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Dernière modification : Monday, January, 28, 2002 Actualit´s Dossier : l'insertion extra-académique des docteurs Des données chiffrées, les résultats de l'enquète HotDocs, des analyses de terrain... La contrib de la rédaction : tout ce que vous désirez savoir sur l'entretien d'embauche... L'URIS Ain-Rhône lance une initiative pour rapprocher doctorants et docteurs en entreprises Des témoignages de docteurs dans le secteur extra-académique.


Dossier : les docteurs dans le secteur extra-académique

Entre 1994 et 1997, les doctorants ont pris collectivement conscience que leurs problèmes de débouchés ne seraient pas résolus par une augmentation des nombres de postes mis au concours de la fonction publique. Collectivement, l'ensemble du monde des Etudiants-Chercheurs -- doctorants et post-docs -- s'est ainsi tourné vers d'autres solutions. Le secteur privé est apparu comme la voie la plus naturelle. Mais, et c'est une spécificité francaise, le docteur y est très peu prisé comparé à l'ingénieur.

Du temps des prises de conscience, nous sommes donc entrés dans celui de la recherche de solutions concrètes. Tâhe d'autant plus ardue, qu'à la différence des emplois publics, les emplois privés ne se décrètent pas.

Le présent dossier fait le point sur la situation actuelle, sur les expériences qui sont menées ici et là pour favoriser l'insertion des docteurs dans le privé. L'enquête HotDocs sur la perception des formations par la Recherche dans l'entreprise, et les travaux du CEREQ sur le devenir des docteurs insérés en entreprise complètent cette radiographie. Nous avons choisi de transmettre l'expérience de certains d'entre nous, qui ont choisi de travailler en entreprise, en publiant quelques conseils pour l'entretien d'embauche. Un autre article, signé R.-L. Benichou, insiste sur la nécessité de préparer son après-thèse le plus tôt possible.

Des témoignages de docteurs qui ont choisi d'aller dans le secteur extra-académique complètent ce dossier. Vous verrez que ces parcours sont très diversifiés, ce qui souligne qu'en la matière les possibilités existent et ne se résument pas au mot "industrie".


La contribution de la rédaction

La coeur de ce dossier se compose de deux articles complémentaires. Le premier, écrit par deux membres de la Guilde des Doctorants, grands anciens de HotDocs qui travaillent maintenant dans une entreprise, vise à donner quelques conseils simples relatifs à l'entretien d'embauche tant redouté. Il se veut le pendant des mini-guides relatifs aux auditions CNRS/MdC.

Le second, dû à René-Luc Bénichou de l'ABG, montre la nécessité de préparer l'après-thèse le plus tôt possible, en particulier pour se sensibiliser au monde de l'entreprise dans lequel plus de la moitié des docteurs seront amené à chercher du travail.

Enfin, une mini-revue de presse et des liens vers d'autres textes sur le même sujet complètent ces deux articles.

Last but not least, c'est un plaisir de remercier René-Luc Bénichou pour sa contribution à ce numéro du Mag.

L'entretien d'embauche et ses secrets ]   [ Préparer l'après-thèse ]   [ Compléments d'information ]


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'entretien d'embauche sans jamais avoir osé le demander.

Les auteurs : Fabien Torriéro et Loic Mahé

Fabien Torriéro, 30 ans, est controleur de gestion aux Transports Frigorifiques Européens depuis l'automne 1997 après une première expérience dans cette fonction chez Saunier (Roanne). Fabien Torriéro est spécialiste d'économie des transports et est passé dans le secteur privé avant d'avoir fini sa thèse. Il a toutefois valorisé cette expérience doctorale comme expertise en économie des transports, notamment grâce aux travaux qu'il a effectué dans le cadre de contrats entre son laboratoire d'accueil et divers partenaires non-académiques.

Loic Mahé, 29 ans, est ingénieur/formateur en informatique chez Twam, une petite société d'ingénierie informatique de Toulouse. Il est docteur en chimie théorique. Juste après sa thèse, il est passé dans le secteur privé oùgrave; son expérience d'enseignant a été valorisée. L'expérience qu'il a acquise d'Internet et des outils informatiques au sein de la Guilde des Doctorants et de Action-HotDocs lui a aussi été utile.

