Le système social Britanique a pour particularité, entre
autres, la gratuité des soins médicaux pour tous. On "choisit" un médecin
généraliste (GP) dans son quartier de résidence, on s'inscrit auprès de
lui, et il devient l'intermédiaire médical obligatoire. En revanche, le
système médical Britanique n'est pas réputé pour ses performances...
médicales, et les attentes sont souvent longues (3-4 jours minimum pour
un rendez-vous chez son "GP", souvent plusieurs mois pour un spécialiste).
Les impôts sur le revenu sont prélevés à la source, et le
total impôts + charges est comparable à ce que l'on a en France. Travailler
en GB permet de valider en France les années de cotisations retraite (se
renseigner auprès de la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse). C'est
valable pour tous les pays de l'UE.
Si les salaires sont en moyenne équivalents aux salaires
Français, les prix sont par contre généralement plus élevés (nourriture
de base, carburants auto, restaurants...), voire beaucoup plus élevés dans
le cas des loyers (~ 50 à 100% plus chers selon les endroits), du café
(+ 100% ~), du tabac (+ 40% ~) et des boissons alcoolisées (+ 100% ~). Bien
sûr, il y a des exceptions, les taxis, par exemple.
La situation de l'emploi est ici moins dramatique qu'en
France. Par contre, en cas de chômage, l'allocation pour perte d'emploi
frise rapidement le RMI.
Le pays sort peu a peu de la récession depuis quelques
années. Les diplômés ne sont pas trop touchés par le chômage comparé à
la France.
Ainsi, par exemple : un thésard en astrophysique de
30 ans, qui a passé 6 ans en thése, pas un hystérique du travail, se
contente de poser son CV dans une agence de recrutement un mois avant sa
soutenance. Un mois plus tard, il est embauché comme ingénieur informatique
à Londres.
Le secteur privé reconnait le PhD et la spécialité de votre
thése ne vous bloque pas pour toujours dans un domaine donné, loin de là.
Il y a aussi une demande particulière de professeurs du
secondaire en sciences, mais pour enseigner à des élèves en dessous de
16 ans, le PGCE est demandé (PGCE = un an de formation pédagogique
sanctionné par un diplôme d'état). Chaque établissement scolaire fonctionne
indépendemment et gère les crédits alloués par l'état. Cela veut dire que
le chef d'établissement recrute sur CV : il n'y a ni CAPES, ni
agrégation.
En recherche dans le secteur académique, le nombre de
CDD ne fait qu'augmenter : il atteint presque maintenant le nombre
d'employés sur des postes permanents. Il y a donc un profusion d'offres
de postdoc.
Ils sont en général proposés aux thésards anglais pour
poursuivre leur recherche, dans le meme labo ou dans un labo ami. Mais
cela ne vous empêche surement pas de postuler. Physics world et Le
Guardian proposent de nombreuses offres de postdoc.
Regarder aussi tous les vendredi à :
Le Royaume Uni assiste actuellement à un dédain des étudiants
pour les disciplines scientifiques (d'où le manque d'enseignant dans le
secondaire).
Le climat est clément (mais humide) et les gens souriants,
gentils et amicaux. La nourriture n'est pas du tout un problème (profusion
de cuisines et de vins du monde entier).
Le Royaume Uni étant membre de la CE, les procédures
d'immigration s'en trouvent facilitées.
Merci à Benoite Pfeiffer et Franck Tancret