Rappelons que les enquêtes sont basées sur d'une part des tableaux statistiques templis par les responsables d'écoles doctorales, et d'autre part les fiches nominatives relatives à chaque docteur. La qualité de l'enquête est mesurée par le rapport entre le nombre de fiches nominatives sur le nombre total de docteurs déduit des tableaux statistiques. Ce taux de couverture, compris entre 0 et 1, est plus élevé pour l'enquête effectuée en 1994 sur la promotion 1992, que sur l'enquête de février 1993 sur la même promotion. Ainsi, le pourcentage de situations non précisées est plus faible dans la seconde enquête, mais il reste cependant assez élevé (de l'ordre de 10 %). Rappelons à titre indicatif que 8539 thèses ont été soutenues ont été soutenues.
La comparaison de ces deux enquêtes permet donc d'évaluer les changements de la situation des docteurs ayant soutenu en 1992, immédiatement après leur soutenance et un an plus tard.
à
; il semble donc
que les docteurs qui se dirigent vers le secondaire font ce choix dès
la fin de leur thèse.
à
.
à
.
à
. Nous pouvons donc estimer qu'une majorité de docteurs
effectuent des séjours post-doctoraux de plus d'un an ou/et que le
nombre des retours de postdocs après un an est compensé par le
flux de docteurs partant en séjour post-doctoral un an après leur
soutenance (après un poste d'ATER par exemple).
à
. Les
organismes recrutent plus tard et des personnels plus expérimentés
(après un ou plusieurs séjours post-doctoraux).
à
) tandis que le pourcentage d'ATER
baisse, mais dans des proportions moins élevées. En effet le
pourcentage des ATER parmi les docteurs dans l'enseignement supérieur
reste important. Il est passé d'un peu plus de la moitié à un
peu moins d'un quart.

La part des organismes de recherche reste stable, tandis que celle des maîtres de conférences dépasse la moitié ; la proportion des ATER reste cependant importante.
à
.
Le graphique suivant montre l'évolution des maîtres de conférences, chercheurs, ATER, postdocs, secteur privé et sans-emplois :

Il résulte de ces données que si la situation s'est améliorée entre les
deux enquêtes, le nombre de docteurs dans une situation précaire deux ans
après la soutenance reste élevé :
contre 33 % en février de l'année qui suit la
soutenance.
Cette relative embellie doit beaucoup à un recrutement important dans
l'enseignement supérieur. Ainsi il a fallu deux années de recrutement
assez fort pour qu'à peine un peu plus de la moitié des docteurs, (
)
aient un emploi stable. Rappelons qu'il y a eu respectivement
et
postes de maîtres de conférences ouverts au concours en 1992 et
1993.
Comme les débouchés en maîtres de conférences ont fortement
augmenté tandis que ceux en entreprises l'ont peu fait, le secteur
académique s'affirme un an après la soutenance comme le principal
débouché des docteurs. Ainsi le rapport privé/académique passe de
à
.
La mise en regard des données concernant les débouchés des docteurs
ainsi que celles des débouchés immédiats des docteurs 1993 amène
à la constatation suivante. Une file d'attente, caractérisée par les
trois phénomènes suivants, se crée :
Nous sommes donc amenés à nous poser la question suivante : que va-t-il se passer lorsque les docteurs des années futures vont s'ajouter sur le marché de l'emploi à tous les autres docteurs toujours en situation précaire des années précédentes ? Nous tentons de répondre à cette question en section 3.5.