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Guide du doctorant : mode d'emploi
Ce guide est le fruit du travail bénévole de
doctorants et jeunes
chercheurs. Tout comme le logiciel libre sur Internet, il a vocation à
évoluer et se remettre à jour grâce à
vos contributions. Si vous voulez participer, voici la description du
mode de travail utilisé.
Pour nous aider, pour faire une suggestion,
ou si vous n'y trouvez pas une information
que vous possedez et jugez utile, contactez :
gdd-guide@jeunes-chercheurs.org.
Guide du Doctorant :
Accueil /
I - Avant /
II - Pendant /
III - Après /
IV - Academia
Initié par Olivier Debré, puis enrichi des conseils de Nathalie Grandvaux, ce guide offre une
collection d’adresses de sites web interessants et quelques conseils très importants concernant
la situation vis-à-vis du chômage, de la protection sociale, et du retour en France. La
premiere partie pose la question de fond : pourquoi et dans quelles conditions faire un
postdoc ?
Encore une fois, nous vous encourageons à nous aider à compléter ce guide de vos propres
expériences.
Vous n’en êtes encore qu’au stade ou vous vous demandez si un postdoc est nécessaire, et si
c’est vraiment votre tasse de thé. Seul vous pouvez répondre, avec tout ce que ça implique
de choix personnels, qui vous engageront pour bien plus que les mois du postdoc
eux-mêmes.
Voici quelques questions que vous pouvez/devez vous poser:
- Est-ce bien un postdoc qu’il me faut faire alors que je voudrais bosser dans
l’industrie ? La plus importante question que vous devez vous poser est de savoir
comment le postdoc que vous envisagez s’intègre dans votre projet professionnel.
- Combien de temps je me donne pour que ce post-doc débouche sur quelque chose
de concret?
- Comment je fais avec mon /ma /mes copain /copine /mari /femme /enfants ?
- idem, mais sur le plan pratique: visa, travail du conjoint, éducation des marmots
...
- Comment vais-je cotiser à la retraite ?
- Comment vais-je me fournir en alcool anisé ?
Toutes ces questions et bien d’autres encore doivent être mûrement réfléchies sous peine de
cuisantes surprises et de déceptions. Les questions qui vous taquinent déjà, avant d’être parti,
peuvent se réveler encore pires une fois sur place.
Rappellons dès à présent que bien que le postdoc soit de plus en plus demandé pour faire
une carrière dans la recherche publique, il peut s’averer un sérieux handicap pour les autres
projets de carrière. Ce n’est un secret pour personne : les entreprises préfèrent les gens jeunes
et frais sortis de leur formation initiale plutôt que ceux qui ont erré jusqu’à plus de 30 ans
dans les couloirs d’une université, puis d’une ou plusieurs autres. Comme le disait Cl. Jablon,
président de l’ABG et directeur de la R & D chez Total-Fina-Elf lors du colloque 2001 des
Ecoles Doctorales :
«Le choix d’un séjour postdoctoral présente un certain risque pour une
insertion dans l’entreprise »
Le problème, c’est que si l’on n’est pas recruté à l’université ou dans un organisme de
recherche, seule reste cette insertion dans l’entreprise...
Ceci est confirmé au plan qualitatif par l’étude faite par le CEREQ et dont nous avons
parlé en page 16 de ce volume. Le risque des postdocs, c’est la fuite en avant qui conduit à ne
chercher que l’empilage successif de postdocs dans les 4 à 5 ans après la thèse avant de
s’apercevoir, trop tard, que les entreprises ne veulent plus de vous ou alors moyennant
de gros sacrifices sur le niveau de salaire et de responsabilités auquel vous pouvez
prétendre.
Bref, un postdoc ca va, mais ensuite attention à bien faire le point sur votre situation
scientifique. Si votre premier postdoc a très bien marché et que l’on vous propose quelque
chose d’encore mieux, cela est jouable. Sinon, regardez sérieusement ailleurs si vous ne voulez
pas vous faire avoir.
Concrètement, si vous faites un postdoc - ou un ATER - après la thèse, il est impératif de
faire un point sérieux 18 mois après la fin de la thèse pour estimer vos chances de succès
dans la recherche académique française. Si vous sentez alors que vous n’avez pas
d’atouts de votre coté, diversifiez tout de suite et très largement votre recherche
d’emploi.