L'article

De toutes les épreuves auxquelles a été confronté le doctorant dans sa quête du Graal, l'entretien d'embauche est certainement celle à laquelle il a été le moins préparé, sauf en cas d'expérience déja vécue ou de formation adéquate pendant la thèse. Loin de combler l'intégralité de cette lacune, il s'agit ici de donner quelques conseils qui permettront de ne pas se trouver totalement démuni à la veille de cet instant primordial.

D'abord, il importe de se ménager une journée de repos la veille de l'entretien afin de le préparer sereinement. Eviter également la multiplication des entretiens dans une même journée. Bien que l'épreuve soit courte, son intensité émotionnelle épuise rapidement les batteries nerveuses du candidat.

Sacher aussi qu'aucun entretien d'embauche ressemble à un autre. La forme qu'il va prendre dépendra fortement de la personnalité de l'interlocuteur. Rarement complètement directif ou totalement libre, l'entretien ne durera guère plus de trois-quarts d'heure. Un entretien écourté est presque synonyme de rejet immédiat de la candidature. Mais un entretien prolongé ne signifie pas forcément que le poste est décroché. En effet, le premier entretien a toujours pour objectif d'établir le contact avec le candidat et d'effectuer un second tri, la première barrière que constitue la lecture du CV par le recruteur ayant été franchie avec succès. Dans de nombreux cas, plusieurs (plus de 2, parfois jusqu'à 5 ou 6) entretiens seront imposés au candidat, pour diverses raisons (tester celui-ci, retard dans l'attribution de crédits, indécision,etc). Il s'agit alors de s'accrocher, mais celà peut aussi donner au candidat l'occasion de réfléchir sur le serieux de l'opportunité qui se présente. Si le candidat a le sentiment d'être balladé, autant abandonner.

Côté interlocuteurs, plusieurs configurations risquent d'être opposées au candidat :

Dans ces deux derniers cas, outre le cursus du candidat seront abordées des considérations plus techniques directement en prise avec le poste à pourvoir.

Fondamentalement, les démarches ne sont guère différentes. Dans la première, on rajoute simplement un filtre. Quoi qu'il en soit, l'entretien sera balisé par les points suivants :

Le cursus : soit on demande de l'aborder de manière chronologique (description des études puis du cursus professionnel), soit l'initiative de la présentation est laissée au candidat. Dans ce cas, également privilégier une démarche chronologique qui fera partir du bac jusqu'au dernier poste occupé. Cela permettra au candidat de jalonner son parcours et d'en valoriser chacune des étapes. Ne mentionner toutefois que les points les plus importants, soit directement en rapport avec le profil du poste, soit apportant un plus à votre candidature. Outre l'acquisition de compétences de base puis plus particulières, l'ouverture sur l'entreprise par des stages, le travail en équipe mais aussi l'expérience d'enseignement sont autant d'éléments fortement appréciés par les recruteurs. Il est également tout-à-fait possible de citer des expériences extra-professionnelles à partir du moment où elles enrichissent la perception qu'a du candidat le recruteur (ex : expériences associatives ou "militantes").
Il convient de reprendre les étapes fondamentales décrites dans le CV. Enfin, rester positif par rapport à une expérience vécue même si elle a été douloureuse sera le signe d'un candidat lucide sachant tirer les leçons du passé sans en conserver la moindre amertume.

Terminer sa présentation par le dernier poste en charge permet de mettre en valeur ses compétences actuelles mais aussi d'enchaîner directement sur ses souhaits en matière de fonction et de responsabilité. En effet, que le candidat ait répondu à une offre d'emploi ou ait adressé une candidature libre, les exigences précises du ou des recruteurs ne lui seront totalement dévoilées qu'une fois ses propres cartes abattues. Jouer la carte de la transparence, même si le candidat a eu vent d'informations sur le poste, se révèle être la stratégie gagnante. Mieux vaut un recrutement avorté pour incompatibilité entre votre vision du poste et celle qu'en a le recruteur plutôt qu'une douloureuse expérience.

