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Dernière modification : Thursday, July, 2, 1998
l'Actualité
Dans le cadre de notre rubrique Actualité consacrée aux rumeurs persistantes sur la suppression des financements de thèse des EPIC, nous reproduisons ici deux textes que nous a transmis l'Intersyndicale. Il s'agit principalement d'une déclaration présentée à Vincent Courtillot le lundi 26 janvier 1998. Elle décrit de manière précise la position de l'Intersyndicale sur le projet de réforme des formations doctorales dans les EPIC.
Saclay, le 26 Janvier 1998
M. Le Ministre de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la RechercheDe façon autoritaire et sans concertation, vous avez décidé de réserver la préparation des thèses aux seuls laboratoires universitaires ou associés à l'Université. Les laboratoires des organismes de recherche, tels que le CNRS, le CEA, l'INSERM, l'INRIA... n'ayant pas fait l'objet d'un contrat avec une Université, ce qui peut être le cas des laboratoires propres, n'y seraient plus autorisés. Or, nous sommes pour un partenariat équilibré entre Université et organismes de Recherche. De plus, vous déclarez qu'une thèse ne peut se faire que sous la responsabilité d'un professeur, ce qui est une remise en cause du décret du 30 Mars 1992 signé par Lionel Jospin.
Exclure les thésards des laboratoires de recherche publique porte atteinte à la vocation de ces derniers à organiser la formation à et par la recherche, qu'ils soient EPST ou EPIC, condamne ces structures à l'isolement et coupe les étudiants des organismes de recherche à plein temps. Dès maintenant, cette mesure se traduit par une diminution des financements de thèse qui peuvent être proposés aux étudiants de DEA. Cela désorganise gravement la préparation de la rentrée 1998, tout en hypothéquant l'avenir de la recherche française.
C'est pourquoi nous exprimons notre opposition résolue à votre projet de réforme des thèses. L'actuelle réglementation permet déjà aux Universités d'assurer un contrôle efficace sur le déroulement de toutes les thèses, de la première inscription jusqu'à la soutenance.
Une manifestation du siège du CEA jusqu'à votre ministère, a eu lieu le 21 Janvier dernier. Une délégation a été reçue par un de vos collaborateurs, M. Coulon. Nous lui avons remis une pétition comportant plus de 2500 signatures. Nous avons fait part de la colère que soulève cette réforme parmi nos collègues et qu'accentuent les déclarations totalement injustifiées que vous avez pu faire dans la presse. Nous avons exigé la suspension de la réforme et demandé qu'une véritable concertation s'engage sur le statut des thésards dont nous refusons le nivellement par le bas.
Monsieur Le Ministre, acceptez-vous d'établir un moratoire pour l'année en cours, de le faire savoir de toute urgence et d'ouvrir de véritables négociations avec tous les partenaires concernés ?
Coordination CEA-SACLAY soutenue par CGT, CFDT, CGC SGEN-CFDT - SNCS-FSU - SNIRS-CGC - SNESUP-FSU - SNPCEN-FSU - SNPTES-FEN-UNSA - SNTRS-CGT
La version originale de ce texte, signé de l'Intersyndicale, se trouve sur le serveur du SNCS.
SGEN-CFDT - SNCS-FSU - SNIRS-CGC - SNESUP-FSU - SNPCEN-FSU - SNPTES-FEN-UNSA - SNTRS-CGT Coordination CEA-SACLAY soutenue par CGT, CFDT, CGC
De façon autoritaire et sans concertation, le Ministère de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche a décidé de réserver la préparation des thèses aux seuls laboratoires universitaires ou associés à l'Université. Les laboratoires des organismes de recherche, tels que le CNRS, le CEA, l'INSERM, l'INRIA... n'ayant pas fait l'objet d'un contrat avec une Université, ce qui peut être le cas des laboratoires propres, n'y seraient plus autorisés. Or, nous sommes pour un partenariat équilibré entre Université et organismes de Recherche.
Exclure les thésards des laboratoires de recherche publique porte atteinte à leur vocation à organiser la formation à et par la recherche, qu'ils soient EPST ou EPIC, et condamne ces structures à l'isolement et coupe les étudiants des organismes de recherche à plein temps. Dès maintenant, cette mesure se traduit globalement par une diminution des financements de thèse qui peuvent être proposés aux étudiants de DEA.
C'est pourquoi les signataires expriment leur opposition résolue au projet de suppression des thèses dans les laboratoires de recherche non associés contractuellement, l'actuelle réglementation permettant aux Universités d'assurer un contrôle efficace sur le déroulement des thèses, de la première inscription jusqu'à la soutenance. En restreignant les possibilités d'accueil des thésards, ce projet ne pourrait que pénaliser les étudiants tout en hypothéquant l'avenir de la recherche française.