Lors du choix d’un post-doc, gardez présent à l’esprit les critères que vous aviez utilisé pour
choisir votre laboratoire de thèse, et aiguisez-les. Voici quelques conseils en ce sens prodigués
par Sophie Lautraite, puis revus et corrigés par la suite :
- La première des choses à faire lorsque l’on a «une touche » pour un postdoc c’est
une recherche bibliographique : Qu’est-ce que le labo en question a publié ? Dans
quels journaux ? Quand ? A quelle fréquence ? etc.
C’est une phase indispensable pour voir si les offres ou la piste que vous envisagez
s’intègre bien dans votre parcours scientifique et personnel. C’est le premier
critère : un postdoc bouche-trou n’est pas un bon postdoc.
- Dans la plupart des cas, tout au moins pour les postdocs en Europe, mais aussi
pour certains plus lointains, on passe un entretien. Pour en avoir passé un certain
nombre ces derniers mois, je peux donner ici mon expérience: que ce soit pour un
postdoc ou pour un poste plus permanent, il ne faut pas prendre la chose comme
un douloureux passage à la question auquel on se soumet...
Même si l’on cherche désespérément un job, il ne faut pas perdre de vue ses
exigences: la qualité! Sinon autant aller faire autre chose...
- Un entretien est autant une chance pour les potentiels futurs employeurs de nous
juger/jauger que pour nous. Ils sont impitoyablement sélectifs ? soyez au moins
aussi exigeants sur la qualité de l’environnement que l’on vous propose.
Ca veut dire poser les bonnes questions (donc un minimum de préparation avant
l’entretien...), observer, discuter... Des détails sont souvent très révélateurs, et
il n’est pas nécessaire d’être fin psychologue pour les détecter. Je sais bien que cela
n’est pas forcement facile, surtout quand on se pointe à l’étranger (je sais de quoi
je parle...) et qu’il faut en plus se dépatouiller avec la langue que l’on ne maîtrise
pas (encore) très bien...
- les formations délivrées en France sont assez prisées à l’étranger, et notament aux
Etats-Unis. Quand je dis «formation », je n’entends pas que le diplome de docteur,
mais les 8 ou 9 années détudes depuis le bac. Sachez donc que vous partez à armes
égales au niveau mondial lors de la recherche d’un travail post-doctoral!
- L’offre des postdocs est très abondante... Ca veut bien sûr dire qu’il va y en
avoir des bons et des moins bons, tout ça bien mélangé. On peut avoir le choix
malheureux... c’est pas une tare ! Ce qui l’est c’est de laisser la situation s’enliser.
Apres un certain délai (quelques mois) il faut savoir aussi faire son propre bilan: si
le sentiment d’une impasse se fait sentir, savoir faire le tri entre le coup de blues
dû a l’expatriement, les problemes d’insertion dans le nouveau labo et les réels
problèmes liés au labo. Une fois ce constat fait, il faut se convaincre de ne pas
s’accrocher désespérément: l’offre est abondante, il faut donc préparer son départ
et partir !
J’ai vu autour de moi en G.B. deux cas de postdocs qui tournaient en eau de boudin, il
est très très difficile de rentrer en France apres deux ans ou plus «loupés » ! Pas
facile à justifier, ça, l’absence de résultats publiables, dans un C.V. ou dans des
entretiens. Et quoi qu’il arrive c’est le postdoc qui sera toujours tenu responsable de
l’échec. Pas le labo. Comme toujours, quoi!! Raison de plus pour ne pas accepter
ça.
En résumé, pensez d’abord et avant tout à votre avenir et ne faites aucune concession si ce
que l’on vous propose ne vous convient pas. Rappelez-vous que de nombreuses opportunités
existent. Cherchez celle qui vous sera la meilleure.
Pour vous donner à réfléchir, essayez...
Il existe bien sur un recouvrement des différents media d’annonces, listes de diffusion,
newsgroups et sites webs notamment. Voici quelques points d’entrée ans cette partie du
cyber-monde.
