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Guide du doctorant : mode d'emploi
Ce guide est le fruit du travail bénévole de
doctorants et jeunes
chercheurs. Tout comme le logiciel libre sur Internet, il a vocation à
évoluer et se remettre à jour grâce à
vos contributions. Si vous voulez participer, voici la description du
mode de travail utilisé.
Pour nous aider, pour faire une suggestion,
ou si vous n'y trouvez pas une information
que vous possedez et jugez utile, contactez :
gdd-guide@jeunes-chercheurs.org.
Guide du Doctorant :
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Subsections
Les carrières dépendent évidemment de nombreux facteurs
dont les capacités individuelles, la personnalité, la motivation
etc. mais aussi tout simplement les possibilités qui sont offertes
et le fonctionnement interne de l'organisme. J'ai rassemblé
ici ces derniers points qui complètent les perspectives qui
sont indiquées dans les grilles de rémunération données
plus haut. On trouvera donc les instances d'évaluation qui
nous pilotent, les conditions d'avancement, les possibilités
de mobilité, et les concours interne.
Le Ministère chargé de la recherche (dont le sigle à été
MRT, MRE, MENESRIP, puis MENRT...) est composé de nombreuses instances
où peuvent être amenés à siéger les agents les plus
brillants ou du moins les mieux « côtés » (quels que soient les
critères). On peut citer :
- Le cabinet, composé de conseillers techniques qui sont parfois
des enseignants-chercheurs ou des ingénieurs détachés, qui met en
9#9uvre la politique du Ministre.
- Le CSRT (Conseil Supérieur de la Recherche et de la Technologie)
qui donne son avis sur les projets du Ministre (loi, budget...),
composé essentiellement de chercheurs et enseigants-chercheurs
- Les DRRT (Directions Régionales à la Recherche et à la
Technologie) qui sont les représentants en région du Ministre. Ce
sont souvent des équipes composées de quelques chercheurs ou
enseignants-chercheurs détachés (parfois à mi-temps).
A côté du Ministère, il existe d'autres instances plus ou
moins autonomes. La première, la CPU (Conférence des Présidents
d'Université) regroupe comme son nom l'indique les représentants des
universités, qui elles, sont autonomes. Cette instance consultative
est présidée par le Ministre chargé de l'Enseignement
Supérieur. Elle a été créée en 1971. Son but est "de permettre
aux présidents de confronter leurs expériences, mutualiser leurs
connaissances et s'affirmer comme interlocuteurs incontournables de la
réflexion sur l'enseignements supérieur et la recherche (exemples:
relations internationales, applications informatiques, gestion...)".
Il existe également l'Institut Universitaire de France, qui permet
à des enseignants-chercheurs d'avoir une décharge d'enseignement
pendant un certain nombre d'années en étant « détachés » à
l'Institut (qui un organisme sans mur). Enfin, il y a le CNESER qui est
une instance consultative.
Ensuite, chaque organisme est doté de structures chargées
d'évaluer le personnel. Les principales sont le CNU (Conseil National
des Universités) pour les universités et le Comité National pour
le CNRS. Chacun d'eux est composé de sections en fonction de la
spécialité. Pour le CNU, la liste ci-dessous donne en plus le nombre
d'enseignants-chercheurs par section (chiffres 2000):
Disciplines médicales:
- 4201 Anatomie 133
- 4202 Histologie, embryologie, cytogénétique 152
- 4203 Anatomie pathologique 213
- 4301 Biophysique 232
- 4302 Radiologie 171
- 4401 Biochimie 312
- 4402 Physiologie 290
- 4403 Biologie Cellulaire 79
- 4404 Nutrition 45
- 4501 Bactériologie, virologie -hygiène 220
- 4502 Parasitologie 110
- 4503 Maladies infectieuses - maladies tropicales 57
- 4601 Epidémiologie, économie de la santé et prévention 93
- 4602 Médecine du travail et des risques professionnels 55
- 4603 Médecine légale 48
- 4604 Biostatistiques et informatique médicale 76
- 4701 Hématologie et transfusion 202
- 4702 Cancérologie - radiothérapie 108
- 4703 Immunologie 123
- 4704 Génétique 93
- 4801 Anesthésiologie etréanimation chirurgicale 152
- 4802 Réanimation médicale 64
- 4803 Pharmacologie fondamentale - pharmacologie clinique 130
- 4804 Thérapeutique 67
- 4901 Neurologie 92
- 4902 Neurochirurgie 66
- 4903 Psychiatrie d'adultes 57
- 4904 Pédopsychiatrie 33
- 4905 Rééducation fonctionnelle 34
- 5001 Rhumatologie 61
- 5002 Chirurgie orthopédique et traumatologique 89
- 5003 Dermato-vénéréologie 59
- 5004 Chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique 25
- 5101 Pneumologie 81
- 5102 Cardiologie et maladies vasculaires 111
