilli environ 1 500 messages. L’analyse des messages montre que la colère gronde face à des procédures qui résistent mal au mouvement d’ouverture du marché de l’emploi des docteurs. De nombreuses interventions dénoncent les simulacres de recrutement (alors qu'un candidat local a été élu), l'élitisme forcené, les entretiens éclairs où tous les frais de déplacement sont à la charge du candidat. Dans ce contexte de « grogne », l’association « ADE3C[1] » s’est formée, avec pour but de dénoncer et de combattre les fraudes lors des campagnes de recrutements des enseignants-chercheurs.

Cependant, la dénonciation de ces dysfonctionnement était déjà explicite depuis plusieurs années.

C’est dans ce contexte que la Guilde des Doctorants a mis en place à partir de 1997 ses opérations « Profils de Postes » dont l’objectif est la mutualisation sur un serveur unique des informations non institutionnelles relatives aux emplois d’enseignants chercheurs dans tous les établissements et dans toutes les disciplines. La facilité d’utilisation d’Internet a été pour beaucoup dans le succès de cette opération. Parallèlement à cela, nombre d’universités ont commencé à afficher des informations sur les emplois dont elles disposent. Une évolution des comportements a donc commencé sous l’effet d’Internet qui a joué un rôle de catalyseur.

Il apparaît donc nécessaire de dresser un bilan des récentes évolutions de comportement induites par les nouvelles technologies.

Dans le domaine de l'utilisation du Web par les établissements d'enseignement supérieur pour les concours de recrutement, l'enquête commanditée en 2000 par la Direction de la Technologie du Ministère de la Recherche, et réalisée en juin 2000 par un cabinet de consultants nous fournit quelques éléments. En effet, l'affichage des offres d'emplois enseignants-chercheurs figurait parmi les 30 critères retenus pour l'analyse fonctionnelle des sites. Ce critère était placé dans la catégorie des services interactifs, et l'enquête montrait que seulement 34 des 94 établissements analysés (36 %) proposaient ce service sur leur site. Il est à noter qu'en 1999, le chiffre était de 8 établissements. Pour l'année 2000, il faut noter que l'enquête a été effectuée entre fin juin et mi-juillet, c'est-à-dire en dehors de la période de recrutement des enseignants-chercheurs. Cette enquête ne présentait cependant pas une analyse approfondie des services offerts par les 34 sites comportant des pages consacrées au recrutement, mais les conclusions faisaient ressortir un déficit dans l'approche « personnels » en termes de communication, en relevant que ce n'est pas le meilleur moyen pour attirer les candidats.

Afin d’analyser plus en profondeur l’utilisation d’Internet par les établissements dans la phase d’affichage des postes ouverts au concours, la Guilde Des Doctorants a effectué en 2001 une enquête sur les sites Web des universités et d’autres établissements, dont les résultats et conclusions font l’objet du présent document.

Description de l'enquête

L'enquête s'est déroulé dans le courant du mois de mars 2001, pendant la période d'ouverture du concours : publication des postes au Journal Officiel le 28 février, date limite d'envoi des dossiers le 31 mars. Cette période est celle où les candidats sont en phase de recherche d'informations : informations administratives, liste et profils des postes ouverts dans les différents établissements, etc. C'est donc la période critique en matière d'affichage sur les sites Web des établissements, même s'il était souhaitable que certaines informations soient affichées plus tôt (pré-profils de postes en particulier). En plus de cette visite approfondie des sites en mars, nous avons effectué deux visites supplémentaires, afin de noter des modifications éventuelles, le 2 avril et le 1er mai, donc entre la clôture des candidatures et le début de la phase d'auditions.

Les établissements visités se répartissent en trois catégories : les universités (au nombre de 85) - pour lesquelles l'analyse a été la plus approfondie, les IUFM (29), et enfin 17 autres établissements d'enseignement supérieur dont les enseignants sont recrutés par le même concours (Ecoles Normales, Instituts Nationaux des Sciences Appliquées, Instituts Nationaux Polytechniques, etc.). A noter que les deux dernières catégories (IUFM, écoles) n'ont pas été visitées en mars, mais seulement le 2 avril et le 1er mai.