- créées par la GDD: les listes de diffusion HD-emploi, et les sous-listes avec
leurs domaines scientifiques respectifs:
- la GSL http://gsl.jeunes-chercheurs.org/, outil de mise en commun
des ressources (bookmarks) scientifiques. Un bon point de départ... Un énorme
avantage (parmi d’autres): les adresses sont rangées par discipline scientifiques.
- les newsgroups. Non seulement sci.research.postdoc, mais aussi ceux consacrés
à votre discipline:
sci.chem.analytical,
sci.archaeology.mesoamerican,
sci.agriculture.beekeeping,
alt.drosophilia.sodomy
...
- Par l’Association Bernard Gregory http://www.abg.asso.fr. Notez qu’il n’est
pas nécessaire d’être inscrit a l’Association Bernard Gregory pour y répondre. Les
offres d’emploi de l’ABG sont disponibles
- sur le web : www.abg.asso.fr,
- par courrier électronique, en s’inscrivant gratuitement à la liste ABG-JOBS
(voir mode d’emploi sur le site web),
- dans les antennes de l’association implantées dans les universités, les écoles
d’ingénieurs et les centres de recherche (www.abg.asso.fr/abg/be.html).
Bien sûr, il y a les autres revues, celles que vous avez appris à connaître durant votre thèse.
Jetez-y donc un oeil, à tout hasard. Peut-être même bien que des offres existent en ligne sur
leur page web ?
La liste peut s’étendre largement, réfléchissez aux sociétés que vous connaissez:
- L’Université de Waterloo au Canada maintient une liste impressionnante d’adresses
web de propositions d’emplois par des sociétés savantes (dont de nombreuses
sociétés de disciplines non scientifiques), le Scholarly Societies Project:
- European Chemical Society: http://ecs.tu-bs.de/ECS-WWW/neu/Special/
Doc.html
- European Research Consortium for Informatics and Mathematics:
- American Vacuum Society http://www.careerweb.com/avacuum/
- American Society for Mass Spectrometry http://www.asms.org/employ.html
- American Chemical Society http://www.acs.org/careers.html Il y a une mise
à jour hebdomadaire, mais apparemment accessible aux membres uniquement (ce
qui ne doit pas être le cas de beaucoup d’entre vous!). Mais vu que cette liste est
en fait celle des annonces publiées dans Chemical & Engineering News, il suffit de
trouver cette revue dans une bonne bibliothèque.
- Federation of American Societies for Experimental Biology:
- International Society for Heart Research:
- Le Human Frontier Science Program, ouvert aux ressortissants des pays du G7, la
Suisse, et les pays de la Communauté Européenne non membres du G7. Bref, ça
inclut la France:
- Accroître le potentiel humain de recherche et la base de connaissances
socio-économiques
est un programme de la Communauté Européenne. Parmi les actions qui le composent,
notons celles qui concernent les réseaux européens de formation par la recherche
et les bourses ¡¡ Marie Curie ¿¿ http://www.cordis.lu/improving/src/hp\
_mcf.htm. Voir aussi le site de la Marie Curie Fellowship Association http:
//www.mariecurie.org/.
- Postgraduate Training for Doctors in Europe, un autre projet financé par l’Union
Européenne.
Dans ce cas particulier, peut-être qu’une recherche par mots-clefs est la meilleure méthode. De
plus, n’oublions pas que les labos, on en rencontre des membres lors des conférences. Avant
de sauter dans l’avion, avez-vous jeté un oeil au programme préliminaire pour y
chercher des noms? Sur place, lors de la conférence, il existe souvent un rituel très
ancient 7:
un bureau ou des tableaux d’offres d’emplois, avec des petites annonces (propositions des
demandeurs mais aussi propositions de CVs).
- en France, les EPST et EPIC: CNRS, CEA, INRA, INRIA, BRGM, IFREMER
...