- 5103 Chirurgie thoracique et cardio-vasculaire 80
- 5104 Chirurgie vasculaire 41
- 5201 Hépatologie, gastro-entérologie 109
- 5202 Chirurgie digestive 52
- 5203 Néphrologie 62
- 5204 Urologie 68
- 5301 Médecine interne 166
- 5302 Chirurgie générale 83
- 5401 Pédiatrie 151
- 5402 Chirurgie infantile 63
- 5403 Gynécologie et obstétrique 101
- 5404 Endocrinologie et maladies métaboliques 63
- 5405 Biologie du développement et de la reproduction 72
- 5501 Oto-rhino-laryngologie 75
- 5502 Ophtalmologie 52
- 5503 Stomatologie et chirurgie maxillo-faciale 30
- 5601 Pédodontie 40
- 5602 Orthopédie dento-faciale 60
- 5603 Prévention, épidémiologie, économie de la santé, odontologie légale 35
- 5701 Parodontologie 50
- 5702 Chirurgie buccale, pathologie et thérapeutique, anesthésiologie et réanimation 52
- 5703 Sciences biologiques (biochimie, immuno, histo, embryologie, génétique, anatomie pathologique, bactériologie) 46
- 5801 Odontologie conservatrice, endodontie 86
- 5802 Prothèses (prothèse conjointe, prothèse adjointe partielle, prothèse complète, prothèse maxillo-faciale) 98
- 5803 Sciences anatomiques et physiologiques, occlusodontiques, biomatériaux, biophysique, radiologie 50
Disciplines pharmaceutiques
- 39 Sciences physico-chimiques et technologies pharmaceutiques (535)
- 40 Sciences du médicament (666)
- 41 Sciences biologiques (538)
Disciplines scientifiques et techniques
- 25 Mathématiques (1520)
- 26 Mathématiques appliquées et applications des mathématiques (1553)
- 27 Informatique (2257)
- 28 Milieux denses et matériaux (1499)
- 29 Constituants élémentaires (474)
- 30 Milieux dilues et optique (745)
- 31 Chimie théorique, physique, analytique (904)
- 32 Chimie organique, minérale, industrielle (1554)
- 33 Chimie des matériaux (769)
- 34 Astronomie, astrophysique (143)
- 35 Structure et évolution de la terre et des autres planètes (437)
- 36 Terre solide : géodynamique des enveloppes supérieures, paleobiosphère (452)
- 37 Météorologie, océanographie physique et physique de l'environnement (149)
- 60 Mécanique, génie mécanique, génie civil (1758)
- 61 Génie informatique, automatique et traitement du signal (1277)
- 62 Energétique, génie des procédés (929)
- 63 Electronique, optronique et systèmes (1616)
- 64 Biochimie et biologie moléculaire (940)
- 65 Biologie cellulaire (799)
- 66 Physiologie (773)
- 67 Biologie des populations et écologie (560)
- 68 Biologie des organismes (495)
- 69 Neurosciences (296)
Disciplines littéraires et des sciences humaines
- 07 Sciences du langage : linguistique et phonétique générales (595)
- 08 Langues et littératures anciennes (339)
- 09 Langue et littérature françaises (987)
- 10 Littératures comparées (205)
- 11 Langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes (1530)
- 12 Langues et littératures germaniques et scandinaves (556)
- 13 Langues et littératures slaves (140)
- 14 Langues et littératures romanes : espagnol, italien, portugais, autres langues romanes (840)
- 15 Langues et littératures arabes, chinoises, japonaises, hébraïques, d'autres domaines linguistiques (291)
- 16 Psychologie, psychologie clinique, psychologie sociale (997)
- 17 Philosophie (312)
- 18 Arts : plastiques, du spectacle, musique, musicologie, esthétique, sciences de l'art (352)
- 19 Sociologie, démographie (631)
- 20 Anthropologie, ethnologie, préhistoire (141)
- 21 Histoire, civilisation, archéologie et art des mondes anciens et médiévaux (627)
- 22 Histoire et civilisations : histoire des mondes modernes; histoire du monde contemporain; de l'art; de la musique (891)
- 23 Géographie physique, humaine, économique et régionale (710)
- 24 Aménagement de l'espace, urbanisme (171)
- 70 Sciences de l'éducation (456)
- 71 Sciences de l'information et de la communication (449)
- 72 Epistémologie, histoire des sciences et des techniques (54)
- 73 Cultures et langues régionales (49)
- 74 Sciences et techniques des activités physiques et sportives (346)
- 75 Théologie (59)
Disciplines juridiques, politique, économiques et de gestion
- 01 Droit prive et sciences criminelles (1171)
- 02 Droit public (1010)
- 03 Histoire du droit et des institutions (249)
- 04 Science politique (251)
- 05 Sciences économiques (1532)
- 06 Sciences de gestion (1118)
Chaque section du CNU est composée d'enseignants-chercheurs dont un
tiers est nommé par le Ministre et les deux autres tiers sont élus
directement par les pairs. La liste des membres est consultable sur le
site du Ministère. Le CNU est chargé de l'évaluation des
dossiers pour la procédure de qualification et pour les déroulements
de carrière.
