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Guide du doctorant : mode d'emploi
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8 Communiquer son travail
8.1 Les différents canaux de communicationIl ne suffit pas de faire une bonne thèse pour être considéré comme un bon chercheur, il faut aussi publier des articles avec une audience internationale et présenter votre travail en séminaire ou lors de congrès.. Une publication est envisageable lorsque le jeune chercheur dispose d’une bibliographie suffisante et de résultats nouveaux et suffisemment pertinents. La publication et le séminaire sont un instruments de marketing : c’est en publiant que votre travail est diffusé et donc, éventuellement, apprécié. Or s’il est souvent facile d’avoir des idées, les concrétiser, puis les mettre en forme et les présenter dans un document de dix pages reste difficile. Dans cette section, nous essayons d’expliquer quelques trucs en “stratégie de
communication”. Cela présuppose que vous ayez effectivement obtenu des résultats
suffisemment valables pour être publiés ou exposés. L’objectif est de vous donner quelques
repères pour l’étape écriture/soumission et parfois correction (section 8.2). De même, cette
section pr
8.2 Les publications écritesSuivant les disciplines, ce que le mot publication recouvre est assez différent. Certaines
disciplines vont priviléigier les articles dans des revues internationales (mathématiques,
physique, biologie), d’autres la contribution à des conférences internationales (informatique).
Dans tous les cas, ce qui est le plus valorisé c’est la sélectivité du comité de lecture qui
détermine les contributions acceptées ou refusées. Ce comité, parfois présidé par des éditeurs,
désigne un ou plusieurs referee qui vont être chargés d’évaluer votre contribution. Trois cas de
figure se pr
Plus la sélection est difficile, plus la revue ou la conférence est “cotée” et donc plus votre publication - si elle est acceptée - y aura de l’impact. Nous détaillons en section 8.2.3 l’attitude à adopter si votre article est refusé ou accepté avec corrections.
8.2.1 Déterminer la cibleChoisir une conférence Un jeune chercheur bien encadré ne devrait pas avoir à trouver lui-même ses conférences. En effet, chaque encadrant connaît la plupart des conférences valables et surtout reconnues comme valables (conférence de l’ACM, de l’IEEE, de l’IFIP par exemples). Il se trouve qu’aujourd’hui, il est courant de laisser les doctorants trouver eux-mêmes leurs conférences. Néanmoins, demandez à votre entourage professionnel de vous conseiller. Vous gagnerez un temps précieux. Il est pratique de s’abonner à certains groupes de news qui diffusent en permanence des ”call for papers” (ou appel à communications). Par exemple, les groupes de news suivant pourront vous intéresser : news.announce.conferences ou ieee.announce en informatique. D’autres existent dans d’autres disciplines. Reste alors à écrire un article sur un sujet pouvant convenir à l’une des conférences choisies. En fait, les conseils pour la rédaction d’un article pour une conférence sont universels. Donc nous les détaillons plus bas, dans la section 8.2.2 consacré à la rédaction d’articles. Choisir une revue La plupart des journaux ont chacun un syle qui leur est propre. Ca peut paraître stupide mais c’est comme cela. Après tout, si vous pensez à la physique par exemple, c’est assez logique qu’une revue de physique plutôt expérimentale n’ait pas le même style qu’une revue à la limite entre physique et mathématiques. De même en mathématiques suivant le ciblage des différentes revues. Bref, un travail de ciblage thématique est nécessaire. Vous devez aussi jauger l’importance de votre contribution pour déterminer quelle revue est susceptible d’accepter votre contribution. L’objectif étant de donner l’audiance la plus large à votre travail, sans tomber dans la mégalomanie qui consiste, par exemple, à faire passer un théorème trivial pour la preuve de l’hypothèse de Riemann. Enfin, dans tous les cas, il existe une différence suivant le format des articles. En gros, on peut distinguer entre :
8.2.2 Ecrire et soumettreComme on l’a vu, il existe différents style de revues et de formats d’articles. Néanmoins, la rédaction d’un article scientifique comporte un certain nombre de pièges dans lesquels tout jeune chercheur tombe. Même si c’est en forgeant qu’on devient forgeron, nous allons essayer de donner quelques lignes directrices à respecter dans tous les cas. Bien entendu, cela ne doit pas remplacer l’expérience acquise en particulier auprès de votre
