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Dernière modification : Monday, November, 9, 1998
l'Actualité
Actualité positive pour ce numéro : le ministre vient de signer un arrêté imposant la mise en place d'une "Charte des Thèses" dans tous les établissements d'enseignement supérieur. Ce numéro est d'ailleurs un "spécial CdT".
200 emplois jeunes ont été créés en IUFM pour les jeunes docteurs. Le point sur le dispositif et nos commentaires.
Enfin, tout sur le déménagement de la liste HotDocs en Auvergne...
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Le Contrat de Thèse est un concept apparu explicitement dans le rapport HotDocs au printemps 1995. C'est un "contrat" qui s'apparente à une convention de stage entre les différents partenaires d'une thèse (le doctorant, son directeur de thèse, le directeur du laboratoire d'accueil, le financeur etc). Il vise principalement à responsabiliser chacun à ses droits et devoirs. Trop souvent hélas, le doctorant n'est pas pleinement inséré dans son laboratoire : entre étudiant qui fait le même boulot que les chercheurs et chercheur en plein apprentissage, ce positionnement est souvent ambigu. Et dans un certain nombre de cas, le doctorant n'est pas vraiment encadré et du fait de la dilution des responsabilités, il ne sait auprès de qui se tourner pour pallier cette carence.
Le Contrat de thèse vise à prévenir ces situations en posant dès le début de la thèse le projet doctoral et en définissant les droits et devoirs de chacun. Dans cette logique, le doctorant devient un membre de l'unité d'accueil, qui bénéficie des mêmes facilités que les membres permanents. Réciproquement, il participe pleinement à la vie du laboratoire et est soumis aux mêmes obligations que les autres membres du laboratoire. C'est un chercheur non-permanent en formation (analogue à l'apprenti dans d'autres métiers) qui est encadré par un chercheur (le directeur de thèse).
Depuis cette époque, le ministère en charge de la Recherche a commencé un travail de discussion/négociation avec la Confédération des Etudiants-Chercheurs. Ces discussions, entamées sous F. Bayrou se sont continuées et amplifiées sous Cl. Allègre.
Finalement, au Journal Officiel du 11 septembre 1998 est paru un arrêté ministériel inscrivant dans les textes les points suivants :
- Une "Charte des thèses" sera mise en place dans tous les établissements d'enseignement supérieur, et elle sera signée par le doctorant, le directeur de thèse et les directeurs du laboratoire d'accueil et de l'Ecole Doctorale lors de la première inscription.
- Conformément au principe d'autonomie des universités, les établissements doivent définir eux-même leur propre charte, customisée à partir d'une charte modèle qui énonce les principes fondamentaux. Cette méthode reprend celle utilisée pour les conventions de stages des DUT.
- La mise en place et l'action effective de la Charte seront pris en compte dans l'évaluation des établissements dans le cadre des contrats quadriennaux. Seront pris en compte les taux d'encadrement et de financement, la durée moyenne des thèses, l'impact de la charte et la diffusion de l'information aux doctorants.
Découvrez les textes en question sur notre serveur :
[ arrêté du 3/09/1998 ] [ Charte modèle MENRT ] Ce numéro est en fait consacré à cet événement. Nous vous encourageons à parcourir notre
Dossier spécial "Contrat/Charte des Thèses"
Le dispositif mis en place
La ministère de l'Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie vient de rendre publique une circulaire permettant le recrutement de jeunes docteurs dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM). Les modalités sont fixées par la circulaire n°98-136 du 23-6-1998. Elle s'inscrit dans le dispositif général d'aide à l'insertion professionnelle mis en place par la loi n°97-940 du 16 octobre 1997 sur les emplois - jeunes.
L'objectif est de permettre aux IUFM de recruter des jeunes docteurs ayant une maîtrise des nouvelles technologies afin de contribuer au développement des technologies de l'information et de la communication . Ceux-ci devront avoir entre 25 et 30 ans et ne jamais avoir exercé d'activité professionnelle...
Tous les renseignements nécessaires sont disponibles sur le site WEB du ministère :
http://www.education.gouv.fr/actu/docteurs.htm
B.O. du 2 juillet 1998Analyse et commentaires
Auteur : Pascal Degiovanni
Que le secteur des Nouvelles Technologies de l'Information (NTI pour les intimes) soit un créneau porteur, je n'en doute absolument pas. Il est clair qu'apprendre aux jeunes enfants, puis aux lycéens à maîtriser ces outils est un enjeu de citoyenneté majeur. En effet, au delà de l'évidente nécessité économique, ces nouveaux médias sont amené à absorber une partie croissante de l'information d'origine publique ou privée. De manière de plus en plus fréquente, la participation de l'individu à la vie publique s'appuiera sur ces outils, que ce soit dans une phase de recherche d'informations que dans un travail coopératif. Le réseau est un formidable outil de rapprochement des talents et de citoyenneté.