Au CNRS, les sections du comité national sont les suivantes
(avec également le nombre de chercheurs, chiffres 1997) :
- Section 1 : Mathématiques et outils de modélisation (338)
- Section 2 : Phénomènes physiques, théories et modèles (272)
- Section 3 : Des particules aux noyaux (470)
- Section 4 : Atomes et molécules- Optique et lasers- Plasmas chauds (316)
- Section 5 : Matière condensée : Organisation et dynamique (345)
- Section 6 : Matière condensée : Structures et propriétés électroniques (306)
- Section 7 : Sciences et technologies de l'information (informatique, automatique, traitement du signal) (317)
- Section 8 : électronique, semiconducteurs - Photonique - Génie électrique (294)
- Section 9 : Mécanique - Génie des matériaux - Acoustique (167)
- Section 10 : énergie - Mécanique des milieux fluides et réactifs - Génie des procédés (381)
- Section 11 : Planète Terre : structure, histoire et évolution (247)
- Section 12 : Planète Terre : enveloppes superficielles (313)
- Section 13 : Physique et chimie de la Terre (146)
- Section 14 : Système solaire et univers lointain (315)
- Section 15 : Systèmes moléculaires complexes (291)
- Section 16 : Molécules : synthèse et propriétés (290)
- Section 17 : Molécules : structures et interactions (341)
- Section 18 : éléments de transition, interfaces et catalyse (370)
- Section 19 : élaboration, caractérisation et modélisation du solide (388)
- Section 20 : Biomolécules : structures et mécanismes d'action (374)
- Section 21 : Biomolécules : relations structure - fonctions (307)
- Section 22 : Thérapeutique et médicaments : concepts et moyens (234)
- Section 23 : Génomes - Structures, fonctions et régulations (404)
- Section 24 : Biologie cellulaire - Virus et parasites 327Section 25 : Interactions cellulaires (345)
- Section 26 : Fonctions du vivant et régulation (337)
- Section 27 : Biologie végétale (267)
- Section 28 : Biologie du développement et de la reproduction (290)
- Section 29 : Fonctions mentales - Neurosciences intégratives - Comportements (277)
- Section 30 : Diversité biologique - Populations - écosystèmes et évolution (334)
- Section 31 : Hommes et milieux : évolution, interactions (206)
- Section 32 : Mondes anciens et médiévaux (282)
- Section 33 : Formation du monde moderne (205)
- Section 34 : Représentations - Langages - Communication (169)
- Section 35 : Pensée philosophique - Sciences des textes - Création artistique, scientifique et technique (203)
- Section 36 : Sociologie - Normes et règles (289)
- Section 37 : économie et société (177)
- Section 38 : Unité de l'homme et diversité des cultures (204)
- Section 39 : Espaces, territoires et sociétés (121)
- Section 40 : Politique, pouvoir, organisation (207)
Elles sont composées de membres nommés (un tiers) et élus
(deux tiers) appartenant aux corps représentés dans les labos
du CNRS (avec trois collèges). Les sections sont regroupées
par départements scientifiques : Physique Nucléaire
et Corpusculaire, Sciences Physiques et Mathématiques, Sciences
Pour l'Ingénieur, Sciences Chimiques, Sciences De la Vie, Sciences
de l'Homme et de la Société et Sciences et Technologie de
l'Information et de la Communication.
Les conditions d'avancement sont fixées pour tous les statuts.
L'avancement peut se faire par changement de corps ou par changement
de grade, et soit par « sélection professionnelle »
(sorte de mini examen) soit « au choix » (au vote !).
J'ai indiqué ci-dessous les conditions concernant les principaux
corps. Pour l'avancement au choix :
- Passage d'IE2 à IE1 : 9 ans d'ancienneté dans le grade IE2 +
813#13 échelon depuis au moins un an
- Passage d'IE1 à IEHC : 513#13 échelon d'IE1 depuis au
moins 2 ans
- Passage d'IR2 à IR1 : 913#13 échelon d'IR2
- Passage de IE2,IE1, IEHC à IR2 : 10 ans de services publics
(contractuel ou titulaire) + > 35 ans
- Passage de CR2 à CR1 : 4 ans d'ancienneté dans le grade CR2
- Passage de CR1 à DR2 : 3 ans d'ancienneté dans la grade CR1
- Passage de DR2 à DR1 : 4 ans d'ancienneté dans le grade DR2
- Passage de DR1 à DRCE : 18 mois d'ancienneté au 313#13
échelon du grade DR1
Pour l'avancement par sélection professionnelle :
- Passage d'IR2 à IRHC : 8 ans d'ancienneté dans le grade IR2
+ 713#13 échelon
- Passage d'IR1 à IRHC : 8 ans d'ancienneté dans le corps IR
Il faut savoir que lorsque vous changez de grade ou de corps
(suite à un concours externe ou interne ou suite à une promotion),
vous rejoignez dans la nouvelle grille l'échelon dont l'indice
est égal (ou à défaut immédiatement supérieur) à
votre indice actuel. Par exemple, si vous êtes IE au 413#13
échelon (indice égal à 425) et que vous êtes promu IR,
vous rejoindrez le deuxième échelon (indice égal à 436).
Toutefois, vous conserverez, en principe, votre ancienneté
dans l'échelon. La règle peut parfois être plus compliquée,
aussi il vaudra mieux vous référer aux statuts.
