L'objectif de cette partie est de brosser un tableau relativement fidèle même s'il n'est pas parfait, des flux et débouchés de la formation doctorale ces dernières années. L'objectif est de fournir aux lecteurs de ce texte les éléments suivants :
Ces éléments nous semblent indispensables et préliminaires à toute discussion sur le système de formation doctorale. Comme le lecteur s'en rendra compte, la plupart des données que nous utilisons résultent des travaux de diverses administrations et diverses associations. En théorie donc, l'information est disponible pour tout à chacun. Toutefois, dans la pratique, il en est tout autrement : la dispersion des sources d'informations fait que bien peu de personnes concernées parmi les chercheurs, les universitaires et encore moins au niveau des étudiants ont accès à ces données essentielles. Il nous a semblé nécessaire de remédier, dans la mesure de nos moyens, à cet état de fait. C'est dans cette optique que nous avons rédigé la présente partie du rapport.
Dans une première section, nous examinerons d'une part le devenir des docteurs entre 1990 et
1993 dans l'année qui suit la soutenance
et d'autre part le devenir de la ``promotion 1992'' des
docteurs sur deux ans : en février 1993 et en février 1994.
Puis, nous présenterons l'historique des recrutements dans les organismes de
recherche (CNRS
et INSERM en l'occurence) et à l'université. Nous complèterons ces données
par
l'estimation des départs en retraite pour la période 1995-2010. Tous ces
éléments
seront utilisés pour tenter une étude prospective du devenir des docteurs entre
1995 et 1997.
Nous ne pouvons qu'inviter le lecteur à s'imprégner des données présentées ici et à consulter les documents que nous avons utilisés. Les conclusions que nous présentons en section 3.5.4 ne prennent tout leur sens qu'au vu de ces données.
Avant de rentrer dans le détail, nous allons indiquer quels ont été les documents utilisés (voir l'Appendice A) et quels ont été les problèmes méthodologiques que nous avons rencontrés. Nous préciserons enfin un certain nombre de définitions utilisées tout au long du texte.
Nous profitons de cette occasion pour souhaiter que l'effort sur la qualité du
suivi
des docteurs soit maintenu. Il est regrettable et assez surprenant que l'on ne
dipose d'un
suivi que pour une seule promotion et encore sur deux ans. On peut s'étonner
également
que le nombre d'inscriptions par
an en doctorat à l'échelle nationale ne soit pas connu via les services
d'inscriptions des
universités. Il est surprenant que le nombre de postes d'ATER mis
``sur le marché'' chaque année soit inconnu
. Enfin,
les
enquêtes doctorales que nous avons utilisé sont faites à partir des formations
doctorales (DEA).
Malgré le sérieux et la compétence des services concernés du ministère, les statistiques disponibles sur les formations doctorales ne contiennent pas toutes les informations que l'on pourrait souhaiter. Nous appuyons toutes les initiatives qui pourraient donner aux services concernés les moyens d'affiner leurs enquêtes et de combler certaines imprécisions sur des données importantes (comme le taux d'abandon en cours de thèse, le nombre de postes d'ATER proposés par an, etc).
De même, nous pensons qu'il est nécessaire que les données relatives à la formation doctorale soient largement diffusées auprès des chercheurs et des étudiants afin que les uns et les autres puissent prendre leurs responsabilités en toute connaissance de la situation.