- Le CERN: http://www.cern.ch/CERN/Divisions/PE/HRS/Recruitment/
fellows.html
- Le Joint Research Center offre des bourses pour travailler dans l’un de ses huit
Instituts, situés en Belgique, Italie, Espagne, Allemagne et Pays-Bas:
- F’SATIE, French South African Institute in Electronics (hé, hé, qui disait qu’il n’y
en avait que pour les Ricains?!):
http://www.frenchdoor.co.za/fsatie/
- le National Research Council Research Associateship Programs:
Ce n’est pas un labo, mais il administre des postdocs dans les laboratoires et
centres de recherche fédéraux américains. On peut faire une recherche des postes
existants par mots-clefs (taper sur RAP SEARCH en haut à gauche, pas sur
Search en haut à droite) (c’est ce que j’ai fait, avec ”mass spectrometry” et
”environment”), par agence (NASA, US EPA,...) pour ceux qui connaissent, en
cliquant sur PARTICIPATING PROGRAMS. Certains postes ne sont pas ouverts
aux étrangers, pour cause de confidentialité du projet.
- Il y a aussi tous les laboratoires nationaux américains: (Note: pour certaines
agences, les offres de postdoc semblent ne pas toutes être centralisées, et il peut
être bon de fouiner dans les divers labos et centres de recherche).
- Goddard Institute for Space Studies
de la NASA (mais là, il y a fort à parier que ces postes seront réservés aux nationaux.
Maintenant, si vous avez la double nationalité...)
- Center for the Neural Basis of Cognition
- ORISE (Oak Ridge Institute for Science and Education):
- au Canada, s’adresser au Canadian National Research Council:
Pour des liens plus à jour, verifiez donc sur la GSL, et completez cette dernière...
Comprendre par là des sites très variés, souvent tournant autour d’une discipline, d’une
thématique de recherche, d’un pays...
- Jobs in physics: http://het.phast.umass.edu/jobs.html
- Ceux qui veulent aller de l’autre côte du Channel peuvent consulter le leading
recruitment website for academic and associated communities au Royaume Uni.
Par ailleurs, une fois leur valise prête, ils feraient bien d’aller voir la page de
Jean-Christophe Pazzaglia
.
- Les néerlandophones peuvent consulter le Post Doctoraal opleidingen in Nederland.
Et eventuellement une bourse de l’European Environmental Research Organisation
pour les Pays-Bas
- Comme l’écrivait fort justement SOPHIE LAUNEY:
Dans le domaine de la génétique des populations et l’évolution, Evoldir
est un site incontournable qui recense toutes les offres de post-docs
(+PhD, postes, conférences, etc...). C’est en fait une liste de diffusion
qui est maintenue par Brian Golding, on peut soit s’abonner, en écrivant
un petit mot gentil à
brian@life.biology.mcmaster.ca
ou consulter la compil des messages sur le web
Il y a une page specifique pour les offres de post-doc:
- Dans le domaine de la vision humaine et animale, il y a le site Visionscience:
.
- Cell Press Online: pour les biologistes, avec la possibilité de revoir les offres par
mail
- Biosciences Jobs Postings, page créée pour les étudiants de l’UCSF (University of
California San Francisco), mais ils ne sont pas rats et vous en font profiter
aussi:
- The Biotechnology Career Center http://www.biocareer.com/ Il faut s’inscrire pour
avoir accès aux infos. Je n’ai pas essayé, n’ayant rien à voir avec les biotrucs (et étant
déjà en postdoc).
- Jobs in higher education
est une liste assez énôrme de liens vers des universités et colleges qui mettent des offres
d’emplois (pas seulement des postdocs, loin de là) en ligne. Malgré tout, une recherche
par mots-clefs devrait n’être pas trop longue.
- Nextwave http://nextwave.sciencemag.org/
publication hebdomadaire on-line, publiée par le magazine Science et l’AAAS (American
Association for the Advancement of Science; ne pas prononcer /’æs/, merci). Outre des
annonces professionnelles (pas que postdoc), on y trouve des news sur le marché de
l’emploi scientifique, grands débats scientifiques, etc. MAIS (car il y a un mais),
Nextwave est malheureusement payant, sauf si par hasard votre organisme
de recherche y est abonné, et vu qu’apparemment aucun organisme français
n’est dans ce cas, ceci ne pourrait concerner que des gens déjà en postdoc à
l’étranger.
