7#,8*4455555555 5 55555 6c5558~6c885k888888 Lettre ouverte aux commissions du CNRS Disposant maintenant du recul de trois annes de candidatures successives, je me permets de proposer une modification des critres de slection de la commission de recrutement de la section 14 (astronomie et astrophysique). Je me base sur le compte rendu de la runion conjointe CNAP/ Section 14 du CNRS qui a eu lieu l'Observatoire de Haute Provence (OHP) les 4 et 5 septembre 1996. Je dsapprouve certaines des conclusions de ce rapport. Les commissions de recrutement devraient mon avis progresser sur deux points: la transparence, et le contrle de la dure des post-doc avant recrutement. Partons d'une constatation simple, qui figure dans le compte rendu mentionn au dbut de ce courrier : le flux de recrutement en astrophysique est d'environ 20/an, tandis que le flux des thses est de l'ordre de 80/an. Donc les trois quarts des personnes qui s'engagent dans une thse en astrophysique devront se rsigner faire autre chose que de la recherche l'issue de leur thse. Or le CNRS recrute actuellement des personnes qui ont deux trois ans de post-doc uniquement (l'un des candidats admissible au concours 1998 a 33 ans). Il n'est pas honnte de laisser des docteurs partir en post-doc sans qu'ils sachent auparavant s'ils ont une bonne chance (disons de 90%) d'tre recrute terme. Il est mon avis de la responsabilit de la commission du CNRS d'avertir honntement et officiellement un candidat qui manifestement n'a pas les qualits requises pour faire un bon chercheur. Je prconise que la commission ne se contente pas de refuser un candidat, mais donne en plus la vritable raison de ce refus dans un courrier joint, mme si cela peut heurter la susceptibilit du candidat ou de son directeur de thse. Le compte rendu de la runion de l'OHP indique qu'il est de la responsabilit des instances de recrutement d'informer les candidats, par l'intermdiaire des rapporteurs. Cette mesure ne me semble pas suffisante. Je comprend qu'il est parfois difficile un rapporteur de dire directement un candidat qu'il ferait mieux de faire autre chose que de la recherche. Un document crit provenant directement de la commission devrait permettre plus de clart, car provenant d'un groupe de personnes. Je pense que le nombre de candidats auxquels la commission recommande un post-doc devrait dpasser de peu (~10%) les possibilits de recrutement ultrieur. La situation actuelle est que plus de 40 docteurs partent en post-doc aprs leur thse pour, je le rappelle, environ 20 postes. Des postes d'ATER Il serait peut-tre ncessaire de remettre en question les postes d'ATER. Ces poste sont l'origine prvus pour les thsards qui n'ont pas eu le temps de finir leur thse avant l'chance de leur financement. Seuls les candidats se destinant l'enseignement suprieur devrait bnficier de tels postes aprs leur thse. Le nombre d'ATER offerts devrait donc tre ajust sur le nombre de postes de matre de confrences, avec une marge plus importante que pour les post-doc. En effet, un poste d'ATER peut permettre un docteur de rechercher un emploi dans le priv en toute srnit. Les demi-postes sont bien entendu supprimer compltement. Les jeunes docteurs doivent vraiment tre dsesprs pour accepter un emploi qui est pay comme un mi-temps, mais qui est en ralit effectue comme un temps plein. Les docteurs en astrophysique devraient ainsi tre conseills judicieusement ds la fin de leur thse quant a leur futur professionnel. Le rajustement entre le flux de thses et le flux de postes doit intervenir le plus tt possible aprs la thse. A propos de la dure des post-doc Une telle formation est tout fait souhaitable, bien que pas toujours possible (pour raisons familiales par exemple). Mais il est inadmissible que des docteurs avec trois ans de post-doc soient recruts comme CR2. La