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Guide du doctorant : mode d'emploi

Ce guide est le fruit du travail bénévole de doctorants et jeunes chercheurs. Tout comme le logiciel libre sur Internet, il a vocation à évoluer et se remettre à jour grâce à vos contributions. Si vous voulez participer, voici la description du mode de travail utilisé. Pour nous aider, pour faire une suggestion, ou si vous n'y trouvez pas une information que vous possedez et jugez utile, contactez : gdd-guide@jeunes-chercheurs.org.

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2 Vous et votre avenir

2.1 Une histoire en mouvement

2.1.1 L’évolution de l’emploi des docteurs

En 1990, le ministère de l’Education Nationale et de la Recherche lançait une politique volontariste très forte en faveur des formations doctorales : multiplication du nombre et du montant des allocations de recherche, mise en place des primes d’encadrement doctoral, conventions CIFRE, thèses plus courtes et moins académiques... Tout fut fait pour augmenter le nombre de docteurs.

Cette augmentation devait répondre à un double besoin : d’une part l’anticipation de la vague de départs en retraite 2003-2010 dans le secteur public et d’autre part une forte augmentation des besoins dans le secteur privé. Vincent Courtillot, collaborateur de Claude Allègre et Lionel Jospin, estimait alors à près de 3.000/an le flux de recrutements de docteurs prévisibles dans les entreprises à l’horizon 1995. Malheureusement, ce scénario ne s’est pas réalisé à cause de la crise économique de 1993. Les embauches dans le secteur privé n’ont pas atteint les niveaux escomptés et un dangereux bourrelet de docteurs en situation précaire s’est formé.

Au delà de ces péripéties peu encourageantes, il n’en demeure pas moins que le flux de docteurs actuellement formés (environ 10.000/an) ne pourra pas être absorbé par le secteur public. D’ailleurs, la volonté politique sous-jacente à la montée en puissance des formations par la recherche était clairement orientée vers le transfert de compétences dans le secteur industriel. La grande tendance des formations doctorales depuis 1995 est donc l’ouverture vers les entreprises, seules à même d’absorber les docteurs. Depuis 1995, ce constat est peu à peu passé dans les mentalités. Au niveau des doctorants qui ont pris conscience que seule une minorité d’entre eux auraient un poste d’enseignant-chercheur. Ensuite au niveau des encadrants qui réalisèrent qu’eux aussi avaient une responsabilité dans le débouché extra-académique des docteurs qu’ils ont formé. Bien entendu, la situation est loin d’être idéale. Mais avec la reprise économique à la fin du siècle dernier (!), les embauches dans les entreprises sont reparties à la hausse, atteignant les 1800/an pour l’année 1996 puis environ 2400/an en 1998.

En résumé, de 1984 à 2000, nous sommes ainsi passé d’une thèse très académique, dite d’Etat, rédigée en 20 ans et pesant 3500 pages dans certains cas, à la notion de formation doctorale alliant la thèse et formations complémentaires sur trois ans, avec un débouché extra-académique en croissance. C’est l’émergence du concept de formation par la Recherche par opposition à la formation pour la Recherche.

Cependant, la crise du milieu des années 90 conjugée à l’inertie intrinsèque des mentalités des encadrants et doctorants ont fait que la bataille de l’emploi doctoral est loin d’être gagnée.

2.1.2 Le marché de l’emploi doctoral : analyse quantitative

Pour bien comprendre l’historique qui a été présenté plus haut, il importe d’avoir en tête une vision claire du marché de l’emploi des docteurs dans son ensemble. Nous distinguerons principalement deux grands secteurs d’emplois stables que les docteurs peuvent occuper après leur thèse :

  • Le secteur académique contient les postes d’enseignant-chercheur dans le supérieur, de chercheur dans les organismes de recherche public et d’enseignant dans le secondaire. Leur nombre est fixé par concours et il est assez facile d’estimer combien sont disponibles par an et combien il est raisonnable d’en attendre.
  • Le secteur extra-académique contient les emplois en entreprise ainsi que ceux dans l’administration. Ainsi un avocat docteur en droit, un responsable de projet dans l’industrie automobile docteur en mécanique ou un haut fonctionnaire des finances docteur en mathématiques seront, pour nous, dans le secteur extra-académique. Dans ce cas, leur nombre est mesurable mais il est difficile de faire des prévisions car la création de tels emplois ne se décrète pas... Elle dépend de multiples acteurs indépendants.