directeur de thèse. Un bon directeur de thèse doit vous apprendre comment rédiger
un article. Ce doit être un relecteur critique mais constructif. Ne vous faites pas
d’illusions : le premier jet que vous lui remetrez dans le cadre votre premier article devrait
normalement revenir avec plus de corrections qu’il n’y a de texte original. Mais
au bout de la quatrième version, ca devrait commencer à être mieux ! Il ne faut
pas se décourager même si vous commencez à ne plus voir les annotations de votre
directeur de thèse en peinture. De toutes façon, une autre occasion de le ha D’après l’autreur de ces lignes, tout bon article scientifique doit comporter au moins trois éléments principaux :
Bref vous l’aurez compris, mettre en forme sa pensée est une véritable discipline. Cela vous semblera difficile, et il est vrai que la compétition scientifique ne laisse guère de temps pour cette ascèse. Mais cela vaut le coup de faire des efforts, non seulement pour épargner les difficultés à vos lecteurs mais aussi et surtout parce que c’est une marque d’excellence et de profondeur. Au delà de la relecture par votre directeur de thèse, il est très utile de faire relire votre article par le plus grand nombre de collègues avant de l’envoyer. Ils vous fourniront un retour précieux qui vous aidera à supprimer certaines choses inessentiels et à rendre clairement les points délicats et importants de votre travail. La présentation de votre travail à des congrès, ou en séminaire dans d’autres instituts doit jouer le même rôle. Après quelques retours, vous devriez normalement apporter des corrections à votre article. Cette méthode peut sembler un peu lente mais elle peut vous éviter d’avoir à réécrire l’article six ou dix mois après l’avoir soumis parce que le referee l’a trouvé très mal écrit. Si vous désirez des conseils pour écrire des articles, reportez-vous aux références suivantes, citées dans l’édition 1995 du Guide du Doctorant par William El Kaim :
Une fois écrit, il vous reste à envoyer votre article en plusieurs exemplaires (entre un et 13 exemplaires) à l’adresse indiquée sur l’appel à communications ou dans la revue (habituellement sur les pages de couverture). Les laboratoires remboursent les frais d’affranchissement. Si votre article est accepté, on vous demandera de renvoyer dans les trois semaines (parfois moins) la version finale prête à être imprimée (souvent sous la forme d’un document électronique). Cette dernière version prend en compte la présentation imposée par certains organismes comme l’IEEE ou les Physical Review (présentation du texte sur deux colonnes par exemple). Ces éléments de présentation sont souvent définis au moyen de fichiers de style (terminologie LATEX) ou de modèles de document (terminologie Micromou). Vous les trouverez de plus en plus sur les sites WEB des éditeurs de la revue, ou des organisateurs de la conférence.
8.2.3 En cas de problème avec le comité de lectureMon article est refusé La première chose à faire, c’est de garder son calme et de se détacher de cet évennement un peu désagréable. Ca arrive à plein de gens, l’enjeu est dérisoire (la planète continuera de tourner) mais c’est énervant. Donc, avant toutes choses, passez une soirée sympa entre copains, un bon ciné, une soirée dans un pub ou un super resto pour féter l’évennement. La beuverie grave est une solution mais elle présente divers inconvénients que tout le monde connait bien. La fête cool, qui vous montrera que la vie c’est pas que le boulot, est préférable. Vous verrez, on se sent mieux après et du coup, vous serez plus à même de bien réagir. L’étape suivante consiste à analyser le rapport du referee. Cela doit être fait avec votre directeur de thèse car vous n’ètes pas forcément rompu à ce sport. Avec notre mince expérience, nous avons pu dégager une sorte d’algorithme pour définir la stratégie à adopter. Vous devez en gros vous poser les questions suivantes :
Mon article est accepté modulo corrections
C’est en fait le cas le plus fr
Si vous traitez ces différentes catégories de demandes différemment, vous devriez pouvoir corriger votre texte efficacement. Evidemment, il est fortement recommandé de terminer par l’orthographe, une fois que tout le reste ne bougera plus.
