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Guilde des doctorants

 

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Profils de Postes 2005 : saisissez des profils !!

Propositions pour un accès gratuit et simple
aux informations sur les thèses
et sur les procédures de recrutement

S'appuyant sur son expérience, la Guilde des Doctorants émet quelques propositions sur la diffusion d'information via Internet sur les thèses et les concours de recrutement. Nous vous invitons à les lire et, si vous les approuvez, à nous le signaler.

Dans quelques semaines, la Guilde des Doctorants s'associera avec d'autres associations de doctorants pour transmettre cette proposition au ministère de l'Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie. Nous espérons que ces propositions recevront un accueil favorable. Pour cela, votre soutien est indispensable.

Nous vous remercions par avance pour votre participation.

Cliquez ici pour signer à cet appel


1. Les thèses devraient être disponibles gratuitement sur le réseau Internet.

Près de 65.000 doctorants travaillent en France actuellement et plus de 10.000 thèses sont soutenues chaque année. Elles constituent un gisement d'information tout à fait remarquable : souvent rédigées de manière plus pédagogiques que les articles publiés dans les revues spécialisées, elles fournissent souvent un état des lieux très complet d'un sujet, accompagné d'un bibliographie exhaustive et d'explications complémentaires qu'il est parfois difficile de trouver ailleurs.
Ces dernières années, la généralisation de l'outil informatique rend possible la constitution d'un fond documentaire inestimable, à savoir la mise en ligne intégrale de toutes les thèses et de leurs résumés, ainsi que leur indexation par un moteur de Recherche. Le réseau Internet fournit le canal de diffusion et d'accès idéal pour ce fond documentaire.

L'impact sur la Recherche d'un tel outil serait considérable : que de temps gagné pour un chercheur désireux d'utiliser plusieurs années après des travaux sur un sujet donné, que de temps gagné pour un jeune doctorant dans ses recherches biliographiques... De plus, cet outil serait un beau moyen de valoriser la Recherche et la langue Francaise. Enfin, il y a fort à parier que, d'ici quelques années, d'autres pays se doteront d'un outil de ce type, ce qui leur donnera un avantage dans la bataille de l'Intelligence.

Divers outils existent déjà comme le service Téléthèse mais qui ne propose qu'un accès Minitel par 3615, un telnet payant ou un CDROM assez onéreux (voir annexe). Mentionnons aussi le fond de microfilms de l'atelier de reproduction des thèses.
Clairement, ces outils appartiennent au passé et vivent leurs dernières années en tant qu'outil de consultation (le microfilmage étant utile pour archivage à long terme). A l'avenir, la consultation se fera de plus en plus via des réseaux à haut débits, les recherches se faisant en direct sur une base perpétuellement remise à jour.

Mais de qui relève cette mission ? Quelle organisation est la plus à même de mettre en place cet outil ? Nous pensons que cela est du ressort de l'Etat. En effet, d'une part les informations comme le titre, le résumé de la thèse, les mots-clefs, la composition du jury ainsi que la date de soutenance ont valeur officielle. Selon l'article 28 de l'arrêté du 30 mars 1992 dont le titre 3 régit les études doctorales :

Art. 28. - Sur le diplôme de docteur délivré figure l'indication de l'établissement de soutenance. Y figure également une indication de spécialité ou de discipline, le titre de la thèse ou l'intitulé des principaux travaux, les noms et titres des membres du jury, la mention obtenue par le titulaire.

Mais d'autre part et surtout, seul l'Etat pourrait garantir la quasi exhaustivité et la pérennité d'un tel service qui s'apparente en fait à une bibliothèque universitaire virtuelle nationale.

Nous demandons donc aux services concernés (l'ABES pour le Ministère de l'Éducation Nationale de la Recherche et de la Technologie, et l'INIST pour le CNRS) de rendre publiques et gratuites ces informations qui existent déjà sous forme électronique payante (minitel, CDROM...).

Afin d'alléger la charge de travail de ces organismes, il serait en outre très intéressant de permettre aux doctorants de remplir le "formulaire d'enregistrement de thèse soutenue" directement par voie électronique comme c'est déjà le cas des thèses de mathématiques (ATM). Ces données devraient ensuite être validées par le service compétent de l'établissement délivrant la thèse et indexées ensuite dans la base de données. Cette méthode présente deux avantages :

  • - Elle élimine les erreurs dûes à la double saisie.

    Actuellement, les secrétariats doivent retaper ce que l'étudiant doit dactylographier sur le formulaire d'enregistrement (ce qui nécessite une machine à écrire ; objet qui se fait rare dans certains laboratoires) alors que ces informations sont déjà dans le fichier utilisé pour écrire la thèse.

  • - Les délais de mise à disposition de l'information seraient notablement réduits.

    L'accès aux informations sur les thèses est particulièrement important dans les mois qui suivent la soutenance (pour des raisons scientifiques évidentes et pour faciliter la recherche d'emploi du docteur dans le secteur académique).

2. Diffuser les informations sur les recrutements

Informations CNU

Nous proposons que chaque section du CNU dispose d'un espace d'affichage sur le WEB. On y trouverait au minimum la composition des sections CNU (qui est une donnée publique) ainsi que les résultats de la phase de qualification.
Il pourrait aussi être utile que les sections qui le souhaitent rendent publics leurs critères de qualification.

Informations concours

De plus, afin d'encourager un jeu ouvert et que les personnes les plus concernées ne soient pas les dernières au courant des résultats les concernant, nous pensons nécessaire de diffuser au fur et à mesure de la procédure de recrutement des informations :

  • sur les profils des postes offerts au concours
  • sur les auditionnés
  • sur les classements
  • sur les affectations finales

Ces idées ont été experimentées pour les mathématiques en 1997-1998 sur le serveur de la SMAI ou sur d'autres serveurs comme celui de la Guilde des Doctorants.

