Accueil / Welcome

La Guilde
C'est quoi la GDD ?
La newsletter
Les listes HotDocs

La thèse
À savoir
Guide du doctorant
Propositions de thèse
Réflexions sur la thèse
Charte des thèses

Emploi
Accueil demandeurs
Accueil recruteurs
CVs en ligne : DocNet

Secteur académique
Monde socio-économique
Conseils pratiques

Liens utiles
Associations et syndicats
Textes législatifs
Sites et annuaires
Science Library

© 1997-2005
Guilde des doctorants

 


Guide du doctorant : mode d'emploi

Ce guide est le fruit du travail bénévole de doctorants et jeunes chercheurs. Tout comme le logiciel libre sur Internet, il a vocation à évoluer et se remettre à jour grâce à vos contributions. Si vous voulez participer, voici la description du mode de travail utilisé. Pour nous aider, pour faire une suggestion, ou si vous n'y trouvez pas une information que vous possedez et jugez utile, contactez : gdd-guide@jeunes-chercheurs.org.

Recherche dans le Guide: Match:

Guide du Doctorant : Accueil /  I - Avant /  II - Pendant /  III - Après / IV - Academia

9 Carrières extra-académiques

Ces pages seront complétées un peu plus tard... Pour le moment, nous vous proposons quelques conseils pour l’étape clef qu’est l’entretien d’embauche.

9.1 L’entretien d’embauche

De toutes les épreuves auxquelles a été confronté le doctorant dans sa quête du Graal, l’entretien d’embauche est certainement celle à laquelle il a été le moins préparé, sauf en cas d’expérience déjà vécue ou de formation adéquate pendant la thèse. Loin de combler l’intégralité de cette lacune, il s’agit ici de donner quelques conseils qui permettront de ne pas se trouver totalement démuni à la veille de cet instant primordial.

D’abord, il importe de se ménager une journée de repos la veille de l’entretien afin de le préparer sereinement. Eviter également la multiplication des entretiens dans une même journée. Bien que l’épreuve soit courte, son intensité émotionnelle épuise rapidement les batteries nerveuses du candidat.

Sachez aussi qu’aucun entretien d’embauche ressemble à un autre. La forme qu’il va prendre dépendra fortement de la personnalité de l’interlocuteur. Rarement complètement directif ou totalement libre, l’entretien ne durera guère plus de trois-quarts d’heure.

Un entretien écourté est presque synonyme de rejet immédiat de la candidature. Mais un entretien prolongé ne signifie pas forcément que le poste est décroché. En effet, le premier entretien a toujours pour objectif d’établir le contact avec le candidat et d’effectuer un second tri, la première barrière que constitue la lecture du CV par le recruteur ayant été franchie avec succès. Dans de nombreux cas, plusieurs (plus de 2, parfois jusqu’à 5 ou 6) entretiens seront imposés au candidat, pour diverses raisons (tester celui-ci, retard dans l’attribution de crédits, indécision,etc).

Il s’agit alors de s’accrocher, mais cela peut aussi donner au candidat l’occasion de réfléchir sur le sérieux de l’opportunité qui se présente. Si le candidat a le sentiment d’être baladé, autant abandonner.

Côté interlocuteurs, plusieurs configurations risquent d’être opposées au candidat :

  • le Directeur des Ressources Humaines (DRH) seul. L’entretien est essentiellement axé sur le profil du candidat.
  • le DRH et le responsable du service qui recrute.
  • le responsable du service recruteur dans le cas de structure de plus petite taille. Dans ces deux derniers cas, outre le cursus du candidat seront abordées des considérations plus techniques directement en prise avec le poste à pourvoir.

Fondamentalement, les démarches ne sont guère différentes. Dans la première, on rajoute simplement un filtre. Quoi qu’il en soit, l’entretien sera balisé par les points suivants :

  • le cursus et les compétences ;
  • les souhaits du candidat en matière de fonction, responsabilité ;
  • la présentation du poste à pourvoir ;
  • l’évolution de la carrière.

Le cursus : soit on demande de l’aborder de manière chronologique (description des études puis du cursus professionnel), soit l’initiative de la présentation est laissée au candidat. Dans ce cas, également privilégier une démarche chronologique qui fera partir du bac jusqu’au dernier poste occupé. Cela permettra au candidat de jalonner son parcours et d’en valoriser chacune des étapes. Ne mentionner toutefois que les points les plus importants, soit directement en rapport avec le profil du poste, soit apportant un plus à votre candidature. Outre l’acquisition de compétences de base puis plus particulières, l’ouverture sur l’entreprise par des stages, le travail en équipe mais aussi l’expérience d’enseignement sont autant d’éléments fortement appréciés par les recruteurs.