8.3 Les communications orales
8.3.1 Préparer une communication orale (séminaire, congrès)Avant toute chose, vous devez savoir qu’il existe plusieurs types d’exposés, suivant le public, la durée et le cadre dans lesquels ils se déroulent. La langue est également un paramètre important à prendre en compte. Nous discuterons ici principalement des exposés à caractère scientifique, mais sans parler des ¡¡ entretiens d’embauche ¿¿ que sont les auditions de recrutement dans un organisme de recherche ou une commission de recrutement d’une université. Ces exposés là sont très spécifiques et seront discutés dans le tonme Après la thèse de ce guide. Dans le cadre d’exposés scientifiques, les trois paramètres à prendre en compte sont, dans l’ordre :
Les questions les plus critiques sont évidemment les deux premières. La langue joue au niveau de la durée : comptez que vous irez moins vite en anglais que dans votre langue maternelle, et veillez à répéter suffisemment pour avoir un debit fluide. Il n’y a rien de pire qu’un français ahanant péniblement un anglais approximatif. Même si vous avez un accent pourri ou si vous n’en avez pas, la fluidité de votre discours et la correction grammaticale sont les éléments primordiaux car ce sont eux qui permettent d’enrichir et de préciser ce que vous voulez dire. Cerner l’auditoire Un auditoire d’experts attend de la précision et ne demandera pas forcéments certains éléments pédagogiques. Ceci dit, tout le monde aime bien entendre rééxpliquer quelque chose qu’il comprend par une autre personne, surtout si c’est bien fait. Votre exposé devra donc montrer la problématique à laquelle vous vous êtes attaqué, rappeler les travaux existants et discuter leurs succès et échecs et surtout, montrer l’originalité et l’importance de votre contribution. Les experts n’auront pas forcément envie d’entendre les détails techniques, mais vous devrez être préts à les dévoiler en cas de question. Dans un tel exposé, c’est la précision qui doit être votre objectif. ne cherchez pas forcément à en dire trop mais dites le très bien. Un auditoire non expert a des exigences différentes. L’introduction au domaine devra montrer avec pédagogie quels sont les enjeux. La difficulté est évidemment de trouver les mots qui trouveront une résonnance dans le background commun de tous les spectateurs. Disons le clairement, c’est un exercice de vulgarisation et c’est cela qui fait toute la difficulté. Considérez que ceux et celles qui vous écouteront n’ont probablement pas plus qu’un petit niveau second ou premier cycle sur le sujet que vous aborderez. Il s’attendent à comprendre le premier tiers de votre exposé à partir de leurs connaissances de base. Les éléments historiques seront particulièrement appréciés. Concernant votre propre travail, vous ne devrez donner aucun détail technique, mais présenter vos résultats le plus simplement possible et surtout en montrant ce qu’ils apportent de plus dans la perspective historique du sujet. Appuyez vous sur des images simples, et n’hésitez pas à faire des analogies (justes bien sur) avec d’autres problèmes. Cette seconde partie de votre exposé demandera plus d’efforts de la part des spectateurs mais ils devraient avoir l’impression d’avoir saisi le message, même si certains détails leur ont échappé. Vous pourrez alors conclure et élargir le sujet en donnant quelques directions de recherche futures, et en citant quelques questions ouvertes. Les gens ne vous en voudront pas si ils pedrent un peu pied, mais évitez absolument le ¡¡ coup de turbo ¿¿ final pour caser les 17 transparents restants. On ne vous le pardonnera pas. La durée Elle influe sur le contenu. Disons le clairement, tout exposé de moins de 30 minutes ne doit contenir aucun détail technique. Vous ne devez que donner vos résultats. Ce n’est que dans un exposé d’une heure que vous pourrez éventuellement décrire un peu la méthode utilisée. Répéter votre exposé Soyons clairs : votre première présentation orale sera une catastrophe si vous ne la préparez pas. Et c’est quelque chose de long et douloureux. En effet, plongé dans votre travail, le stress aidant, vous exploserez le temps imparti, votre exposé sera confus, noyé dans les détails et in fine incompréhensible. Pour éviter le naufrage, comptez 10 à 15 jours de préparation avec votre directeur de thèse. En général, on procède par itérations : vous éfinissez un plan de l’exposé avec votre directeur de thèse, puis vous préparer les transparents et autres supports dont vous