La présentation détaillée du poste par le ou les recruteurs ne démarre donc qu'une fois la personnalité du candidat délimitée. Elle pourra même n'avoir lieu que lors du second entretien dans le cas où la première rencontre n'a lieu qu'en présence du DRH. Cette présentation sera l'occasion pour le candidat de poser des questions afin d'éclaircir des points d'ombre et de faire preuve d'intérêt pour le poste si son profil converge avec celui défini par l'entreprise.

Immanquablement sera posée la question suivante : "Comment vous projetez-vous dans cinq ou dix ans sur le plan professionnel ?". Incontestablement, apporter une réponse posée démontrera son aptitude à l'élaboration d'un projet professionnel, solide preuve de maturité. Ne pas omettre alors de valoriser la position du poste convoité dans l'accomplissement de votre projet professionnel.

Bien sûr, ce canevas n'est pas exhaustif mais il est clair que chacun de ces points sera abordé lors d'un entretien (le cursus et les compétences ; les souhaits du candidat en matière de fonction, responsabilité, l'évolution de la carrière).
Les préparer le plus minutieusement est donc essentiel. Le plus souvent, le candidat sera invité à parler sur les deux premiers tandis que le quatrième fera l'objet d'une question à brûle pourpoint. Bien évidemment, des questions d'ordre technique seront également abordées afin de tester les capacités du candidat. Répondre toujours de manière brève mais précise et éviter les disgressions constituent les règles de base. Sinon le candidat sera rapidement remis dans le droit chemin, non sans qu'on lui en ait fait la remarque. Plus généralement, ne pas bluffer et tenir un discours cohérent est un gage de sécurité pour le candidat. Il est souvent aisé pour le recruteur de prendre des renseignements sur le candidat à son insu.

Enfin, persiste toujours la dimension humaine : conserver son sang-froid et le sourire sera le petit plus qui pourra peut-être provoquer la différence. L'entretien reste avant tout un exercice de séduction.

En marge de ces conseils, quelques remarques sur le CV : éviter les zones d'ombre. Toujours stipuler les renseignements pratiques qui seront susceptibles de servir lors de l'embauche (date de naissance, coordonnées). Pour un jeune cadre, une page maximum. Le CV doit aller à l'essentiel, décrire ce que le candidat a réalisé. Dans la lettre de motivation, le candidat se doit d'insister sur ses qualités, ses spécialités, ce qu'il peut apporter à l'entreprise mais sans jamais être redondant par rapport au CV.

Et maintenant, c'est à vous de jouer. Bonne chance à tous.


L'après-thèse se prépare pendant la thèse

L'auteur : René-Luc Bénichou (ABG) pour Le Mag de la Guilde des doctorants

Présente-t-on encore René-Luc Bénichou ? Journaliste travaillant pour le compte de l'ABG, c'est un des premiers à avoir soutenu HotDocs peu de temps après sa création. On lui doit d'avoir fait beaucoup de publicité pour la Guilde et pour le rapport HotDocs et d'avoir contribué au développement des activités Internet de l'ABG.

L'article

Depuis 1992, un jeune docteur sur deux connaît une insertion professionnelle plus longue et difficile qu'il ne l'avait prévu ou espéré, c'est-à-dire qu'il ne parvient pas à trouver un emploi durable dans l'année qui suit l'obtention de sa thèse. Dans le meilleur des cas, les séjours post-doctoraux et les contrats d'attachés temporaires d'enseignement et de recherche (ATER) permettent de ne pas rester inactif, de percevoir une rémunération et, surtout, d'engranger des expériences et des publications supplémentaires. Mais il y a également les petits boulots alimentaires, fortement déqualifiés par rapport aux compétences et à l'expérience dont un docteur peut se prévaloir, voire le chômage pur et simple. Cette situation de l'emploi des jeunes docteurs est très largement connue. Chaque année, le ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie produit un rapport statistique détaillé sur les études doctorales et leurs débouchés. De la même manière, les données de l'Association Bernard Gregory complètent et précisent l'étude du ministère en se focalisant sur l'insertion professionnelle des jeunes docteurs dans les entreprises. Bref, on a peine à croire qu'un étudiant s'engageant en DEA et, a fortiori, en première année de thèse, puisse ignorer l'état du marché de l'emploi dans la discipline qu'il a choisie.