commission devrait limiter un an maximum, sans exception, la dure du post-doc avant recrutement en tant que CR2. Les docteurs souhaitant faire plusieurs annes de post-doc sont alors encourags postuler pour un poste CR1, qui aprs tout est fait pour a. De telles mesures devraient permettre aux jeunes docteurs de mieux grer leur carrire, en vitant certains d'effectuer jusqu'a cinq ans de post-doc avant qu'ils ralisent qu'ils ne sont pas vraiment faits pour la recherche. J'en profite pour vous signaler que l'inscription l'APEC (Agence Pour l'Emploi des Cadres) n'est possible que dans les six mois qui suivent la soutenance de thse. Toutefois, l'excellent serveur Web de cette association est accessible tous, et il n'est pas ncessaire d'tre inscrit a l'association pour rpondre aux annonces. Du devenir des docteurs Former quatre fois plus de docteurs que ncessaire n'est pas une mauvaise chose condition que le surplus ne soit pas considr comme un rebut. Une reconversion dans le domaine des entreprises prives ne s'improvise pas, mais doit tre prpare ds le dbut de la thse. Rechercher un premier emploi dans le priv 30 ans est une tache ardue. De plus, un chef d'entreprise qui voit un docteur ayant attendu plusieurs annes aprs sa thse pour renoncer la recherche se dit juste raison que ce docteur a essay en vain d'entrer au CNRS (ou autres). Par suite, comme cette personne n'a pas eu de poste, c'est un mauvais chercheur aux yeux de l'entreprise. C'est pourquoi ne devraient s'engager dans un stage post-doctoral qu'un nombre de docteurs comparable au nombre de postes offerts. Le rle de la commission du CNRS est mon avis trs important pour rtablir la valeur du diplme de doctorat sur le marche du travail. Persister dans la politique actuelle ne ferait que dvaloriser encore plus (s'il est possible !) le diplme de doctorat, qui l'heure actuelle a moins de valeur qu'un diplme d'ingnieur (j'en ai fait l'exprience personnellement, et je connais plusieurs docteurs qui peuvent le confirmer). Une revalorisation du diplme passe par une sensibilisation des thsards via leur directeur de thse et les directeurs de formations doctorales. Si la totalit des thsards passe le quart de son temps se former une technique utile l'industrie, les chefs d'entreprise verront arriver des docteurs qui non seulement ont une capacit d'organisation, de synthse, etc, mais ont aussi un acquis immdiatement utilisable. Voici deux exemples : un thsard intress par l'informatique pourra par exemple apprendre un langage de programmation industriel (C, C++, ... tout sauf le fortran), et raliser un logiciel complet dont il pourra ultrieurement faire la dmonstration lors d'un entretient de recrutement afin de prouver son savoir-faire. Car le savoir, principal acquis d'un thsard, ne suffit pas s'il n'est pas accompagn d'un savoir-faire. Le second exemple est un thsard passionn d'lectronique qui fait une thse d'astrophysique. Ce thsard pourrait s'intgrer dans une quipe dveloppant un dtecteur, ce qui lui apportera un savoir-faire qu'il sera en mesure de valoriser par la suite, si ncessaire. C'est cette seule condition que la formation par la recherche pourra tre l'avenir reconnue par l'industrie. Comme indiqu dans le compte rendu de la runion de l'OHP, il est de la responsabilit du directeur de DEA de conseiller les candidats sur le choix de la thse et d'assurer un suivi jusqu' l'insertion professionnelle. Une sensibilisation aux techniques de recherche d'emploi ainsi que l'laboration d'un projet professionnel pourraient mme tre intgrs la formation doctorale. En thorie, c'est trs bien, mais en pratique, j'ai bien peur que les responsables des DEA se contentent de conseiller leurs tudiants uniquement vers la domaine de la recherche, en procurant notamment des emplois temporaires (ATER, post-doc, etc...). Cela se