aurez besoin. Enfin, vous organisez une répétition. Le directeur de thèse doit y participer pour vous faire part de ses remarques, mais il peut être utile de demander à un autre chercheur qui est moins spéciliste du sujet de venir vous écouter. Celui-ci pourra faire des remarques sur la pédagogie de votre exposé, alors qu’un spécialiste sera moins sensible à cet aspect des choses. D’ordinaire, il faut entre quatre et six répétitions pour faire converger un exposé, surtout s’il est en langue anglaise. Vous devrez sans doute reprendre vos transparents ou vos visuels mais c’est nécessaire. Bien entendu, le timing est une choase importante et vous serez chronométré pour suivre votre progression. D’une manière générale, il est préférable de cibler un timing légèrement inférieur au temps dont vous disposez. En effet, quelqu’un est susceptible de vous poser des questions, et le temps de redémarrer l’exposé est à prendre en compte. Typiquement :
8.3.2 Présenter une communication orale (séminaire, congrès)Voila, ca y est : vous êtes dans l’arène avec les lyons. Devant vous, un aréopages de vénérables professeurs vous contemple. D’un regard angoissé vous réalisez qu’ils ne sont pas tous en somnolence post-prandiale. Certains ont peut être un air austère, vous allez devoir commencer votre exposé. Les conseils qui suivent vous permettront de ne pas trop foirer la chose, sous réserve bien sur d’avoir convenablement préparé l’évennement, comme expliqué dans la section précédente. Le trac Le trac, c’est la hantise des acteurs mais aussi des doctorants. La nuit blanche d’avant le séminaire, la migraine ou le mal au ventre juste avant votre exposé, vous connaissez ? Rassurez vous, vous n’ètes pas le seul et surtout, ça se gère très bien. Pour cela, nous vous renvoyons à la section sur la gestion de stress (section 10) du présent tome car finalement, le trac, c’est une manifestation particulière du stress... Ce qu’il ne faut pas faire Voici quelques pièges grossiers sont à éviter au niveau de la forme :
Répondre aux questions Vous aurez inévitablement des questions. D’ailleurs, c’est plutôt bon signe. Si les gens posent des questions, c’est que vous ne les laissez pas indifférent. Voici une petite typologie des questions en séminaires :
Au moment où vous répondez, faites bien attention à avoir toute l’attention du celui ou de celle qui vous à interrogé. N’hésitez pas à attendre quelques secondes que les a parte entre spectateurs s’arrêtent. Votre réponse doit réaliser le meilleur compromis entre exhaustivité et concision : faites court et précis. Si on ne vous laisse pas achever votre réponse, reprenez la parole poliment mais fermement pour terminer votre argument. Enfin, n’hésitez pas à dire que vous ne savez pas répondre. Ca fera meilleur effet que d’essayer de noyer le poisson... PASCAL DEGIOVANNI, 1999-2000
8.3.3 Les démarches administratives liées à une missionReste maintenant à savoir si votre laboratoire peut vous payer votre mission. Normalement, cela doit être le cas. En effet, en vertu de la Charte des Thèses modèle fournie par le Ministère en charge de la formation doctorale, le laboratoire d’acceuil doit fournir aux doctorants les mêmes facilités qu’aux membres permanents. Si les membres permanents du laboratoire ont leurs frais de mission couverts, alors il doit en être de même pour vous. A vous de préparer le voyage et de payer de votre poche tous les frais (voyages, hôtels et inscription au congrès). En effet, ce n’est qu’au retour de votre mission que l’on vous remboursera. Surtout conservez précieusement tous les justificatifs : billets de transport, notes d’hotel et de restaurant. Si vous êtes gérés par l’ADFAC, comptez entre deux semaines et un mois minimum pour être remboursé. Pour le CNRS, c’est très variable. Le délai minimum est de deux ou trois semaines mais les maximas peuvent atteindre l’année. Il est néanmoins possible de demander que le transport soit payé par un bon de commande émanant du laboratoire, que ce soit pour un voyage en train ou en avion. On peut aussi obtenir une avance sur frais (limitée en général a 80 % des frais prévus) dans le cas de voyage très coùteux. Lors de votre première mission, prévoyez de fournir un Relevé d’Identité Bancaire (ou un Relevé d’Identité Postal) et une photocopie de votre contrat de travail, que vous joindrez avec le formulaire appelé ordre de mission. Ce formulaire est à remplir avant de partir et doit être signé par un responsable de votre laboratoire, avant que