Les fonctionnaires peuvent bénéficier des dispositions concernant
la mobilité: mise à disposition, détachement, disponibilité,
position hors cadre...
La mise à disposition
Un fonctionnaire peut, avec son accord, être mis à la
disposition :
- D'une administration de l'état ou d'un établissement public de
l'état à caractère administratif
- D'un organisme d'intérêt général, public ou privé ;
- D'un organisme à caractère associatif qui assure une
mission d'intérêt général ;
- D'une organisation internationale intergouvernementale.
La mise à disposition d'un fonctionnaire est prononcée par
arrêté du ministre dont il relève. Cette mise à disposition
est subordonnée à une demande ou à un accord du ministre
ayant autorité sur l'administration. Elle ne peut intervenir
qu'après signature d'une convention passée entre l'administration
gestionnaire et l'organisme d'accueil. Cette convention prévoit
le remboursement par l'organisme d'accueil de la rémunération
du ou des fonctionnaires intéressés. Elle peut toutefois
prévoir l'exonération partielle ou totale, temporaire ou
permanente, de ce remboursement.
La convention est conclue pour une période dont la durée
ne peut excéder six ans. Elle peut être renouvelée. La
durée de la mise à disposition ne peut excéder trois ans
mais est renouvelable.
La mise à disposition cesse de plein droit lorsqu'un emploi
de même nature devient vacant ou lorsque est créé un emploi
budgétaire correspondant à la fonction remplie par le fonctionnaire
intéressé et permettant la nomination ou le détachement
d'un fonctionnaire. L'agent concerné bénéficie d'une priorité
pour obtenir son détachement dans cet emploi. La mise à disposition
peut prendre fin avant le terme qui lui a été fixé à
la demande du fonctionnaire, de l'administration ou de l'organisation
d'accueil ou du ministre ayant autorité sur le corps auquel
appartient le fonctionnaire.
Le fonctionnaire mis à disposition demeure dans son corps d'origine
et continue à percevoir la rémunération correspondant à
l'emploi qu'il occupe. Le fonctionnaire mis à disposition dans
les cas prévus aux 2o et 3o ne peut percevoir aucun complément
de rémunération. Toutefois, cette disposition ne fait pas
obstacle à l'indemnisation des frais et sujétions auxquels
il s'expose dans l'exercice de ses fonctions.
À la fin de sa mise à disposition, s'il ne peut être affecté
aux fonctions qu'il exerçait auparavant dans son administration
d'origine, il reçoit une affectation dans l'un des emplois que
son grade lui donne vocation à occuper.
Le détachement
Le détachement d'un fonctionnaire ne peut avoir lieu que dans
l'un des cas suivants :
- Détachement auprès d'une administration ou d'un
établissement public de l'état dans un emploi conduisant à
pension du code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- Détachement auprès d'une collectivité territoriale ou d'un
établissement public en relevant ;
- Détachement pour participer à une mission de coopération
- Détachement auprès d'une administration de l'état, d'un
établissement public de l'état, d'une entreprise publique, d'un
groupement d'intérêt public, dans un emploi de l'administration ne
conduisant pas à pension du code des pensions civiles et militaires
de retraite ;
- Détachement auprès d'une entreprise ou d'un organisme
privé d'intérêt général ou de caractère associatif
assurant des missions d'intérêt général
- Détachement pour dispenser un enseignement à l'étranger ;
- Détachement pour remplir une mission d'intérêt public
à l'étranger ou auprès d'une organisation internationale
intergouvernementale ; Détachement pour effectuer une mission
d'intérêt public de coopération internationale ou auprès
d'organismes d'intérêt général à caractère
international.
- Détachement pour exercer les fonctions de membre du Gouvernement
ou une fonction publique élective lorsque cette fonction comporte des
obligations empêchant d'assurer normalement l'exercice de la
fonction.
- Détachement auprès d'une entreprise privée, d'un organisme
privé ou d'un groupement d'intérêt public pour y exécuter des
travaux de recherche d'intérêt national ou pour assurer le
développement dans le domaine industriel et commercial, de recherches
de même nature ; un tel détachement ne peut être prononcé
que si l'intéressé n'a pas eu, au cours des cinq dernières
années, soit à exercer un contrôle sur l'entreprise, soit
à participer à l'élaboration ou à la passation de
marchés avec elle ;
- Détachement pour l'accomplissement d'un stage ou d'une période
de scolarité préalable à la titularisation ou pour suivre un
cycle de préparation à un concours donnant accès à l'un de
ces emplois ;
- Détachement pour exercer un mandat syndical ;
- Détachement auprès d'un député à l'Assemblée
nationale, d'un sénateur ou d'un représentant de la France au
Parlement européen ;
- Détachement pour contracter un engagement dans une formation
militaire de l'armée française.
Le détachement de courte durée ne peut excéder six mois
ni faire l'objet d'aucun renouvellement. À l'expiration du détachement
de courte durée, le fonctionnaire est obligatoirement réintégré
dans son emploi antérieur.
Le détachement de longue durée ne peut excéder cinq années.