comprend : un responsable de DEA n'a en gnral pas une connaissance approfondie de l'industrie... . Ces responsables devraient au moins diriger leurs tudiants concerns vers les diverses associations de docteurs, qui sont en mesure de fournir une aide prcieuse dans la recherche d'emploi dans le priv. De l'valuation des candidats A l'heure actuelle, le dossier d'un candidat est valu sur des critres inadapts. La qualit et la quantit du travail accompli sont seules juges. En particulier, le nombre de publications est un critre important. C'est pourquoi les docteurs ayant trois ans de post-doc, et donc environ deux fois et demi le nombre de publications d'un jeune docteur (je ne compte pas la premire anne de thse) ont quasi-systmatiquement la prfrence. De plus le domaine de recherche est aussi un critre primordial, suivant les priorits scientifiques du CNRS. Un tudiant qui s'engage dans une thse n'a pas la possibilit de juger si le sujet qu'il choisit est " la mode" ou pas. En ralit, l'tudiant choisit plus un directeur de thse qu'un sujet. Pourquoi pnaliser le thsard ayant malheureusement choisi un sujet qui d'office le condamne chouer aux concours de recrutement du CNRS ? Le rapport de la runion de l'OHP, que j'ai mentionn plus haut de nombreuses reprises, indique ce sujet que les instances de recrutement doivent : "Faire les meilleurs choix possibles, compte tenu de la qualit scientifique des dossiers et des enjeux de la discipline (...)", confirmant ainsi mon analyse prcdente. Il est mon avis ncessaire de privilgier l'aptitude du candidat occuper la fonction de charg de recherche plutt que l'paisseur de sa pile de publications. Un tudiant ayant fait sa thse sur un sujet qui ne fait pas partie des priorits du CNRS, s'il a malgr tout des aptitudes a la recherche, devrait se voir conseiller de faire un post-doc sur un autre sujet. La commission du CNRS est idalement place pour jouer ce rle. Inversement, un jeune docteur qui a dvelopp un programme, un instrument ou une comptence dont il est le seul pouvoir se servir ne doit pas tre recrute sur ce seul critre, mme si le projet de recherche associ est " la mode". La commission devrait garder l'esprit le fait qu'elle recrute des fonctionnaires, qui resteront au CNRS vie. Conclusion En rsume, je vous suggre de : Limiter un an de post-doc maximum le recrutement des CR2, sans exceptions. Avertir des leur premire candidature les jeunes docteurs qui de l'avis de la commission ne disposent pas des qualits requises pour faire de la recherche (tout le monde peut se tromper de voie) Donner honntement par crit les vritables raisons qui ont motiv le refus des candidats au CNRS. Conseiller si ncessaire un candidat de changer de sujet. Ecrire un document donnant les critres de slection utiliss par la commission, document diffuser largement auprs des thsards. Responsabiliser les directeurs de thse et de formation doctorale sur leur rle d'assistance la gestion de la carrire du thsard en dehors de la fonction publique. Dominique Mra. uxłhhh(7CKm Y < A6712UV-bd}~ G`.!P!h@9!h!!!!%[%\&&&''''())))))))*(*)***+*P****++S+T+U+++++,,,,,,,/() 712UVcd}~!!!!%\&&))))*)*+T+,,,,,h 0CelluleEnTtePiedDePage ListeEnumNoteDeBasDePageDbutListeEnum ParaListEnum ParagraphePucePuceParaTitreLgende Document Map9&&$<   % @ `,  hhh hh    *,,,=/88-Bk ax25760e.awdmeraTCreated by ApplixWare Release 4.20 (build 1082219622) #1717986918 RTF Export Filter Times New RomanArialSymbolTimes HelveticaTahoma& Times Roman'Times New Roman CE(Times New Roman Cyr*Times New Roman Greek+Times New Roman Tur,Times New Roman Baltic-Arial CE. Arial Cyr0 Arial Greek1 Arial Tur2 Arial Baltic?Times CE@ Times CyrB Times GreekC Times TurD Times BalticE Helvetica CEF Helvetica CyrHHelvetica GreekI Helvetica TurJHelvetica Baltic Tahoma CE Tahoma Cyr Tahoma Greek Tahoma Tur Tahoma Baltic**