vous puissiez le porter au bureau des missions de votre laboratoire ou université. Les départs en mission se font très rarement avec votre propre véhicule, pour des raisons d’assurance. L’état étant son propre assureur, en cas d’accident grave de la route, cela lui coùterait trop cher. Si vous arrivez à justifier le fait de prendre votre voiture, des documents supplémentaires sont nécessaire : photocopie de la carte grise et du certificat d’assurance. Notez que l’assurance que vous avez souscrite sera la seule sur laquelle vous pourrez compter en cas d’accident. D’autre part, il est bon de savoir que les frais de péage peuvent être remboursés mais vous devez garder les reçus. En ce qui concerne les remboursements de frais d’essence, un tarif au kilomètre est prévu. Enfin,on vous demande de fournir une raison qui rend nécessaire l’utilisation d’un véhicule personnel. Les raisons les plus valables sont le transport de matériel (vous emportez un ordinateur avec écran 21” par exemple), ou le covoiturage qui permet de diminuer les coûts. DERNIÈRE MISE À JOUR FÉVRIER 2000 8.3.4 A propos du dépot des sujets de thèseUne des questions posées à la Guilde concernait le dépot des sujets de thèses. Nous avons
pu, à partir de mails de Jo D’après J. Marchand, dans les sciences de l’Homme et de la Société, la notion de dépot de sujet de these a un sens : quelqu’un qui a une problématique intéressante peut très bien déposer un sujet, pour ensuite revenir travailler dessus. Cela vise à protéger le champs d’investigation, car dans ces disciplines, la conception (très mandarinale) de la thèse est de faire l’oeuvre definitive, exhaustive et complete sur LE sujet. Alors que le doctorant de sciences dites exactes ne fait qu’apporter plus modestement UNE contribution a un sujet, qui s’inscrit avant tout dans un long (bien avant et bien apres la thèse) processus de recherche du laboratoire. En sciences sociales et humaines au contraire, une these c’est un ”objet autonome” qui n’a bien souvent que peu de rapports avec un passé, un présent ou un futur d’une équipe de recherche. En lettres, il semble même que des gens ”grillent” ainsi des sujets, en les déposant, ... sans forcement les traiter après. Le dépot doit s’effectuer auprès du fichier central des thèses, qui est disponible sur Internet à l’adresse :
Evidemment, qui dit procédure de dépot dit exclusivité. Enfin, en théorie parce que en pratique, l’auteur de ces ligne imagine assez que le temps passant, un sujet déposé puisse très bien être traité par quelqu’un d’autre. Tout le monde n’est pas beau et encore moins gentil... En sciences dites exactes par contre, il n’y a pas d’exclusivité. On connait un exemple dans un même labo, de 2 thésards avec le même directeur de thèse qui ont un sujet de thèse très très similaire, mais avec des approches méthodologiques différentes. Ceci s’explique lorsque les sujets sont suffisament larges pour mettre plusieurs personnes dessus.... et tant qu’il y aura un chapitre ”perspectives” dans les thèses ca sera le cas. Pour ce qui est de la thématique, la réponse est la meme, dans la mesure ou le terme thématique est plus ”vaste” que celui de ”sujet”... Par contre, il faut préciser que mettre plusieurs personnes sur un meme sujet de recherche est un moyen utilise par certains laboratoires de ”biologie” (essentiellement aux Etats-Unis, mais en France aussi) comme presse-citron des postdocs. L’objectif est de tirer un maximum de quelques personnes qui vont se battre pour avoir les meilleurs résultats dans les meilleurs délais... Mais je ne pense pas que ca soit l’intérêt pour une thêse dans la mesure les resultats obtenus découlent egalement de l’implication du DrT, ca peut donc lui retomber dessus, mais ca pourrait ne pas déranger certains. En conclusion, si vous relevez des sciences dites exactes, c’est pas vraiment quelque chose de pertinent pour vous. Evidemment, fuyez comme la peste les petits malins qui essayent d’augmenter leur liste de publi en mettant plusieurs doctorants et postdocs en concurrence sur un même sujet... Si vous relevez des sciences de l’Homme, cette notion de dépot vous concerne plus. Evidemment, ca peut sembler une évidence, mais si vous déposez un sujet et que vous le laissez au frigo pendant dix ans, faut pas s’étonner si quelqu’un le traite à votre place. Donc notre conseil est de déposer un sujet que vous avez vraiment l’intention de traiter... D'APRÈS RICHARD GALLOIS ET JO
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