Il existe d’autres emplois pour les docteurs, mais ils sont précaires. Ce sont des contrats à durée déterminée dans le secteur académique comme les «postdocs » ou les ATER (Attachés d’Enseignement et de Recherche). Il faut bien être conscient que ces emplois ne sont pas une solution durable pour votre avenir mais juste un tremplin potentiel vers de meilleures perspectives.

Pour avoir une idée des différents flux et ordres de grandeurs, nous vous renvoyons aux documents sur l’emploi des docteurs :

  • Les stats du ministère : une information institutionnelle très utile est fournie par le ministère de l’Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie (MENRT). Ce sont les Rapports sur les Etudes Doctorales, qui peuvent être obtenus auprès de tous les responsables de formation doctorale, ou directement en écrivant au ministère1. Ces rapports, publiés chaque année en janvier, contiennent un descriptif complet du devenir des docteurs par disciplines.
  • Les notes d’information de la Guilde : La GUILDE publie des documents sur le même sujet, souvent basés sur les même données, mais qui contiennent plus de commentaires, une analyse plus critique et directe et surtout des projections dans l’avenir. Un complément indispensable donc.. La Guilde présente aussi des données sur les départs (1995-2010) en retraite dans dans le rapport HotDocs, qui montrent clairement que l’Eldorado tant promis n’existera pas. Vous trouverez plus d’informations sur le devenir des docteurs ici :

2.1.3 Perspectives d’avenir

Par rapport à l’historique présenté dans la section précédente, on peut se demander quelles perspectives donner aux formations par la recherche. De manière un peu provocante, si le doctorat ne sert plus à devenir enseignant à l’université ou chercheur dans un grand organisme comme le Centre National de la Recherche Scientifique, à quoi sert-il ?

En fait, comme les données statistiques sur la sortie de crise 1997-2000 le montrent, le doctorat s’est peu à peu ouvert sur plein d’autres fonctions que celles ci dessus. Pour nous, la perspective est claire : le doctorat est un tremplin vers tous les métiers qui nécessitent une haute technicité ou une forte capacité à gérer des problèmes complexes.

Bien sur, on est d’abord tenté de penser à des emploi de chercheurs dans des grands groupes industriels (Renault, Loréal etc) mais pas seulement. L’émergence de problèmes de société complexes liés à l’environnement, aux mutations économiques et sociales, aux biotechnologies et à la santé ont multiplié le besoin d’expertise de haut niveau. L’entrée dans une société dominée par la circulation et la transformation de l’information sous toute ses formes a fait de la gestion de la complexité un enjeu majeur. De nouveaux employeurs potentiels des docteurs sont apparus : collectivités locales (régions, villes), sociétés de conseil et de services, agences à vocation scientifique etc. Cette évolution touche toutes les disciplines, y compris les Sciences de l’Homme et de la Société pour lequel le besoin d’expertise est critique.

Mais pour pleinement bénéficier de ces ouvertures, encore faut il se donner les moyens de ses ambitions. Or le milieu universitaire ne fournit pas toujours les clefs nécessaires à cette ouverture. De part tradition historique et aussi parce qu’il est toujours difficile de se projeter dans un autre univers que le sien, le monde dans lequel un doctorant prépare sa thèse tend naturellement à valoriser les carrières académiques.

Notre optique dans cette section du Guide est de montrer comment il est possible de décanter son projet professionnel et de faire un état des lieux de ses compétences. C’est un point capital pour bien préparer une phase de recherche d’emploi.

2.2 Anticipation et lucidité

2.2.1 Recherche emploi désespérément

Très souvent, on observe que de nombreux docteurs et doctorants ont une idée très floue voire inexistante du marché de l’emploi au niveau doctoral. Trop souvent, certain(e)s tombent littéralement des nues quand ils réalisent que l’obtention du titre de docteur ne signifie pas pour autant qu’un poste de chercheur ou de maitre de conférences leur sera attribué sur un plateau.

Il est bien dur lorsque la trentaine approche de réaliser que la naïveté est un luxe parfois douloureux et qu’en matière d’embauche, les promesses d’engagent que ceux qui y croient. A l’âge où la plupart des jeunes diplômés sont devenus des jeunes cadres pouvant songer à leur propre existence (fonder un foyer, avoir des enfants, faire des projets personnels), les jeunes docteurs et, surtout, chercheurs post-doctoraux, en sont encore à accumuler les incertitudes quant à leur avenir. Tant que vous n’aurez pas décroché un Contrat à Durée Indeterminée, il vous sera bien difficile de faire des projets personnels à long terme. A cela s’ajoute une forte tension entre les critères de recrutement entre le monde de la recherche publique et celui des entreprises.