Il peut toutefois être renouvelé par périodes n'excédant
pas cinq années. Le détachement de longue durée prononcé
pour effectuer une mission d'intérêt public de coopération
internationale ne peut toutefois excéder deux années. Il
peut être renouvelé une fois, pour une durée n'excédant
pas deux années.
Il peut être mis fin au détachement avant le terme fixé
par l'arrêté le prononçant soit à la demande de l'administration
ou de l'organisme d'accueil, soit de l'administration d'origine.
Lorsqu'il est mis fin au détachement à la demande de l'administration
ou de l'organisme d'accueil, le fonctionnaire continue, si son
administration d'origine ne peut le réintégrer immédiatement,
à être rémunéré par l'administration ou l'organisme
d'accueil jusqu'à ce qu'il soit réintégré dans son administration
d'origine dans les conditions prévues à l'article 23 ci-après.
Le fonctionnaire peut également demander qu'il soit mis fin
à son détachement avant le terme fixé par l'arrêté
le prononçant. Il cesse d'être rémunéré si son administration
d'origine ne peut le réintégrer immédiatement : il est
alors placé en disponibilité jusqu'à ce qu'intervienne sa
réintégration.
À l'expiration du détachement de longue durée, et sous
réserve des dispositions de l'article suivant, le fonctionnaire
détaché est obligatoirement réintégré, à la première
vacance, dans son corps d'origine et affecté à un emploi
correspondant à son grade. Le fonctionnaire a priorité pour
être affecté au poste qu'il occupait avant son détachement.
Les membres des corps de personnels enseignants en fonctions
dans un établissement d'enseignement peuvent, sur leur demande,
être détachés auprès d'une entreprise publique ou privée
pour y effectuer un stage lié à la nature de l'enseignement
dont ils sont chargés. Le détachement ne peut excéder une
année. La période de détachement doit coïncider avec
les limites d'une année scolaire. Les intéressés, à l'expiration
de leur détachement, sont obligatoirement réintégrés
dans leur corps d'origine et dans leurs fonctions antérieures.
Un fonctionnaire ne peut, au cours de sa carrière, bénéficier,
en exécution du présent titre, que de deux périodes de
détachement.
La position hors cadre
Le fonctionnaire comptant au moins quinze années de services
effectifs civils et militaires ou de service national valables
pour la constitution du droit à pension et remplissant les
conditions pour être détaché soit auprès d'une entreprise
publique, soit auprès d'une administration dans un emploi ne
conduisant pas à pension du régime général des retraites,
ou détaché auprès d'un organisme international, peut, sur
sa demande, être placé en position hors cadres, pour servir
dans cette administration ou entreprise ou dans cet organisme.
Toutefois, par dérogation, le fonctionnaire détaché depuis
cinq années dans une organisation internationale peut, sur
sa demande, être placé en position hors cadres. Le fonctionnaire
placé dans cette position cesse de bénéficier de ses droits
à l'avancement et à la retraite. La mise hors cadres ne peut
excéder cinq années. Elle est renouvelée par périodes
n'excédant pas cinq années par arrêté du seul ministre
dont relève le fonctionnaire intéressé.
À l'expiration de chaque période de mise hors cadres, le
fonctionnaire peut solliciter sa réintégration dans son corps
d'origine. Celle-ci est prononcée de plein droit, par arrêté
du ministre intéressé, à la première vacance. Le fonctionnaire
réintégré est affecté à un emploi correspondant à
son grade.
La disponibilité
La disponibilité est prononcée par arrêté ministériel,
soit d'office, soit à la demande de l'intéressé. La mise
en disponibilité sur demande de l'intéressé peut être
accordée, sous réserve des nécessités du service, dans
les cas suivants :
- études ou recherches présentant un intérêt général :
la durée de la disponibilité ne peut, en ce cas, excéder
trois années, mais est renouvelable une fois pour une durée égale ;
- Pour convenances personnelles : la durée de la disponibilité
ne peut, dans ce cas, excéder trois années ; elle est renouvelable
mais la durée de la disponibilité ne peut excéder au total
six années pour l'ensemble de la carrière.
La mise en disponibilité peut être prononcée sur la demande du
fonctionnaire, pour exercer une activité relevant de sa compétence,
dans une entreprise publique ou privée, à condition :
- qu'il soit constaté que cette mise en disponibilité est
compatible avec les nécessités du service ;
- que l'intéressé ait accompli au moins dix années de services
effectifs dans l'administration ;
- que l'activité présente un caractère d'intérêt
public, à raison de la fin qu'elle poursuit ou du rôle qu'elle
joue dans l'économie nationale ;
- que l'intéressé n'ait pas eu, au cours des cinq dernières
années, soit à exercer un contrôle sur l'entreprise, soit
à participer à l'élaboration ou à la passation de
marchés avec elle.
La mise en disponibilité prononcée au titre du présent
article ne peut excéder trois années mais peut être renouvelée
une fois pour une durée égale.
La mise en disponibilité peut être également prononcée
sur la demande du fonctionnaire, pour créer ou reprendre une
entreprise. L'intéressé doit avoir accompli au moins trois
années de services effectifs dans l'administration. La mise
en disponibilité prévue au présent article ne peut excéder
deux années.
