| Profil détaillé |
Enseignement : Enseignement partiel à l'I.F.I.T.E.P.
Enseignement associé à la rénovation de licence et maîtrise de physique.
Recherche : Le développement ou la mise en oeuvre de nouveau matériaux composites
dans des domaines comme le stockage ou la conversion de l'énergie, l'élaboration
de capteurs, les phénomènes de corrosion, nécessitent de plus en plus de disposer
d'informations sur la distribution spatiale de la réactivité interfaciale.
L'origine de cette distribution peut être structurale (joints de grains, caractère
poreux...), ou chimique (hétérogénéités de composition, sites actifs ou au contraire
passivants).
Pour répondre à cette demande, des méthodes locales ont été ou sont développées
dont le principe dépend de l'échelle considérée. En complément des caractérisations
électriques classiques opérant à l'échelle macroscopique (spectroscopie d'impédance,
mesures de fonctions de transfert, bruit), des informations à l'échelle de quelques
microns sont obtenues par la technique de l'électrode vibrante, en oeuvre au laboratoire
LPLE et appliquée à l'étude de processus de corrosion de surfaces métalliques. A
l'échelle nanométrique, ce sont les sondes de type STM et AFM, la haute résolution
n'étant effective que pour des surfaces atomiquement planes.
Entre ces deux situations, dans le but d'étudier des objets concrets
(capteurs chimiques et électrochimiques, matériaux composites, corrosion métallique),
le laboratoire va développer dans les mois à venir une sonde micrométrique de type
AFM dans laquelle les propriétés locales seront explorées à partir des couplages
mécaniques et/ou électriques entre la surface et la sonde cantilever.
Les grandeurs intéressantes peuvent être la mesure de la force de contact (liaison
chimique spécifique), du coefficient de frottement (transition métal/oxyde), du potentiel
de surface, ex situ ou in situ dans un milieu électrolytique, sous polarisation.
Il s'agit d'un projet prioritaire du laboratoire, s'appuyant sur l'expérience acquise
sur la microscopie
à champ proche, et pour lequel une demande de soutien spécifique a été présentée
au Département des Sciences Chimiques du CNRS.
Cette nouvelles expérience nécessite des compétences en instrumentation
et traitement de signaux bas niveau (courants dans la gamme inférieure au nanoampère)
et en physique, plus spécialement dans la physique des oscillateurs en régimes linéaire
et non linéaire.
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