- Intéressé par un postdoc dans les affaires internationales (faites pas cette tête, moi non
plus je ne savais pas que ça existait!)? Alors le Weatherhead Center for International
Affairs Programs est pour vous
- Toujours dans les postdocs non sciences dures: en psychologie développementale
maintenant:
En général, vous ne devriez pas chercher de financement par vous-même, celui-ci faisant partie
du contrat que vous recherchez. Néanmoins, de nombreuses sources de financement principal
existent et sont répertoriées dans le Guide de l’ANDES :
L’Association Nationale des Docteurs ès-Sciences (ANDES) publie tous les ans un Guide
des aides aux formations doctorales et post-doctorales. Ce guide recense pratiquement toutes
les sources de financements de thèses et de post-doc. C’est la bible absolue en matière de
financement.
Voici quelques adresses complémentaires également utiles si vous devez monter
vous-même le projet de financement en collaboration ou pas avec le laboratoire
d’accueil :
Il est encore fréquent d’entendre que les post-doctorants à l’étranger hésitent à rentrer en
France faute d’assurance sociale lors de leur retour sur le territoire français. Avec la mise en
place récente de la CMU (Couverture Maladie Universelle), plus de problème : dans tous les
cas vous serez couverts. Pour contacter la caisse nationale d’assurance maladie depuis
l‘étranger : http://www.cnamts.fr Laissez leur un message... ils repondent, c‘est
vérifié.
Notez qu’étant docteur et donc n’étant plus inscrit à l’université, vous n’aurez plus droit à
la sécurité sociale étudiante.
Pour ceux qui partent dans des pays où la couverture santé est aléatoire, il y a moyen de
garder une sécurite sociale française en souscrivant à la CFE (caisse des francais a l‘étranger).
La CFE propose des assurances maladies et même vieillesse comme le fait la sécurite sociale
lorsque vous êtes salariés en France. Cette solution peut être intéressante, même si elle est un
peu chère. En effet, les cotisations sont calculées en fonction de votre salaire, qui est avec le
change souvent élevé. Mais bon, ce système permet d’avoir une bonne couverture santé et des
accords ont même été etablis avec des sociétés d’assurances mutuelles pour obtenir des tarifs
intéressants.
Il faut également savoir, pour ceux qui partent au sein de l‘union européenne,
qu’il existe certains accords entre les systèmes de santé. Renseignez vous auprès de
votre caisse d’assurance maladie. De plus, la CFE permet de cotiser pour la retraite
pendant les années passées à l‘étranger. Avec le recul beaucoup de post-doctorants se
plaignent d’avoir perdu des années de cotisation. Pour contacter la CFE depuis
l‘étranger: http://www.cfe.fr. Laissez leur un message... ils répondent, là aussi c‘est
vérifié.
Tout de suite c’est un mot qui fait peur !!! Mais, c’est un point important même si on espère
tous revenir en France avec un travail en poche! Il est tout de même important de savoir que
les droits que vous avez obtenus en cotisant pendant toute votre thèse ne sont pas
automatiquement perdus à cause d’un départ a l’étranger.
Tous les financements de thèse qui donnent lieu à une fiche de salaire -- sur laquelle vous
avez pu remarquer que vous cotisiez -- donnent droit -- juste retour des choses -- aux
ASSEDICS ou à une forme d’allocation chômage : pour les allocations du ministère, le
rectorat doit vous fournir une attestation à la fin de votre thèse: Dans ce cas les démarches
sont un peu plus compliquées car c’est le rectorat qui vous verse votre allocation chômage.
Pour de plus amples informations à ce propos, vous pouvez le petit guide du chômage dans ce
même tome.
Pour le CNRS c’est la délégation qui vous fournit le fameux papier jaune qui vous permet
d’être rémunéré par les assedics ; pour le CEA c’est le bureau du personnel et pour les autres,
il y a toujours quelqu‘un qui fait office d’employeur, c’est lui qui doit vous remettre ce papier
remplit.
Une petite note importante, à la fin de votre dernier contrat vous avez un an (jour pour
jour, et ils ne font pas d’exception la dessus) pour réclamer vos droits. Ce point est important,
car il y a des cas où la thèse se termine par un financement obtenu auprès d’une association
(type ARC pour ceux qui sont en Bio par exemple). Dans ce cas, ce type de bourse ne permet
pas de cotiser aux assedics, même volontairement (et oui... vous n‘êtes pas salariés,
donc pas d’impôt, c’est chouette, mais il y a un revers à la médaille ! vous étiez
prévenus, cf tome 1). Dans ce cas, si vous ne voulez pas perdre tout le bénéfice
de vos années de cotisations, pensez à vous inscrire avant que l’année ne se soit
écoulée.