La mise en disponibilité est accordée de droit au fonctionnaire,
sur sa demande :
- Pour donner des soins au conjoint, à un enfant ou à un
ascendant à la suite d'un accident ou d'une maladie graves;
- Pour élever un enfant âgé de moins de huit ans ou pour
donner des soins à un enfant à charge, au conjoint ou à un
ascendant atteint d'un handicap nécessitant la présence d'une tierce
personne;
- Pour suivre son conjoint lorsque celui-ci est astreint à
établir sa résidence habituelle, à raison de sa profession, en
un lieu éloigné du lieu d'exercice des fonctions du fonctionnaire.
La mise en disponibilité est également accordée de droit,
pendant la durée de son mandat et sur sa demande, au fonctionnaire
qui exerce un mandat d'élu local.
La mise en disponibilité prononcée en application des dispositions
ci-dessus ne peut excéder trois années. Elle peut être
renouvelée deux fois dans les cas visés au 111#11 ci-dessus
et sans limitation dans les autres cas, si les conditions requises
pour l'obtenir sont réunies.
Le fonctionnaire mis en disponibilité sur sa demande doit solliciter
sa réintégration deux mois au moins avant l'expiration de
la période de disponibilité en cours. La réintégration
est de droit. Si la durée de la disponibilité n'a pas excédé
trois années, l'une des trois premières vacances doit être
proposée au fonctionnaire. Le fonctionnaire qui refuse successivement
trois postes qui lui sont proposés peut être licencié après
avis de la commission administrative paritaire.
Les conseils qui suivent concernent les personnels ingénieurs.
Ils viennent de Mr Dutheil (que je remercie) et je les synthétise
avec son accord :
En général, un arrêté publié au JO signale l'ouverture
du concours, avec les dates et les profils. Les dossiers sont
disponibles dans les centres organisateurs. Pour se présenter,
il existe des règles d'ancienneté (voir ci-dessus) qui figurent
dans le texte régissant les statuts.
Le concours interne pour les ITA ou IATOS est constitué de
deux phases: admissibilité (étude du dossier), admission (audition).
Chacune des épreuves est notée de 0 à 20 et affectée
d'un coefficient. Seuls sont auditionnés les candidats ayant
été déclarés admissibles. En général, le nombre d'admissibles
est deux à trois fois supérieur au nombre d'emplois offerts.
La valeur professionnelle des candidats admis à concourir est
évaluée par un jury composé conformément
aux dispositions prévues par le statut. Le jury est souverain
et agit en toute indépendance par rapport à l'autorité
hiérarchique. Il établit ses propres critères d'évaluation
sur la base de l'égalité des chances et de traitement pour
chaque candidat. La sélection opérée par le jury dépend
du niveau des candidats, de leur adéquation à la B.A.P.,
à la spécialité et éventuellement au profil du ou des
emplois mis au concours, mais aussi du nombre de postes à pouvoir.
Le rapport d'activité fait par le candidat et le rapport d'aptitude
professionnelle fait par le chef de service sont les pièces
maîtresses du dossier. D'eux dépendra l'admissibilité
du candidat.
Le rapport d'activité
Il doit être le plus complet possible tout en étant
bien construit, avec des articulations logiques. Le candidat
doit décrire les différentes activités liées à sa fonction
principale durant les cinq dernières années. Il ne s'agit
en aucun cas de faire un curriculum vitae. Le rapport d'activité
a pour but de préciser votre expérience et votre niveau de
qualifications. Le plus simple est de reprendre année par année
: quand ? Quelles étaient mes fonctions ? Quelles tâches
m'étaient confiées ? Comment ai-je évolué ? L'idéal
est d'entreprendre ce travail à deux. A la fin, il faut se
demander : sait-on ce que je fais et ce que je suis capable d'entreprendre
? Exemples de questions: comment ai-je pu m'approprier de nouveaux
savoirs ? dans quels domaines puis-je les appliquer ? comment
puis-je les faire reconnaître ? quel est le champ de mes activités
? quelle est ma place au sein du laboratoire ? quelles tâches
m'ont été confiées ? Comment mon expérience a-t-elle
développé de nouvelles compétences ? A quel degré de
technicité et d'autonomie suis-je arrivé ? Comment me suis-je
adapté à l'utilisation des nouvelles technologies et comment
mon travail en a t-il été amélioré ?
De la même façon qu'il n'y a pas de dossier type, il n'y
a pas de plan type. Une notion doit néanmoins toujours rester
présente à l'esprit du candidat : tous les points notés
lors de la 1ér étape doivent s'articuler dans un enchaînement
logique. Le rapport commence par une introduction. Ce peut être
une brève présentation (corps, grade, ancienneté) et un
rapide survol de son environnement professionnel (courte présentation
de son établissement et de son service). Les points à aborder
dans le corps du rapport sont :
- La description des fonctions actuelles et la description technique
du métier exercé.
- La façon dont on y est arrivé, en remontant sur les 5
dernières années (ce qui n'exclut pas des références
antérieures, mais ne pas trop s'y attarder) :
- Compétences requises pour l'exercice du métier et acquisition
de ces compétences (aborder la formation).