Il est également tout-à-fait possible de citer des expériences extra-professionnelles à partir du moment où elles enrichissent la perception qu’a du candidat le recruteur (ex : expériences associatives ou ¡¡ militantes ¿¿). Il convient de reprendre les étapes fondamentales décrites dans le CV. Enfin, rester positif par rapport à une expérience vécue même si elle a été douloureuse sera le signe d’un candidat lucide sachant tirer les leçons du passé sans en conserver la moindre amertume.

Terminer sa présentation par le dernier poste en charge permet de mettre en valeur ses compétences actuelles mais aussi d’enchaîner directement sur ses souhaits en matière de fonction et de responsabilité. En effet, que le candidat ait répondu à une offre d’emploi ou ait adressé une candidature libre, les exigences précises du ou des recruteurs ne lui seront totalement dévoilées qu’une fois ses propres cartes abattues. Jouer la carte de la transparence, même si le candidat a eu vent d’informations sur le poste, se révèle être la stratégie gagnante. Mieux vaut un recrutement avorté pour incompatibilité entre votre vision du poste et celle qu’en a le recruteur plutôt qu’une douloureuse expérience.

Présentation détaillée du poste par les recruteurs : elle ne démarre donc qu’une fois la personnalité du candidat délimitée. Elle pourra même n’avoir lieu que lors du second entretien dans le cas où la première rencontre n’a lieu qu’en présence du DRH. Cette présentation sera l’occasion pour le candidat de poser des questions afin d’éclaircir des points d’ombre et de faire preuve d’intérêt pour le poste si son profil converge avec celui défini par l’entreprise. Immanquablement sera posée la question suivante : ¡¡ Comment vous projetez-vous dans cinq ou dix ans sur le plan professionnel ? ¿¿. Incontestablement, apporter une réponse posée démontrera son aptitude à l’élaboration d’un projet professionnel, solide preuve de maturité. Ne pas omettre alors de valoriser la position du poste convoité dans l’accomplissement de votre projet professionnel.

Bien sûr, ce canevas n’est pas exhaustif mais il est clair que chacun de ces points sera abordé lors d’un entretien (le cursus et les compétences ; les souhaits du candidat en matière de fonction, responsabilité, l’évolution de la carrière). Les préparer le plus minutieusement est donc essentiel. Le plus souvent, le candidat sera invité à parler sur les deux premiers tandis que le quatrième fera l’objet d’une question à brûle pourpoint.

Bien évidemment, des questions d’ordre technique seront également abordées afin de tester les capacités du candidat. Répondre toujours de manière brève mais précise et éviter les digressions constituent les règles de base. Sinon le candidat sera rapidement remis dans le droit chemin, non sans qu’on lui en ait fait la remarque. Plus généralement, ne pas bluffer et tenir un discours cohérent est un gage de sécurité pour le candidat. Il est souvent aisé pour le recruteur de prendre des renseignements sur le candidat à son insu.

Enfin, persiste toujours la dimension humaine : conserver son sang-froid et le sourire sera le petit plus qui pourra peut-être provoquer la différence. L’entretien reste avant tout un exercice de séduction.

En marge de ces conseils, quelques remarques sur le CV : éviter les zones d’ombre. Toujours stipuler les renseignements pratiques qui seront susceptibles de servir lors de l’embauche (date de naissance, coordonnées). Pour un jeune cadre, une page maximum. Le CV doit aller à l’essentiel, décrire ce que le candidat a réalisé. Dans la lettre de motivation, le candidat se doit d’insister sur ses qualités, ses spécialités, ce qu’il peut apporter à l’entreprise mais sans jamais être redondant par rapport au CV.

FABIEN TORRIÉRO ET LOIC MAHÉ

Ce texte a déjà été publié dans le Mag de la Guilde des Doctorants consacré aux carrières extra-académiques (numéro 2). Les deux auteurs travaillent dans le secteur privé, l’un dans le domaine des transports (contrôle de gestion) et l’autre en informatique.


© Guilde des Doctorants 1997-2003

Dernière modification de cette page: Monday, March 24, 2003