Une fois inscrit, c’est bète à dire mais quand vous partez en post-doc a l’étranger il faut
aller vous faire radier des assedics, en précisant bien que vous partez en formation a l’étranger
(ils vont vous demander une justification, comme par exemple une lettre de votre futur
directeur de laboratoire). Vous conserverez alors vos droits jusqu‘à trois ans après votre
départ, ce qui veut dire que de retour en France vous aurez un minimum de temps pour
trouver du travail (si ce n‘est déjà fait avant de rentrer) sans être totalement démunit
financièrement. Juste pour conclure cette rubrique, celle-ci n‘est en aucun cas faite pour inciter
les gens à s‘inscrire aux assedics...dans tous les cas il vaut mieux trouver du travail, mais c’est
un de vos droits alors quand c’est vraiment nécessaire....!! Les assedics sont joignables sur
internet, à l’adresse
par contre là je ne sais pas s‘ils répondent ou non.
Avant de partir, il faut se libérer de ses devoirs fiscaux. Il faut s‘adresser à votre centre
d’impot et demander a faire un quitus. Cette formalité consiste à acquitter tous les montants
d’impots dus avant de quitter le territoire francais. Dans certains cas, cela peut paraitre un
peu pénible de débourser une telle somme avant de partir, mais cela peut éviter pas mal de
désagrements une fois rendu a l’étranger. Pour ce qui est de la fiscalité des personnes
non résidentes en France, vous pouvez trouver des informations a l’adresse suivante
:
Ces petits conseils peuvent vous paraître bien terre a terre, mais ils répondent à
certaines réflexions faites par de nombreux post-doctorants partis sans se soucier de
l’avenir...en bref, si je rentre en France je n’ai pas de sécurite sociale, je n’ai pas d’aide
financière alors qu’il est si facile de prolonger son post-doctorat (les propositions de
post-docs ne manquent pas notamment outre atlantique)! Ces petits conseils déduits
d’experiences vécues ou relatées faciliteront peut être le retour des scientifiques vers la
France.
Remarque importante : les informations contenues dans cette page peuvent changer au
cours du temps. Pensez à contacter les organismes concernés pour vérifier la validité de ces
informations avant votre départ !
Le postdoc se prépare, comme une manip, et à mon sens, au moins deux mois à l’avance. Il ne
s’agit pas de tout découvrir une fois sur place, ou alors on s’expose à de mauvaises
surprises.
- Commencez peut-être par un tour sur la bonne page du site du Ministère des
Affaires Etrangères
Vous y trouverez entre autres:
- Le livret du Français à l’étranger, un document de la Maison des Français de
l’Etranger
Ce document (peut être téléchargé au format pdf) est indispensable et
“regroupe les données techniques et actualisées qui peuvent être utiles à
l’expatrié avant son départ, pendant son séjour et pour préparer son retour
en France” (c’est HUBERT VÉDRINE qui l’écrit en préface, alors ça doit être
vrai!). Entre autres, vous trouverez dedans tout ce qui concerne la prévention
médicale, la protection sociale et la fiscalité.
- des monographies par pays, actualisées régulièrement. Ces documents sont
réalisés grâce au travail des Consulats français sur place, et sont une mine
d’informations, comme le document précédent. On peut se les procurer à:
34 rue la Pérouse, 75116 PARIS
Tél: 01 43 17 75 24, Fax 01 43 17 63 61
- Dialogue with citizens and business
une foule de renseignements pour ceux d’entre vous qui restent en Europe (vivre,
voyager, étudier, acheter des biens et services,...)
- La libre circulation en pratique
Toutes les informations contenues dans ce guide peuvent intéresser les
chercheurs d’emploi, les travailleurs salariés, indépendants et frontaliers,
les étudiants, les retraités ...
