La création de la direction scientifique (DS) 8 nous a empêché de faire un suivi précis de l'évolution des débouchés des docteurs des DS4 et DS8.
Les données pour lesquelles nous n'avons pas pu nous procurer des informations sont les suivantes :
Par ailleurs, en DS6, le pourcentage élevé de situations non connues (20 %) laisse penser que le pourcentage de thèses non financées est sans doute plus élevé que dans les autres DS. Mais tous ces doctorants non financées par des allocations et bourses spécifiques ne sont pas forcément sans ressources : beaucoup de doctorants littéraires effectuent leur travail de doctorat tout en étant professeurs agrégé dans le secondaire à 2/3 ou mi-temps. C'est une spécificité littéraire !
Pour cette raison, le bureau de gestion des emplois du MESR nous a fait savoir qu'il était incapable de nous donner le nombre de postes d'ATER attribués ces dernières années.
C'est pourquoi nous avons fait une estimation du nombre de postes d'ATER pouvant être proposés chaque année aux docteurs (voir section 3.5.2). Deux remarques s'imposent : il semble qu'il soit assez fréquent que ces postes soient partagés entre deux demi-ATER, ce qui augmente le nombre de postes ; mais par ailleurs ces postes étant liés à des postes de maîtres de conférences vacants, toute diminution du nombre de postes offerts au concours à l'université se répercute sur les postes d'ATER.
En conclusion, dans l'optique d'une étude prospective, il nous a surtout manqué des statistiques sur le réservoir ATER et plus encore sur celui des postdocs.
En effet, si la durée d'un poste d'ATER est limitée, un docteur peut au contraire faire plusieurs stages post-doctoraux ; nous avons donc dû faire des hypothèses sur le nombre d'années passées par un docteur dans le réservoir post-docs (voir section 3.5.2).