MONITORAT D'INITIATION À L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Créé en 1989 par le ministère de l'éducation nationale, il s'adresse aux allocataires MESR et aux élèves des écoles normales désireux de poursuivre une thèse et envisageant une carrière dans l'enseignement supérieur.

RECRUTEMENT ET RÉMUNERATION

"Un moniteur est recruté parmi les meilleurs titulaires d'une allocation de recherche. Il touche environ 2200 francs brut par mois". Pour un allocataire de recherche MESR, cela donne un total brut par mois d'environ 9800 francs.

Il faut enfin savoir que seulement 36% des allocataires de recherche sont moniteurs (soit 4500 moniteurs en tout), la sélection est donc très importante.


ENSEIGNEMENT

Le moniteur doit effectuer une charge égale à un tiers de la charge d'un maître de conférences, soit 64 heures de TD ou 96 heures de TP par an. Cela correspond à deux heures hebdomadaires de travaux dirigés pendant une année. D'autre part, deux heures de TD correspondent à trois heures de TP. Les enseignements ne peuvent être réalisés qu'en premier cycle.

Le moniteur assure son enseignement sous la conduite d'un tuteur. Il participe aussi deux fois par an à un cycle de stages d'une semaine, où sont abordées entre autres les techniques d'enseignement. En fait ces stages dépendent très fortement du CIES auquel vous êtes rattachés.


CIES

Les Centres d'Initiation à l'Enseignement Supérieur sont "l'occasion pour tous les moniteurs d'une vaste région et d'horizons sociaux et disciplinaires très différents de se rencontrer, de tisser des liens qui pourront leur servir dès la préparation de leur thèse ou bien des années plus tard[1]".

Il en existe quatorze actuellement, tous indépendants les uns des autres et tous gérant des universités et établissements d'enseignement situés dans une région donnée. Leurs buts sont de former des jeunes chercheurs à l'enseignement et de favoriser leur mobilité après l'obtention de leur thèse. En effet, lors des nominations de maîtres de conférences, seulement 10% se sont faites avec mobilité.


MONITORAT ET CARRIÈRE

"Les moniteurs n'ont pas acquis de droits particuliers au moment de leur candidature à une maîtrise de conférence. Le monitorat n'entraîne ni droits, ni devoirs par rapport à l'état, pour ce qui est de la carrière ultérieure. On imagine bien, cependant, que sélectionnés parmi les meilleurs allocataires (eux-mêmes sélectionnés parmi les meilleurs étudiants diplômés de DEA) et formés spécialement à l'enseignement supérieur, ils auront au moment de leur candidature des atouts très forts".

LE PROBLEME DU CUMUL D'EMPLOIS

Question : Les allocataires MESR ont-ils droit au cumul des revenus ?


Réponse : OUI, par dérogation à l'article 9 du contrat d'allocataire de recherche, les services centraux du MESR ont confié aux rectorats, si il y a accord de la part du directeur du laboratoire et/ou directeur de thèse, la possibilité d'autoriser les allocataires à bénéficier d'un complément d'allocation, qui ne peut être :

Question : Les doctorands hors CEE ayant une allocation MESR doivent-ils avoir une autorisation de travail en tant que SALARIE ou en tant qu'ETUDIANT (vu que les ETUDIANTS hors CEE peuvent obtenir une autorisation de travail d'AU PLUS 20 heures par semaine) ?


Réponse : L'autorisation de travail donnée par la préfecture aux allocataires de recherche étrangers (Union Européenne ou non) leur est accordée en qualité de salariés et non d'étudiants. Ils cotisent et sont affiliés à la sécurité sociale du régime général (maladie et retraite) des salariés. Ils ne sont pas des boursiers, le terme est impropre, mais des allocataires, c'est à dire des agents contractuels de l'Etat, relevant d'un contrat à durée déterminée (2 ans + 1 an).
[1] Citations issues du guide "le monitorat d'initiation à l'enseignement supérieur" de Juin 1991


Dernière mise à jour le 10 août 1996