Une étude du CEREQ2 souligne cette différence les critères d’employabilité dans le secteur public et ceux dans le secteur privé. Elle montre aussi les risques de certaines conduites qui sont souvent considérées comme «normales » dans le milieu universitaire.

Cette excellente analyse du CEREQ montre clairement l’enchaînement de trois phases dans la vie du post-doctorant. La première phase suit immédiatement la thèse et est perçue commune période de transition et de socialisation après la thèse. Le choix d’un postdoctorat est alors signe de la bonne volonté du docteur à se conformer aux coutumes du monde académique dans lequel il souhaite s’intégrer. La recherche de ce premier emploi post-doctoral se fait souvent grâce aux réseau de relation du directeur de thèse et du laboratoire d’accueil. Mais hélas, cette restriction du champ des possibles a souvent des conséquences néfastes en matière de recherche d’emploi :

«Tout incite à la spécialisation mais surtout entretient la conviction que la voie suivie est la seule pertinente. C’est donc au moment où les docteurs ont le sentiment que leur employabilité est à son maximum, ou qu’en tous cas ils ont l’accès le plus large aux diverses ressources qu’ils sont les moins enclins à diversifier leur recherche d’emploi. Or c’est souvent après cette première expérience que les dificultés commencent à se faire sentir. »

Après une seconde phase transitoire durant lesquels le docteur doit faire face à une pression croissante au niveau scientifique et à la nécessité de construire lui-même un réseau de relations qu’il n’a pas su développer plus tôt, vient la phase finale, dite de la «douche froide ».

Elle touche ceux qui réalisent alors que leurs chances de trouver un emploi dans le secteur académiques sont devenues nulles. Comme, en général, le monde académique encourage plutôt la continuation dans la voie postdoctorale, en partie par manque de connaissance d’autres voies, en partie sans doute pour conserver une main d’œuvre disponible et compétente, le passage à une stratégie de reconversion n’en est que plus difficile et douloureux pour le docteur. Ceux qui sont dans cette situation cumulent donc plusieurs handicaps : cursus erratique et purement académique, age élevé, package de compétences constitué sans véritale stratégie et enfin pénalisation psychologique communément appelée le sentiment de s’être fait «entuber à sec ».

Évidemment, un des objectifs de ce Guide est de vous donner les éléments pour ne pas en arriver là. Sachez que ce n’est pas facile, qu’après de longues journées de dur labeur, vous devrez surtout compter sur vous même3 et que vous rencontrerez de nombreuses promesses bidon et fausses rumeurs4... Vous espériez le paradis après la thèse, eh bien sachez que cela peut devenir un long purgatoire ou même un véritable enfer. Mais cependant, dans cet univers impitoyable où vous risquez de finir jeté comme un kleenex usagé, tout espoir n’est pas perdu !

D’abord évitez d’aller noyer votre désespoir dans un fatalisme désabusé, prenez votre courage à deux mains et lisez la suite de ce volume.

2.2.2 La voie de la sérénité

La principale question qui se pose est de savoir comment préparer au mieux la phase post-thèse et maximiser ses chances de décrocher un emploi stable et attractif dans un délai raisonnable après la thèse.

Evidemment, on trouvera toujours des gens pour gloser des heures sur l’emploi des docteurs - et d’autres jeunes diplomés - mais tout se résume à cela : quels éléments concrets peuvent aider chacun de réaliser sa légitime aspiration à un travail valorisant, valorisé et stable ?

N’ayez cependant aucune illusion : il n’existe pas de qu’il recette miracle pour trouver un emploi après la thèse. Cependant, des conseils simples peuvent vous aider à élargir votre horizon durant la thèse. C’est d’ailleurs condition sine qua non à une prospection d’emploi élargie de manière pertinente.

Ce qui est certain, c’est que les démarches à mettre en oeuvre se situent bien en amont de l’apprentissage des techniques de la recherche d’emploi. La question n’est pas ici de savoir comment bâtir un curriculum vitae qui tienne la route, ou de savoir comment se comporter lors d’un entretien d’embauche. On ne se fait d’ailleurs pas de soucis sur les capacités des docteurs à absorber ce savoir théorique et empirique en un minimum de temps. Le problème, c’est de décanter ses compétences, son savoir faire et de les articuler avec un ou plusieurs projets professionnels. En clair, toute la difficulté consiste à savoir lever le nez de la paillasse ou des bouquins pour trouver la bonne alchimie entre ce que vous savez faire et ce que vous aimez faire.