L'enquête a été menée en visitant les sites Web des établissements, dans un premier temps pour repérer l'existence de pages dédiées au recrutement des enseignants-chercheurs, puis pour relever un certain nombre d'éléments essentiels pour l'efficacité de l'affichage, du point de vue des principaux concernés, les candidats. Les critères pris en compte dans l'analyse sont les suivants :

 

   Ergonomie du site : facilité d'accès depuis la page d'accueil du site (lien visible et pertinent), facilité d'utilisation, etc.

   Disponibilité des éléments de base :

-     informations administratives : date limite et adresse d'envoi des dossiers de candidature ;

-     liste des postes disponibles dans l'établissement, par section CNU ;

-     coordonnées de personnes à contacter pour avoir les détails du poste (profils enseignement et recherche) ;

-     dossier de candidature à télécharger.

   Profils de poste détaillés : profils enseignement et recherche, avec leur présence ainsi que leur qualité.

 

Ces critères ont été intégrés pour donner une note sur 10 aux différents établissements, la note de 0 étant attribuée aux établissements qui n'avaient pas de pages dédiées au recrutement des enseignants-chercheurs sur leur site Web. Cette note a été composée de la manière suivante :

 

   Ergonomie du site, notée sur 2 :

1 point pour un accès indirect depuis la page d'accueil (passage par la rubrique « actualités », par exemple),

1,5 points pour un accès direct, mais avec un lien peu visible ou peu pratique,

2 points pour un accès direct, avec lien facile à repérer ;

   Eléments de base, notée sur 4, avec 1 point par élément présent parmi la liste figurant dans le tableau ci-dessus ;

   Profils de poste, notée sur 4 :

1 point lorsqu'il manquait un grand nombre de profils ou s'ils étaient très laconiques (apportant peu d'informations supplémentaires par rapport au Journal Officiel),

2 points lorsqu'il manquait certains profils ou s'ils étaient peu développés (une ou deux phrases, ou un seul aspect - enseignement ou recherche - présent),

4 points lorsque les profils étaient présents pour tous les postes, et correctement développés, tant pour l'enseignement (discipline, type d'enseignement, volume horaire) que pour la recherche (coordonnées du laboratoire d'accueil, description du projet de recherche, des compétences recherchées, etc.).

 

Par ailleurs, des commentaires ont été notés lors des visites, afin de compléter et d'affiner notre analyse.

Résultats complets

1. Universités

1.1. Notation

Nous avons identifié quatre catégories, selon la note obtenue et la qualité des profils de postes affichés :

catégorie 1 :  note au-dessus de 5/10, et profils de postes bien ou très bien détaillés (note « profils » de 4).

catégorie 2 :  note au-dessus de 5/10, mais profils de postes insuffisants ou moyens (note « profils » de 1 ou 2),

catégorie 3 :  note inférieure ou égale à 5/10,

catégorie 4 :  pas de pages dédiées au recrutement des enseignants-chercheurs,

La répartition, entre ces catégories, des 85 universités analysées est la suivante :

Universités - notes globales

Le classement des universités, ainsi que le détail des notes et le nombre de postes pour chaque établissement, figurent en annexe A. La moyenne des notes obtenues est de 4,3 sur 10, avec un grand étalement sur toute la gamme des notes entre 0 et 10. Sur 85 universités, 26 (30 %) n'avaient pas de pages dédiées au recrutement sur leur site Web. Si on ajoute celles dont l'affichage était d'un niveau très insuffisant (catégorie 3), cela porte le nombre de « mauvais élèves » à 49, soit plus de la moitié (57 %).

Les 15 universités figurant dans la catégorie 2 (18 %) ont été pénalisées par l'insuffisance des profils de postes affichés, que ce soit dans la qualité ou dans la quantité (voir section « profils de postes »).

Enfin, 21 universités (25 %) présentaient des pages d'un bon ou très bon niveau, avec notamment des profils de postes correctement détaillés. Parmi celles-ci, deux ont obtenu la note maximale : Grenoble I, Paris VI. Neuf autres présentaient des sites de très bonne qualité, avec uniquement quelques défauts d'ergonomie ou ne proposant pas de dossier de candidature à télécharger : Saint-Etienne, Lyon I, UT Belfort-Montbéliard, Bordeaux I, Brest, Bretagne Sud, Clermont-Ferrand I, Grenoble III, La Rochelle. Cela porte à 11 (13 %) le nombre de sites de très bonne qualité.

