Chaque année, le journal officiel publie la liste des emplois potentiellement vacants de maîtres de conférences. Ces emplois proviennent de multiples sources :
Mais tous ces postes ne seront pas effectivement offerts au concours. En effet, parmis eux, un certain nombre seront utilisés pour les opérations de mutatio et/ou de détachement de personnel non universitaire. Les postes peuvent également être rejetés, soit par le conseil scientifique ou par le conseil d'administration de l'établissement bénéficiaire, ou dans le cas des IUT par le directeur. À titre indicatif, rappelons comment s'effectue le décompte pour le concours 1994 :

Dans ce tableau, ``B.O.'' désigne le nombre de postes anoncés vacants au bulletin officiel. Un certain nombre de ces postes sont alors utilisés pour des mutations
et des détachements, ou sont refusés
. A l'issue de ce crible restent 2219 postes, que nous disons ``offerts au concours''. À l'issue du concours, un certain nombre ne sont pas
pouvus et il ne reste que 2085 emplois effectifs. Finalement 21 éventuellement vacants ne donnent pas lieu à une embauche externe.
Pour résumer, il convient de se souvenir qu'un volant de postes circule d'année en année du fait de la mobilité interne au corps enseignant et du fait des échanges avec les organismes. Strictement parlant, le jeu est ``à somme nulle'' mais il peut s'introduire un décalage entre la mobilité d'un enseignant chercheur, qui strictement parlant ne change pas le nombre d'emplois occupés, et l'occupation du poste laissé vacant. Bien entendu, ces problèmes n'existent pas dans les organismes de recherche tels le CNRS car les postes sont attachés à l'individu mais pas à son lieu d'affectation.