| Profil détaillé |
Enseignement
Ø filières de formation concernées LETTRES MODERNES
Niveaux : LICENCE ET MASTER (M1 et M2)
Concours : CAPES et AGRÉgation
Poste de Professeur de Littérature française XVIIème siècle : au sein du département
de Lettres modernes, la formation proposée en Licence (en particulier, les parcours
Métiers de l’enseignement et de la recherche et Lettres –Sciences du langage), celle
qui sera offerte en Master 1ère ou 2ème année. Ce professeur interviendra aussi en
Capes ou en Agrégation, en complémentarité avec le Maître de Conférences
Ø objectifs pédagogiques et besoin d'encadrement
Le premier objectif est de combler une lacune, de proposer un enseignement de la
littérature française du XVIIème siècle - le siècle d’or de la littérature française-,
qui réponde aux besoins des étudiants inscrits en Licence (deux des trois années
du cursus) comme en Master (l’une des deux années). Le second objectif est de satisfaire
les attentes légitimes des candidats au Capes et à l’agrégation de Lettres Modernes
et Classiques. Actuellement, le seul enseignant spécialiste du XVIIème siècle ne
peut pas couvrir tous ces niveaux de formation. Avec le recrutement d’un professeur
de littérature française XVIIème siècle, il sera possible de proposer un séminaire
de littérature française du siècle classique aux étudiants inscrits en Master, et
de préparer les candidats au Capes aux épreuves qui nécessitent une solide connaissance
de ce siècle (composition française et explication de texte).
Recherche
Il faut également rappeler que le Centre Transdisciplinaire d’Epistémologie de la
Littérature a déjà perdu un poste l’an passé, au nom du principe de redéploiement.
Aujourd’hui, le maintien du poste qui deviendra vacant à la rentrée, et qui a été
redéfini « Littérature française du XVIIe siècle », est vital pour les activités
du CTEL, et cela à plusieurs titres :
1. Pour la direction de la recherche. Depuis le départ à la retraite du Pr
Jean Emelina, qui remonte à 1996, ni le CTEL ni aucun autre centre de recherche niçois
ne disposent plus de professeur susceptible de diriger des recherches en littérature
du XVIIe siècle, au niveau du Master, et surtout à celui du doctorat. Le CTEL ne
possède qu’une seule spécialiste de ce domaine (MdC et HDR depuis deux ans) et a
donc un besoin urgent de compléter son équipe. Il n’est pas concevable, pour la crédibilité
du centre et de l’UFR Lettres de Nice, de laisser plus longtemps en déshérence un
terrain de recherche aussi important que la littérature de l’âge classique : en avait
témoigné le succès du Colloque international organisé par Jean Emelina et Hélène
Baby-Caro sur « Racine et la Méditerranée » (19-20 mai 1999, actes publiés la même
année).
2. Pour des raisons d’équilibre interne. Compte tenu de la diversité des spécialités
de ses membres, le CTEL est et doit rester un centre à vocation transhistorique.
Or s’il ne manque pas de spécialistes de littérature contemporaine, il offre aux
littératures classiques une place moins importante : cette place ne saurait s’amoindrir
encore sans menacer l’ensemble du programme de recherche établi par le Centre et
validé par la MSTP.
3. En raison de ses thématiques propres. Pour fédérer ses recherches, et y
associer le plus grand nombre de doctorants, le CTEL a choisi de travailler sur la
poétique des genres littéraires, qu’aucun sujet de thèse en littérature (française,
comparée, étrangère ou francophone, classique ou moderne) ne peut esquiver. Or l’époque
classique, grande productrice d’arts poétiques et de traités de rhétorique, est celle
où l’interrogation sur l’appartenance générique des œuvres a été la plus systématique.
Les colloques organisés par le CTEL autour de ces problèmes (octobre 2003 : Les Genres
littéraires émergents ; octobre 2005 : Fiction narrative et hybridation générique
; Voltaire et l’hybridation des genres) ne peuvent évidemment pas l’ignorer.
4. En raison enfin d’une contrainte particulièrement forte en littérature :
la préparation des étudiants au concours de l’Agrégation, dont le programme de littérature
française change tous les ans. Quand l’enseignant-chercheur qui assume ce cours est
l’unique spécialiste de son siècle, cette charge de travail récurrente lui demande
un surcroît d’énergie pour continuer à maintenir un nombre de publications significatif.
C’est le cas depuis de trop longues années en littérature française du XVIIe siècle. |