Si l’on prend en compte le nombre de postes (maîtres de conférences et professeurs) dans chaque établissement (voir annexe A), en cumulant les universités qui n’avaient pas de pages « recrutement » et celles qui n’affichaient aucun profil de poste, on constate qu’au moins 41 % des postes n’avaient aucun profil affiché. Et si 23 % des postes disposaient d’un profil de niveau correct (catégorie 1), on peut estimer que le pourcentage de postes sans profil se situe entre 55 % et 65 %.

Il est ensuite possible d’analyser en détail les différents critères utilisés pour calculer les notes, en ne considérant que les sites présentant des pages « recrutement », au nombre de 59.

1.2. Eléments de base

Quasiment tous les sites (91 %) proposaient au moins la liste des postes, en y joignant les coordonnées de personnes à contacter pour avoir plus de renseignements sur le profil du poste, ce qui représente l’information minimale pour les candidats. En effet, cela leur permet au moins de s’adresser à des personnes qui pourront les renseigner sur les postes. Nous n’avons cependant pas pu juger de la pertinence des contacts indiqués (président de commission de spécialistes, directeur d’UFR, d’unités de recherche, etc.), et il n’en reste pas moins que ces personnes ne disposent pas du temps nécessaire pour répondre à un grand nombre de candidats. L’affichage de profils suffisamment détaillés reste le seul moyen de garantir un accès équitable aux informations minimales, qui sont nécessaires à un candidat pour postuler à bon escient, et qui peuvent garantir aux recruteurs d’avoir suffisamment de candidats.

Chose surprenante, 30 % des sites « oublient » de donner les indications administratives sur le concours (dates limites...) et les adresses d'envoi des dossiers de candidature. Cela oblige les candidats à aller fouiller sur le site de l'établissement pour avoir les coordonnées du service du personnel à qui il faut ensuite essayer de s'adresser pour savoir où envoyer leurs dossiers, ce qui peut s’avérer difficile durant cette période fort chargée !

Seulement 10 % des sites proposent un dossier de candidature à télécharger. Il faut cependant noter que ces dossiers étaient disponibles sur le site Web du Ministère de l'Education Nationale, mais les sites qui ne proposent pas de dossier à télécharger n’indiquaient même pas de lien vers le site du Ministère.

1.3. Profils de postes

La plupart des sites (78 %) proposaient des profils de postes (enseignement et recherche), mais avec une qualité très hétérogène. La répartition des notes « profils » est la suivante :

Universités - notes « profils »

Les sites présentant une déficience au niveau des profils représentent la moitié des sites affichant des profils (note de 1 ou 2), et cette déficience a deux causes de poids égal. La première est l'absence de profils pour certaines sections CNU – sciences humaines et sociales, droit, lettres, langues, économie-gestion – dans des universités pluridisciplinaires. La deuxième est la qualité médiocre des profils : ils sont trop succincts, n’apportant pas beaucoup d’informations supplémentaires par rapport à ce qui est publié au Journal Officiel, ou bien une des deux parties – enseignement ou recherche – est occultée.

En ce qui concerne les profils ayant obtenu la note de 4, nous avons cependant observé une certaine variabilité dans la qualité, que nous n’avons pas pu évaluer objectivement, étant donné les moyens employés pour cette étude. Ainsi, certains profils avaient des petits plus par rapport à d’autres : lien hypertexte vers le site Web du laboratoire d’accueil au lieu de la seule mention du nom, lien hypertexte pour les adresses électroniques des personnes susceptibles de fournir des renseignements sur le poste, mise en forme plus « agréable », etc.

1.4. Analyse de l’affichage des postes selon les disciplines

Afin de confirmer l'observation que certaines universités pluridisciplinaires étaient pénalisées par un affichage de profils déficient pour les sections CNU relevant des sciences humaines et sociales et des sciences juridiques, économiques et de gestion (DSPT 6 et 7), nous avons comparé les notes entre les universités relevant des ces disciplines et les universités relevant des