- l’ARISE (Animation du Réseau des Ingénieurs et Scientifiques Français à l’Etranger)
et d’autres. C’est l’occasion de reprendre contact avec la France. Mais autant vous dire
que face aux ingénieurs, on ne pèse pas lourd.
- Administration française (le site est aussi épais que le sujet ;-) ):
- Ambassades et Consulats de France
Evidemment, il y a des adresses incontournables:
- Guide USA mode d’emploi
Visas, déménagement, écoles, fiscalité, protection sociale, santé, adresses
utiles...Tout ce qu’il faut savoir pour réussir votre installation et votre vie en
Amérique. Vous pouvez vous procurer l’édition 1998 aux USA en appelant notre
numéro gratuit 1-888-286-8636 extension 14.
Prix: $7 port compris aux Etats-Unis et au Canada. En France, essayez l’adresse
suivante:
8-10, rue Pierre-Brossolette, 92300 Levallois Perret
Tél. 01 40 87 40 69
- A propos du Visa pour les USA (le vôtre devrait sûrement être un J-1 Exchange Visitor:
le site web du National Immigration Service est très utile:
.
Il existe aussi le F-1 (étudiants, par exemple les thésards) et le H-1 (travailleurs ne
rentrant pas dans le cadre du J-1).
Passons à des choses désagréables:
- Impôts fédéraux USA : des infos (toutes les infos) sur le site de l’I.R.S. (Internal
Revenue Service) qui dépend du gouvernement américain.
Vous pourrez y consulter en ligne:
ou télécharger: http://www.irs.ustreas.gov/prod/forms\_pubs/pubs.html
des publications, ou les milliers de formulaires
et les instructions pour les remplir. En particulier, ne manquez pas de lire:
- Publication 519 U.S. Tax Guide for Aliens
- Publication 513 Tax Information for Visitors to the U.S.
- Publication 520 Scholarships and Fellowships
- Publication 901 U.S. Tax Treaties
Egalement, concernant les impôts de chaque Etat, vous pourrez trouver des liens vers les
formulaires
et où vous adresser
Un conseil: familiarisez vous avec ça dès votre arrivée. Normalement, vous devriez avoir
un petit rendez-vous courant avril ou juin, selon votre situation.
- Renseignements au sujet du Canada, de son gouvernement et de ses programmes et
services
- Jeter un oeil du côté des entreprises ne peut pas faire de mal. Si vous faites votre
postdoc aux USA, il existe un forum-emplois
annuel, organisés conjointement par la Mission Scientifique et Technologique de
l’Ambassade de France à Washington
Un conseil, recherchez la mission scientifique (si elle existe) à l’ambassade de France dans
le pays que vous visez. J’ai dejà cité celle de Washington aux USA, mais il y en a
également une au Canada,
. Vous devriez trouver tout ça sur la bonne page du Ministère des Affaires
Etrangères:
Certes, ce qui facilite le plus le retour c’est tout de même de trouver du travail... Pour cela pas
de solutions miracles, mais quelques petits conseils : gardez contact avec certaines associations
qui s’occupent des docteurs et post-doctorants comme l’ABG ( http://www.abg.asso.fr),
ou la Guilde des Doctorants ( http://guilde.jeunes-chercheurs.org/) gardez contact
avec vos laboratoires (notamment pour ceux qui espèrent rentrer dans la recherche public),
essayez de garder des contacts personnels dans l’industrie pour ceux qui veulent faire carrière
dans la recherche privée... Mais surtout ne jamais penser que l’on viendra vous
chercher...
Certaines adresses citées précédemment restent valables, évidemment. En voici quelques
autres :
- Listes de distribution intéressantes pour les francophones:
- Actualinfo (dépêches AFP) http://www.actualinfo.com/: autant vous dire que
pour avoir des nouvelles fraîches du plus beau pays du monde, il faut chercher!
- News from France et France Magazine
- The Tocqueville connection (French news and analyses)
- Radio France Internationale
Très pratique comme catégorie, quand on a la flemme :
OLIVIER DEBRÉ, 1999
NATHALIE GRANDVAUX, 2000
MISES À JOUR 2001, 2003
© Guilde des Doctorants 1997-2003
Dernière modification de cette
page: Monday, March 24, 2003
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