L'experience a montré que la machine à profils de la Guilde des Doctorants répond très bien au besoin d'information sur les profils de postes et contacts associés. Serveur à vocation nationale, il évite l'émiettement des données et, basé sur un volontariat coopératif, il est très souple d'emploi. Enfin, rappelons que, du point de vue légal, seule l'information publiée au Journal Officiel fait foi et donc que le ministère ne peut héberger une "machine à profils" comme celle de la Guilde des Doctorants.

Les troisièmes et quatrièmes phases (classements et affectations finales) devraient incomber au ministère car celui-ci dispose de l'information en question dès la fin du concours, puis à la fin de la saisie des voeux. C'est de plus une information institutionnelle.
La mise à disposition des résultats de toutes les commissions de spécialistes ferait gagner beaucoup de temps aux candidats et enseignants-chercheurs qui, dans l'état actuel des choses, passent parfois un temps conséquent (et inutile) à vérifier des bruits de couloirs sur les jeux de désistement de tel ou tel candidat entre plusieurs universités. Enfin, la mise à disposition des affectations finales est utile pour deux raisons. Tout d'abord elle permet de savoir qui va où, ce qui est utile pour retrouver les gens après l'obtention de leur premier poste et la mobilité éventuelle associée. Ensuite, elle permet de se faire une idée du nombre de désistements sur chaque poste. Cette information est utile pour les commissions de spécialistes qui peuvent parfois être tentées de classer trop peu de candidats, ou qui n'accorderaient pas tout le soin nécessaire au choix des quatrième et cinquième classés.

Des données statistiques sur le recrutement (ancienneté post-thèse au recrutement par section, taux de recrutement local par section et établissements) permettraient de se faire une idée précise de la pression dans chaque discipline, et des pratiques "endogamiques". Cela contribuerait à l'amélioration de la transparence des concours, à leur ouverture et, enfin, permettrait d'avoir une vision plus claire des conditions de recrutement au fil du temps.


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Annexe : la Recherche d'informations sur les thèses en France

Introduction

Plusieurs organismes publics proposent des solutions (payantes) pour accéder aux informations sur les thèses soutenues en France, comme l'ABES pour le ministère et l'INIST pour le CNRS.

Afin de permettre d'y accéder gratuitement, S. Cordier a lancé l'ATM (Annuaire des Thèses de Mathématiques) et nous vous invitons à soutenir cette initiative en signant cet appel.

Si vous constatez des erreurs et/ou omissions dans cette page merci de les signaler.

1. L'ABES

L'ABES (qui "dépend" du ministère) propose différents moyens de trouver de l'information sur les thèses (voir téléthèse pour en savoir plus)

  • par minitel 3615 SUNK*THE (1FF la minute environ)
  • par telnet avec un abonnement à un prix de 150 FF/heure
  • par CD ROM qui coûte 5500 FF/an

La revue Arabesque, (septembre 1998 , numéro 11) donne pas mal d'informations sur le débat actuel à propos des thèses et de leur mise sur le réseau en particulier. On y lit par exemple :

  • A l'Université de Paris-Sud , "sur les 500 thèses soutenues, environ 20 % sont demandées en prêt dans les deux ans qui suivent la soutenance. Ensuite, la proportion des prêts tombent en dessous de 5 %. "
  • "Le délai d'intégration d'une thèse dans la base est au minimum de six mois. En réalité, la complexité et la lourdeur du circuit de signalement et le nombre des différents intervenants (universités, bibliothèques, pôles de signalement) font que mi-98, à peine 50 % des thèses soutenues en 1997 sont signalées".
  • "Chaque mois, environ 3 000 utilisateurs interrogent Téléthèses ; 5 % des connexions sont effectuées par Telnet et 95 % par minitel. Les utilisateurs sont essentiellement des étudiants, enseignants-chercheurs, bibliothèques, entreprises du secteur public et privé en France mais aussi à l'étranger."

  • (Source : l'Arabesque, septembre 1998 , numéro 11 ).

2. L'INIST

L'INIST (qui "dépend" du CNRS) propose également une consultation de sa base de données mais elle est volontairement limitée pour inciter les utilisateurs à acheter la version payante de PASCAL . Cette base dite de "monographie" répertorie 130000 documents dont environ 9000 avec le code "Thèse".

Vous pouvez effectuer une recherche dans cette base pour savoir si votre thèse y est répertoriée.

Conseils :

  • mettre la lettre "T" dans la rubrique "code INIST",
  • entrez votre nom et votre prénom sans virgule (par exemple "cordier stephane") dans la rubrique "Auteur", et appuyer sur rechercher
Si votre thèse n'y est pas, écrivez à l'INIST.

En ce qui concerne spécifiquement les mathématiques, le plan de classement adopté ne parait pas satisfaisant. L'utilisation de classification adaptée à la communauté mathématique (solution préconisée par la Cellule MathDoc) à savoir le MSC2000 (Mathematical Subject Classification) parait plus adaptée.

3. L'Annuaire des Thèses de Mathématiques (ATM)

L'ATM (Annuaire des thèses de Mathématiques) réalisé en collaboration avec la cellule MathDoc donne accès gratuitement au résumé des thèses de mathématiques et permet également de contacter le doctorant par courrier électronique et éventuellement de récupérer le manuscrit par ftp (fichier postscript généralement).
 

3. Les thèses à l'INRIA

L'INRIA publie les rapports qui sont produits dans ses laboratoires. En particulier, elle publie les thèses. Cette initiative est intéressante mais, malheureusement, elle ne résoud pas le problème de l'émiettement des informations...

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Dernière modification de cette page: Monday, May 27, 2002