Le média étant nouveau, la transmission du savoir par son intermédiaire est un savoir-faire en cours d'élaboration. Il n'est pas évident de présenter une notice technique, un catalogue de produits ou une étude sociologique, un plan de développement de quartier sur un serveur WEB ou sur un CDROM. Mon expérience (modeste) dans la Guilde m'a appris qu'il y avait là un vrai métier en gestation. C'est donc une bonne idée que de vouloir constituer de petites équipes de jeunes motivés pour défricher ce nouveau territoire avant d'essaimer dans la société civile : entreprises, collectivités locales, associations, écoles, centres culturels etc.
Pour ces raisons, les emplois jeunes pour les docteurs en IUFM sont une idée à très bon potentiel.
Mais, comme souvent avec toutes les idées à fort potentiel, elles comportent des "chausses-trappes" qui pourraient ruiner certains côtés positifs. Loin de moi l'idée de vouloir condamner ces emplois jeunes mais je pense qu'il est important que tous ceux et celles qui se lanceront dans ces nouveaux emplois aient toutes les cartes en main dès le départ. Les problèmes que je vois à l'horizon sont :
- Le risque de "cyber-plombierisation" : dans un contexte de sous-encadrement technique effectif ou réel dans les IUFM, la tentation pourrait être grande d'utiliser les docteurs comme "dépanneurs Word/Excel/Windows 95" et autres déboucheurs d'imprimantes.
Mais alors, lachés en pleine nature et sans formation au métier d'ingénieur système (faute d'encadrement étant donné qu'ils feraient la cyber-plomberie pour combler le manque de techniciens), ces docteurs en question se retrouveraient en position d'infériorité par rapport aux véritables ingénieurs systèmes, ceux qui se sont frottés à UNIX, VMS, Windows NT server, qui maîtrisent les sept couches du modèle OSI, NFS 2 et 3, NIS, l'installation de bases de données d'entreprise style Oracle et qui causent PERL, C/C++ et Java couramment.
- Le risque d'"endormissement" : avec un contrat de 5 ans dans un environnement universitaire relativement douillet, il peut être tentant de se laisser porter par une douce torpeur... Cet "effet radiateur" qui fait parfois des ravages chez les doctorants pourrait bien être fatal à de nombreux docteurs en IUFM qui verraient là un bon moyen de retarder les choix cruciaux qu'ils n'ont pas encore faits.
Faut-il pour autant condamner cette idée sans autre forme de procès ? Je ne le pense pas mais il importe de rappeler deux points essentiels :
- Ces emplois sont un tremplin vers de nouveaux métiers. Les docteurs qui s'y lancent doivent donc préparer leur avenir en nouant des relations avec des entreprises pendant leur journée libre.
- Les docteurs en IUFM ne seront pas là pour combler les déficiences en personnel technique qualifié des IUFM. Si certains sont prêts à se faire "larbiniser", c'est leur choix mais qu'ils ne s'étonnent pas d'en payer les conséquences ensuite.
Enfin, je pense que deux éléments joueront un rôle clef dans le suivi de ce dispositif et l'évitement des effets pervers que j'ai mentionné : d'une part les directeurs d'IUFM qui, par leur vigilance ou leur complaisance, arriveront ou n'arriveront pas à empêcher la "cyber-plombierisation" des emplois jeunes ; et d'autre part, le ministère qui, tant par sa politique de communication que par le suivi qu'elle fera du devenir de ces emplois jeunes, permettra d'anticiper et éventuellement de corriger les problèmes.
hotdocs@src.lip6.fr victime de la canicule ?
Depuis le temps, après toutes ces années passées à Paris, la pauvre liste hotdocs a succombé sous les pics de pollution de la canicule 1998... Il y avait bien eu quelques alertes, et depuis le fameux "Vendredi Noir", nous savions que le gestionnaire de liste souffrait de quelques faiblesses. Faute d'autopsie du cadavre, nous ne saurons jamais qui, des micro-particules Diesel, de l'Ozone, des rayons cosmiques ou de relations "inappropriées" avec les Extra-Terrestres, aura planté le "Majordome" le 24 août 1998. La vie est ainsi faite...
Après diverses tentatives de télé-réanimation et deux semaines de panne, les administrateurs angoissés ont donc décidé d'éloigner hotdocs des miasmes atmosphériques franciliens. La liste hotdocs a donc été redémarrée sur la machine garp, sur laquelle tourne le WEB de la Guilde.
En théorie, ca devrait mieux marcher. D'abord, le "Majordome" a été remplacé par un soft nettement plus "smart", et puis le grand air, les vaches et la vue du Puy de Dôme devraient améliorer les choses.
Toutefois, y'a eu un gag, dans le feu de l'action, nous n'avons pas pu récupérer de listes d'abonnés à jour. Donc vous devez vous réabonner manuellement.
Comment vous réabonner ?
Pour vous réabonner à hotdocs, c'est très simple :
- Envoyer un mail à hotdocs-request@garp.univ-bpclermont.fr
- Mettre comme SUJET : subscribe
- Le corps du mail doit rester vide
Nous vous conseillons très vivement de bien lire le mode d'emploi de la liste. Nous, on appelle cela une FAQ (de l'anglais Frequently Asked Questions). Elle contient les réponses aux questions qui sont posées d'habitude.
Lisez la FAQ technique de hotdocs
Dernière modification : Monday, November, 9, 1998
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