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Dernière modification : Wednesday, June, 16, 1999


Un autre regard...

Cette rubrique est une tribune que nous souhaitons ouverte à d'autres regards sur les sujets qui seront traités dans ce cyber-magazine.

Pour ce numéro, l'ADSL de Lyon se présente. Nous publions aussi une lettre ouverte d'un docteur en astrophysique qui a préféré un emploi dans le secteur privé à un poste de Maître de Conférences. Il nous explique les raisons de son choix et les contradictions dans lesquelles de nombreux jeunes docteurs sont embourbés.


Page blanche à : l'ADSL de Lyon, afin qu'elle se présente... Nous aimerions pointer vers une association différente à chaque numéro du Mag.

Le logo de l'ADSL L'Association du Doctorat Scientifique Lyonnais (ADSL) est constituée d'étudiants en DEA, en Thèse, ainsi que de jeunes Docteurs ès Sciences (Cf la liste des adhérents).

L'association, entièrement autonome, est un outil de réflexion et de travail pour tous les doctorants en sciences, sans parenté idéologique ou politique particulière. Au contraire, la variété des disciplines et des formations assure la richesse et le potentiel de l'ADSL.

L'objectif principal de l'association est de créer un véritable ciment entre les étudiants de 3e cycle des établissements d'enseignement supérieur et de recherche de la région lyonnaise. De façon plus précise :
  1. générer et diffuser l'information relative au troisième cycle,
  2. aider et assister les doctorants en quête de débouchés,
  3. favoriser le développement de relations entre les étudiants de troisième cycle,
  4. promouvoir le diplôme de doctorat dans et en dehors du monde académique,
  5. se positionner en tant qu'interlocuteur privilégié dans la vie universitaire.

Le fonctionnement sous forme de groupes de travail, auxquels toute personne interessée peut se joindre, est à la fois très souple et très efficace.
L'association a ainsi participé activement aux Etats Généraux de l'Université à Lyon et a mis en place sur l'Université un système de diffusion de l'information faisant largement appel au réseau Internet et au courrier éléctronique.

Afin de favoriser une approche plus globale des thèmes liés au doctorat, l'ADSL s'est fédérée avec d'autres associations régionales en une structure nationale, la Confédération des Etudiants Chercheurs (CEC).

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez consulter notre page Web : http://www.univ-lyon1.fr/adsl ou vous adresser directement à l'un des membres du conseil d'administration.


D'autres points de vue sur le dossier

Afin de compléter le dossier de ce numéro, nous avons souhaiter ouvrir nos cyber-colonnes à d'autres personnes ou groupes de réflexion qui se sont penchés sur le problème de l'insertion des docteurs.

La présente rubrique s'enrichira au fil des semaines de nouvelles contributions que nous pourrons collecter. Bien entendu, les opinions qui sont exprimées ici ne sauraient engager que leurs auteurs, et pas la Guilde des Doctorants.

Nous avons le plaisir de publier une Lettre Ouverte d'un jeune docteur qui vient de choisir de partir dans l'entreprise.

Ce cas est remarquable : Dominique Méra a obtenu cette année un poste de Maitre de Conférences en Astrophysique, mais néanmoins vient de refuser cet emploi pour partir dans une entreprise d'informatique. Sa lettre ouverte, originellement destinée aux présidents de sections du CNRS, expose parfaitement la contradiction dans laquelle se débattent les jeunes docteurs, pris entre la valorisation de postdocs à rallonge dans le monde universitaire, et les dures réalités des entreprises pour qui c'est un handicap. La lettre souligne aussi la nécessité qu'il y aurait à donner aux candidats aux concours académiques un retour explicite et honnête sur leur candidature.

Vous pouvez aussi trouver le parcours de Dominique Méra dans la section "Témoignages" de notre dossier.

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Lettre ouverte aux commissions du CNRS

Disposant maintenant du recul de trois années de candidatures successives, je me permets de proposer une modification des critères de sélection de la commission de recrutement de la section 14 (astronomie et astrophysique). Je me base sur le compte rendu de la réunion conjointe CNAP/ Section 14 du CNRS qui a eu lieu à l'Observatoire de Haute Provence (OHP) les 4 et 5 septembre 1996. Je désapprouve certaines des conclusions de ce rapport.

Les commissions de recrutement devraient à mon avis progresser sur deux points: la transparence, et le contrôle de la durée des post-doc avant recrutement.

Partons d'une constatation simple, qui figure dans le compte rendu mentionné au début de ce courrier : le flux de recrutement en astrophysique est d'environ 20/an, tandis que le flux des thèses est de l'ordre de 80/an. Donc les trois quarts des personnes qui s'engagent dans une thèse en astrophysique devront se résigner à faire autre chose que de la recherche à l'issue de leur thèse. Or le CNRS recrute actuellement des personnes qui ont deux à trois ans de post-doc uniquement (l'un des candidats admissible au concours 1998 a 33 ans).

Il n'est pas honnête de laisser des docteurs partir en post-doc sans qu'ils sachent auparavant s'ils ont une bonne chance (disons de 90%) d'être recrute à terme. Il est à mon avis de la responsabilité de la commission du CNRS d'avertir honnêtement et officiellement un candidat qui manifestement n'a pas les qualités requises pour faire un bon chercheur. Je préconise que la commission ne se contente pas de refuser un candidat, mais donne en plus la véritable raison de ce refus dans un courrier joint, même si cela peut heurter la susceptibilité du candidat ou de son directeur de thèse.

Le compte rendu de la réunion de l'OHP indique qu'il est de la responsabilité des instances de recrutement d'informer les candidats, par l'intermédiaire des rapporteurs. Cette mesure ne me semble pas suffisante. Je comprend qu'il est parfois difficile à un rapporteur de dire directement à un candidat qu'il ferait mieux de faire autre chose que de la recherche. Un document écrit provenant directement de la commission devrait permettre plus de clarté, car provenant d'un groupe de personnes.

Je pense que le nombre de candidats auxquels la commission recommande un post-doc devrait dépasser de peu (~10%) les possibilités de recrutement ultérieur. La situation actuelle est que plus de 40 docteurs partent en post-doc après leur thèse pour, je le rappelle, environ 20 postes.

Des postes d'ATER