Les deux secrets pour bien se préparer à l’après thèse sont donc votre capacité d’anticipation, qui vous permettra de murir votre projet comme un bon vin et la lucidité qui est indispensable pour ne pas se fourvoyer et pour bien se connaître. C’est en développant ces deux qualités et en les mettant en oeuvre tout au long de votre formation doctorale que vous pourrez aborder votre insertion professionnelle en toute sérénité.

De manière plus concrète, il ne s’agit finalement que de transposer à l’entreprise les efforts que l’on accomplit pour se préparer à une carrière académique. Chacun sait que les concours de recrutement des universités et des organismes se préparent bien avant qu’ils aient effectivement lieu. Le candidat à un emploi académique doit d’une part engranger des publications, d’autre part assurer sa propre promotion auprès d’équipes de recherche susceptibles d’être intéressées par son profil, ses travaux et projets. En d’autres termes, il doit se faire remarquer. Il va donc sortir de son laboratoire pour participer à des congrès scientifiques, si possible internationaux.

D’une manière générale, si vous voulez obtenir un emploi de chercheur ou d’enseignant-chercheur, vous devrez profiter de toutes les occasions d’élargir votre réseau relationnel. Dans le même temps, votre capacité d’observation critique vous permettra d’étudier la manière dont fonctionnent les laboratoires que vous visiterez. C’est comme cela que vous apprendrez peu à peu les rouages intimes du milieu scientifique, son organisation, ses circuits de décision, ses lobbies, ses règles tacites.

A moins d’effectuer sa thèse en entreprise, il paraît difficile d’atteindre un tel degré de connaissance du fonctionnement de l’industrie et des services. C’est un monde beaucoup plus vaste que l’université et surtout beaucoup plus diversifié. Mais cela n’exclut pas pour autant de recourir à des intermédiaires qui peuvent transmettre une partie de cette connaissance. La presse, les salons professionnels, les forums de recrutement, la lecture des offres d’emploi, les contacts industriels de son laboratoire, les anciens qui travaillent en entreprise... Sans oublier bien sûr votre propre réseau relationnel, notamment familial et amical.

Ce qui est déraisonnable par les temps qui courent, c’est de mettre tous ses oeufs dans le même panier, de parier exclusivement sur la réussite aux concours de recrutement de l’enseignement supérieur et de la recherche publique. Même si vous avez envie d’être chercheur depuis votre plus tendre enfance, n’hésitez pas à faire ce voyage en vous même sur vos compétences et vos envies, à vous remettre un peu en question pour élargir votre horizon. Et si vous devenez chercheur, ce travail d’introspection que vous aurez effectué sans doute à contre coeur vous sera très utile sur le long terme.

TEXTE INSPIRÉ D'UN ARTICLE DE R.-L. BÉNICHOU (1999)

ADAPTATION P. DEGIOVANNI, ÉTÉ 2001

2.2.3 De l’intuition à la démarche

Reste à transformer cette intuition en une démarche concrète. Même s’il n’existe pas de recette miracle, l’expérience accumulée par les générations précédentes de docteurs permet de dégager un certain nombre d’outils qui vous aideront à construire votre projet professionnel.

Il nous a semblé judicieux de les organiser en quelques grandes catégories qui correspondent à une étape bien précise de votre «voyage intérieur ». A partir de ce paysage, décrit dans le prochain paragraphe, vous pourrez voir plus facilement comment avancer dans votre démarche dès votre thèse.

En effet, nous ne le dirons jamais assez : c’est dès la première année de thèse que vous devriez commencer à lire ces lignes. N’hésitez pas à prendre contact avec les associations de doctorants ainsi qu’avec votre Ecole Doctorale de rattachement pour vous aider dans vos démarches.

Last but not least, votre avenir professionnel est une sujet que vous devez aussi aborder avec votre directeur de thèse. Ce n’est pas à lui de faire les démarches et les choix à votre place mais il peut vous conseiller et vous faire bénéficier de son réseau de relation quand c’est pertinent. Enfin, pour un certain nombre de choses comme les lettres de recommandation, il devra intervenir activement - en écrivant les lettres.

2.3 Votre insertion professionnelle pas à pas

Dans cette section, nous listons les grands thèmes sur lesquels vous devrez travailler afin de préparer au mieux votre après-thèse.

2.3.1 Connaissance de l’entreprise et des institutions

L’objectif est ici d’acquérir une connaissance de base du fonctionnement des institutions académiques ou encore du monde de l’entreprise. Suivant votre parcours personnel, il est probable que vous n’ayez qu’une connaissance fragmentaire du fonctionnement des instances universitaires ou de la recherche publique ou du fonctionnement du monde universitaire.