- Responsabilités exercées, degré d'initiative, autonomie,
encadrement d'autres agents.
- Ne pas oublier d'aborder les difficultés rencontrées et les
expliquer.
Dans le corps du rapport on préférera une articulation logique
à une articulation purement chronologique (mais les deux ne
sont pas forcément incompatibles), de façon à montrer que
les compétences acquises permettent l'accès à une catégorie
supérieure. Le conseil de base est celui-ci : le rapport doit
décrire des fonctions et des compétences correspondant (au
moins) au corps postulé et en adéquation à la spécialité
et/ou au profil du poste. Le candidat doit susciter l'intérêt
dit jury, savoir se mettre en avant, tout en s'appuyant sur l'existant.
Le rapport doit être technique. Le jury doit être en mesure,
après l'avoir lu, d'apprécier le travail du candidat (savoir
ce qu'il fait) et d'en situer le niveau dans la hiérarchie
des corps. Il est intéressant pour cela de mentionner des éléments
quantitatifs.
Il faut insister sur les acquis nouveaux, sur l'accroissement
de son savoir-faire. S'il est possible de citer des stages de
formation professionnelle, des diplômes nouveaux, le dossier
n'en sera que meilleur. Il faut faire ressortir la volonté
de se perfectionner. Dans le cadre de la formation, les candidats
ont souvent tendance à ne retenir que les stages "externes".
Or il peut y avoir formation sur le lieu même du travail.
Il ne faut surtout pas omettre de préciser le degré des responsabilités
exercées, que celles-ci se traduisent par l'encadrement d'autres
agents ou par l'importance des tâches confiées. Un autre
élément enfin à ne pas oublier est sa capacité d'initiatives
personnelles. Plus la marge d'autonomie est grande, meilleur
est le dossier : c'est le gage de la technicité du candidat
et de la confiance qui lui est accordée.
Il ne faut pas occulter ses points faibles, ses lacunes. Un agent
peut avoir, au cours des 5 années précédant le concours,
changé d'établissement et/ou de fonctions. Ceci doit être
clairement mentionné et expliqué. Comme au paragraphe précédent,
il faut essayer d'en dégager les points positifs: capacités
d'adaptation, mobilité... Un agent, au moment du concours,
peut être en fonction dans un laboratoire sur le point de fermer.
Son activité est de ce fait souvent réduite. Il faut alors,
dans le rapport, insister sur ses compétences plus que sur
ses fonctions. Certains agents sont affectés sur deux mi-temps,
avec des fonctions qui ne sont pas forcément identiques. Il
faut, tout en reprenant les points développés ci-dessus,
(techniques, responsabilités... ) faire ressortir ce que chaque
mi-temps apporte à l'autre.
Le rapport doit être clair, d'accès facile (ne pas hésiter
à aller à la ligne, phrases courtes...). Le rapport doit
être, si possible, dactylographié et exempt de fautes d'orthographe.
Le rapport ne doit pas être trop court, ni d'une longueur excessive.
Le volume est en général proportionnel au corps postulé.
Si vous ne disposez pas d'assez de place sur l'espace imparti,
joignez une feuille complémentaire (conseil pratique : agrafez
vos feuilles pour éviter les disparitions malencontreuses...)
Tout ce qui est important doit être contenu dans le rapport;
il faut éviter les renvois dans des annexes qui par ailleurs
ne sont pas autorisées. Il faut utiliser- la feuille intitulée
"liste des travaux". Si dans le contenu du rapport,
l'agent mentionne qu'il a été cité dans x publications,
on précise les- dites publications sur la fiche citée ci-dessus.
Pour les publications, attention à 2 éléments :
la valeur de la publication est appréciée en fonction de
la notoriété de la revue et de son audience. Il faut donc
faire ressortir les publications paraissant dans des revues reconnues.
Il n'est pas judicieux de citer des publications anciennes dans
le rapport s'il n'y en a pas eu depuis 10 ou 15 ans (sauf si
cette interruption est clairement justifiée : ceci peut être
préjudiciable). Cette liste des travaux ne se réduit pas
aux publications. L'agent peut y faire figurer tout type de réalisation
sous réserve qu'elle ait une importance suffisante par rapport
au corps postulé (brochures, rapports internes, réalisations
techniques... ).
La conclusion doit être courte. Elle souligne les points forts
du rapport, en y ajoutant éventuellement un "plus"
(ce peut être une information qu'on n'a pas pu glisser dans
le rapport). Enfin, il faut joindre un organigramme clair du
service faisant ressortir la place de l'agent (obligatoire).
Un organigramme fonctionnel est préférable à un organigramme
hiérarchique. Une fois le rapport terminé il est conseillé
de le faire lire par une (ou plusieurs) personnes).
Rapport d'aptitude professionnelle (rédigé par le chef de service)
L'objectif de ce document est d'apporter une aide pour la confection du
rapport d'aptitude professionnelle en vue d'une participation aux
concours internes. Un rapport bien fait est le témoignage de
l'importance accordé par le chef de service à la carrière de
l'agent placé sous son autorité.