Doctorants et autruches Histoire de rire (jaune) : le dessin d'Hélène qui illustre 
le papier de R.-L. Bénichou

Pourtant, force est de constater, non sans un certain découragement, que trop nombreux sont encore les jeunes scientifiques qui attendent d'avoir achevé leur thèse ou leur postdoc pour se préoccuper sérieusement de leur recherche d'emploi - et tomber des nues si celle-ci ne se passe pas très bien. A tel point qu'on finit par se demander comment il peut être possible que ces jeunes chercheurs, professionnels jusqu'au bout des ongles en matière de recherche et développement, oublient d'appliquer ce professionnalisme dès lors qu'il s'agit de leur propre avenir.

Mais ce comportement est-il si surprenant ? Il paraît difficile d'affirmer que les thésards ne réfléchissent pas suffisamment à leur projet professionnel. Car au fond, à bien étudier les choix qu'ils effectuent après la thèse lorsqu'ils ne trouvent pas immédiatement un emploi à durée indéterminée, on en arrive au contraire à la conclusion que la majorité d'entre eux ont un projet professionnel bien arrêté : continuer à faire de la recherche (sous-entendu : fondamentale). Et de ce choix découlent les stratégies d' " attente active " qu'ils mettent en oeuvre dans les années qui suivent l'obtention de la thèse : cumuler les activités d'enseignement et de recherche en optant pour des contrats d'ATER et des séjours post-doctoraux à l'étranger n'est pas déraisonnable si l'on souhaite se présenter aux emplois de maîtres de conférences à l'université ou à ceux de chargés de recherche dans les organismes publics de recherche.

Ce qui est déraisonnable par les temps qui courent, en revanche, c'est de mettre tous ses oeufs dans le même panier, de parier sur la réussite aux concours de recrutement de l'enseignement supérieur et de la recherche publique. Il est bien sûr compréhensible que la science passionne ces jeunes gens. Après tout, ils consentent des sacrifices personnels non négligeables pour préparer leur thèse, puis pour compléter leur expérience de recherche après la thèse. Le métier lui-même, et son environnement, ne sont pas des plus reposants ni des plus tendres. A l'âge où la plupart des jeunes diplômés sont devenus des jeunes cadres pouvant songer à leur propre existence (fonder un foyer, avoir des enfants, faire des projets personnels), les jeunes docteurs et, surtout, chercheurs post-doctoraux, en sont encore à accumuler les incertitudes quant à leur avenir. Tant qu'ils n'ont pas de situation stable, leur vie privée reste souvent incertaine et problématique.

Mais c'est précisément cette arrivée tardive sur le marché du travail et les conséquences qu'elle entraîne dans leur vie de tous les jours, qui devrait les inciter dès le départ à redoubler de précautions et, notamment, à se ménager plusieurs portes de sortie.

Ces portes de sortie supplémentaires se trouvent évidemment hors du laboratoire de recherche académique, dans les secteurs de l'industrie et des services, et pas seulement dans la seule fonction de recherche et développement. Les docteurs peuvent exercer leurs compétences dans bon nombre d'autres activités essentielles à la vie économique et sociale. Encore faut-il qu'ils en aient l'idée (et donc qu'ils s'attardent un peu à observer le monde qui les entoure et, pour cela, à lever le nez de la paillasse), mais aussi qu'ils aient une conscience plus claire des compétences et des qualités qu'ils acquièrent et enrichissent tout au long de leurs études, puis de leur expérience de la recherche. A cet égard, nombreux sont ceux qui manquent manifestement de confiance en eux.

On ne se bercera pas d'illusions en songeant qu'il pourrait exister une recette miracle à la nécessité d'ouverture durant la thèse, condition sine qua non à une prospection d'emploi élargie de manière pertinente. Ce qui est certain, c'est que les démarches à mettre en oeuvre se situent bien en amont de l'apprentissage des techniques de la recherche d'emploi. La question n'est pas ici de savoir comment bâtir un curriculum vitae qui tienne la route, ou de savoir comment se comporter lors d'un entretien d'embauche. On ne se fait d'ailleurs pas de soucis sur les capacités des docteurs à absorber ce savoir théorique et empirique en un minimum de temps.