Pour combler ces «lacunes », il ne faut pas hésiter à suivre les formations adéquates. De nombreuses possibilités existent parmi lesquelles :

  • Les Doctoriales, qui sont des séminaires d’une semaine en lieu clos, ont pour but d’apporter aux doctorants un premier contact et quelques connaissances sur le monde de l’entreprise. Il ne sont pas réservé aux doctorants qui se destinent dès le début de leur thèse à l’entreprise, tous peuvent en tirer profit.

    Comme elles permettent un maximum d’échanges entre doctorants d’origines diverses, chacun peut y acquérir un bagage minimum de culture sur ce qu’est l’industrie, d’apprendre à travailler en groupe. Toutes choses qui s’avèrent utiles dans tous les métiers, à commencer par celui de chercheur...

  • Certaines formations CIES explicitent le fonctionnement des principales institutions de la recherche publique ainsi que de l’enseignement supérieur. Elles sont réservées aux moniteurs mais dans certains CIES, il est possible d’y accéder si on est ATER, PRAG, jeune maître de conférences ou tout simplement allocataire de recherche.
  • Les salons professionnels et les rencontres doctorants/entreprises sont des occasions de rencontrer des professionnels de différents secteurs et donc de voir comment les entreprises fonctionnent et quelles sont leurs activités. A cette occasion vous pourrez bénéficier de l’expérience d’anciens doctorants qui ont été recrutés dans des entreprises.

Nous vous renvoyons au tome Pendant la thèse pour plus d’information sur ces diverses possibilités.

2.3.2 Le profil/bilan de compétence

L’ensemble de votre expérience professionnelle (qui inclut au moins votre thèse), de votre formation et de vos acquis dans tous les domaines va s’articuler autour de vos projets d’avenir pour constituer ce qui s’appelle votre profil (ou bilan) de compétences (PC). Ce concept recouvre une présentation des activités, des compétences et connaissances que vous voulez valoriser. C’est à partir de ce «bilan » que vous pourrez élaborer un projet professionnel, c’est-à-dire définir vers quelles activités professionnelles vous désirez vous tournez, dans quel cadre. Le profil de compétences vient alors étayer ce projet.

C’est donc un élément clé dans votre démarche de préparation de l’après thèse. En particulier, n’espérez pas rédiger un CV potable sans avoir une vision claire de vos compétences et de vos envies !

Il existe bien des voies pour construire son profil de compétences. C’est un sujet tellement important qu’une section entière de ce volume (section 3) y est consacrée.

2.3.3 Techniques de recherche d’emploi et de prise de contact

Rédiger un CV, une lettre de motivation, trier les offres d’emploi, préparer un entretien d’embauche... Tous ces trucs techniques ne sont pas naturels à priori. Il s’agit de techniques que vous devrez apprendre pour être efficace dans votre recherche d’emploi.

De nombreuses sources d’informations existent sur ce sujet :

  • Des formations sont proposées par de multiples structures d’accompagnement. Cela va de votre Ecole Doctorale à l’ANPe en passant par l’association de doctorants du coin, l’association Bernard Gregory, l’APEC etc.
  • La plupart des sites internet consacrés à l’emploi ont une ou plusieurs pages de conseils divers et variés sur la rédaction de CV et de lettres de motivation. Dans la même veine, il existe beaucoup d’ouvrages en vente en librairies sur le même thème.

    Attention toutefois car souvent ces informations sont très génériques et il faut un peu les adapter pour qu’elles soient vraiment pertinentes pour un docteur.

  • La section 9 de ce volume contient quelques conseils de base sur la rédaction de CV et l’entretien d’embauche issus de l’expérience de deux docteurs qui ont trouvé du travail en entreprise.

2.3.4 Préparation des concours de recrutement

C’est un peu le pendant du paragraphe précédent pour le secteur public. Cependant, à l’université et dans les organismes, les entretiens d’embauche ont un coté «exercice de style » assez marqué et il nous a donc été plus facile de réunir des conseils directement opératoires pour ne pas se planter bêtement.

Diverses sections sont donc consacrées aux principaux concours de recrutement : le CNRS et autres organismes de recherche (section 4), les universités avec les emplois d’enseignant-chercheur (section 5) et d’ATER (section 7). Bien entendu, ces conseils sont donnés à titre indicatif. N’oubliez pas de personnaliser votre intervention : malgré le coté un peu formel des concours de la fonction publique, le jury s’attend néanmoins à avoir devant lui des êtres humains et pas simplement la N-ème incarnation des conseils du Guide du Doctorant !


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Dernière modification de cette page: Monday, March 24, 2003