Le rapport doit décrire des fonctions et des compétences
correspondant (au moins) au corps postulé et en adéquation à la
spécialité et/ou au profil de poste. Le dossier doit faire ressortir
des éléments valorisants. Le rapport doit être technique.
Le jury doit être en mesure, après l'avoir
lu, d'apprécier le travail du candidat (savoir ce qu'il fait) et d'en
situer le niveau dans la hiérarchie des corps. Il est intéressant
pour cela de mentionner des éléments quantitatifs. Il faut insister
sur les acquis nouveaux, sur l'accroissement des savoir-faire du
candidat. Il convient de faire ressortir la volonté de l'agent de se
perfectionner et de s'adapter aux techniques nouvelles. Il est
nécessaire de préciser le degré de responsabilités de l'agent,
que celles-ci se traduisent par l'encadrement d'autres personnels et/ou
par l'importance des tâches confiées. Il faut également
souligner sa capacité d'initiatives personnelles : plus la marge
d'autonomie du candidat est grande, meilleur est le dossier, c'est le
gage de sa technicité et la preuve de la confiance qui lui est
accordée.
Le rapport doit être dactylographié : il est plus facile à
lire par le jury. Un rapport manuscrit apparaît maintenant comme un
désintérêt du chef de service pour la carrière de l'agent et
une volonté de ne pas appuyer la candidature. Pour une lecture rapide,
il est nécessaire de bâtir un plan. Ceci permet d'ordonner les
activités du candidat. L'absence de plan entraîne un exposé
"fouillis" où le jury a du mal à se retrouver.
Un rapport trop court est traduit comme un manque d'envergure du
candidat et/ou une volonté du chef de service de ne pas appuyer le
dossier. Un rapport trop long a tendance à mettre sur le même
plan l'important et le détail. Il faut donc trouver le juste milieu
(1 à 2 pages) : un bon rapport doit être synthétique et
précis.
Il est utile de mentionner quelques erreurs rencontrées dans un
certain nombre de dossiers :
- certains dossiers n'évoquent que les qualités morales du
candidat (bon esprit, assidu, ponctuel, courageux, etc... ). Après
avoir lu ce type de dossier, le jury ne sait pas ce que fait le
candidat... et l'élimine. Sur ce domaine, 2 à 3 lignes suffisent.
- d'autres dossiers décrivent les activités du service et du
laboratoire et non les fonctions du candidat. C'est l'agent qui doit
être apprécié et non sa structure de travail.
- des dossiers consacrent une trop grande partie à l'historique
de la carrière de l'agent. Là encore, quelques lignes suffisent,
en insistant sur les éléments qui éclairent la situation actuelle.
- des chefs de service, pour défendre leur candidat, assènent
des affirmations du genre "mon candidat est le meilleur", "ne pas le
recevoir serait une injustice". Certains vont même jusqu'à
accuser l'administration de leur établissement ou l'administration
centrale d'être responsable de l'absence de promotion du candidat.
De telles remarques dans un dossier vont à l'encontre du but
recherché. Elles sont déplacées et peuvent être
considérées par le jury comme une atteinte à sa souveraineté
et son indépendance.
Les salaires évoluent essentiellement en fonction de la valeur du
point d'indice. Ils peuvent également augmenter suite à une
augmentation de l'indice associé à l'échelon. La valeur du point
a varié entre 1990 et 2000 comme présenté sur la
figure .
Figure:
L'évolution de la valeur de l'indice et de l'inflation (base 100 en 1990).
Sources: Ministère de la fonction publique et INSEE.
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35#35
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La revalorisation du point d'indice est donc inférieure à
l'inflation. Néanmoins, les fonctionnaires ont pu voir leur pouvoir
d'achat progresser en raison des changements d'échelon (voire de grade
ou de corps), même si ces changements ne sont pas sensés compenser
le pouvoir d'achat mais prendre en compte l'ancienneté. Il demeure
qu'un débutant sur un poste en 1990 avait une rémunération
supérieure (en tenant compte de l'inflation) à celle d'un
débutant en 2000.
Un dernier élément est à prendre en compte dans les perspectives
d'avenir des fonctionnaires : le budget de l'Etat. En
effet, les hausses de salaires dépendent en grande partie des moyens
dont dispose l'Etat et des contraintes auxquelles il doit faire face.
Parmi ces contraintes, la démographie joue un grand rôle. Par
exemple, dans les années 70 et 80, à la suite des recrutements
importants qui ont eu lieu lors des décennies précédentes, le
budget a dû augmenter (à effectifs constants) pour prendre en
compte l'ancienneté, ou parfois les avancements ont dû être
freinés pour éviter une trop forte hausse du budget. Aujourd'hui,
avec les départs en retraites qui vont être importants dans les
années qui viennent (40% des effectifs d'ici 2010), le même
budget devrait permettre des avancements ou des hausses de salaires plus
facilement. En effet, on va (peut être) procéder au remplacement
d'un agent arrivé à la fin de sa grille de rémunération par un
nouvel agent qui débutera au premier échelon de cette grille...
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(c) Guilde Des Doctorants 2002
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