Du reste, il ne s'agit finalement que de transposer à l'entreprise les efforts que l'on accomplit pour se préparer à une carrière académique. Chacun sait que les concours de recrutement des universités et des organismes se préparent bien avant qu'ils aient effectivement lieu. Le candidat à un emploi académique doit d'une part engranger des publications, d'autre part assurer sa propre promotion auprès d'équipes de recherche susceptibles d'être intéressées par son profil, ses travaux et projets. En d'autres termes, il doit se faire remarquer. Il va donc sortir de son laboratoire pour participer à des congrès scientifiques, si possible internationaux. D'une manière générale, il va essayer de profiter de toutes les occasions d'élargir son réseau relationnel. Dans le même temps, il met à profit ses dons d'observation critique pour étudier la manière dont fonctionnent les laboratoires dans lesquels il travaille, et apprend peu à peu les rouages intimes du milieu scientifique : son organisation, ses circuits de décision, ses lobbies, ses règles tacites.

A moins d'effectuer sa thèse en entreprise, il paraît difficile d'atteindre un tel degré de connaissance du fonctionnement de l'industrie et des services. Cela n'exclut pas pour autant de recourir à des intermédiaires qui peuvent transmettre une partie de cette connaissance. La presse, les salons professionnels, les forums de recrutement, la lecture des offres d'emploi, les contacts industriels de son laboratoire, les anciens qui travaillent en entreprise... Sans oublier bien sûr son propre réseau relationnel, notamment familial.

Depuis 1997, les Doctoriales constituent une opportunité supplémentaire de découvrir le monde de l'entreprise, présenté non pas par des universitaires mais par les industriels eux-mêmes et par des consultants d'entreprise. La formule résidentielle des Doctoriales, le mélange des thésards de toutes disciplines, le travail en équipe, la nécessité de communiquer, la réflexion sur ses propres capacités et compétences amorcée par des professionnels des ressources humaines... tout ceci fait des Doctoriales une initiative réellement novatrice dans le paysage de la formation par la recherche. Elles mettent à mal nombre d'idées reçues, font comprendre aux thésards l'enjeu de l'innovation pour l'entreprise, éclairent les places et les rôles que les docteurs peuvent occuper naturellement ou conquérir, donnent un aperçu vécu de ce qu'est réellement le travail en équipe.

Peut-être même peut-on espérer qu'elles aient une influence bénéfique non seulement sur la réflexion des thésards, mais aussi sur celle de leurs directeurs de thèse, des responsables de laboratoires, des formations de troisième cycle, qui prennent ainsi davantage conscience de leurs propres insuffisances par rapport au devenir professionnel des étudiants qu'ils ont à former. Il est très encourageant de voir la forte mobilisation des universités, des écoles et des centres de recherche autour des Doctoriales. Il y avait bien longtemps que l'on n'avait assisté à une telle dynamique autour de l'insertion professionnelle des thésards, de la part de leurs formateurs. De la même manière, comment ne pas être satisfait de voir autant d'industriels, de responsables d'entreprises, petites et grandes, repartir des Doctoriales en y laissant les idées préconçues qu'ils se faisaient des docteurs ?

Ce sont-là les Doctoriales officielles. Mais il y a aussi toutes les dérivées de Doctoriales que les thésards, leurs associations, leurs forums, leur encadrement peuvent provoquer à tout moment : organiser spontanément des visites d'entreprises, rencontrer des anciens, organiser des colloques où l'on n'oublie pas d'inviter les entreprises... On l'a dit : il n'y a aucune recette. Il y a une vie extrêmement riche après la thèse, mais c'est pendant la thèse qu'elle se prépare. Avec de l'imagination, de la volonté, de la ténacité et, bien sûr, de l'audace.


Compléments d'information

Le lecteur est aussi invité à consulter les trois textes suivants, rédigés entre 1995 et 1996, qui sont centrés sur des thèmes proches de celui de notre dossier :

Beaucoup d'articles et de dossiers ont été consacrés à cette question dans la presse. Le lecteur pourra utilement consulter (liste non exhaustive, voir la revue de presse de la Guilde pour plus de titres) :