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Sécurité Sociale à l'étranger
Les renseignements ci-dessous sont extraits du guide suivant :
Travailler À l'Étranger (dans la CEE et hors de la CEE)
(GP01) Les Guides Pratiques Librairie de l'APEC 51, boulevard Brune
75689 Paris Cedex 14 Il va sans dire que cela a été
fait sans pouvoir demander autorisation. Le guide ne coute pas cher (15 F
environ), vous pourrez y trouver d'autres renseignements
intéressants en l'achetant (cette pub gratuite équilibre
donc la recopie d'une petite partie du guide, et en plus il y a toute la
valeur ajout&ecaute;e des références croisées).
Avertissement : il reste bon quand-même de se renseigner, car
les conventions entre pays peuvent changer. Ceci (rédigé en
dédembre 1994) reste seulement des indications...
Travailler à l'étrangerNous abordons ici tout ce qui
concerne l'assurance maladie, maternité, invalidité,
décès et les prestations familiales.
DÉFINITIONS DU "DÉTACHEMENT" ET DE
L"'EXPATRIATION"Votre protection sociale sera
différente selon que vous serez "détaché" ou
"expatrié". Il importe donc d'abord de connaître la
signification de ces termes.
Le détachement
Vous êtes "détaché" si vous réunissez les conditions suivantes:
- vous appartenez à une entreprise ayant son siège
social en France (même si c'est une filiale française d'une
entreprise étrangère)
- vous êtes envoyé
à l'étranger pour une mission de courte durée
-
votre employeur continue à cotiser pour vous au régime
français de Sécurité Sociale.
Si vous
réunissez ces conditions, votre couverture sociale sera la
même que si vous étiez resté en France.
Le "détachement" est toujours facultatif pour l'employeur qui peut
choisir l'"expatriation" même pour une mission de très
courte durée.
Durée du détachement
La loi française à
fixé la durée maximale du "détachement" à
trois ans renouvelables une fois (soit au total six ans). Toutefois, pour
les pays membres de la CEE, la réglementation communautaire
prévoit une durée maximale de "détachement" d'un an,
renouvelable une fois. Certains pays non membres de la CEE ont quant
à eux signé avec la France une convention de
Sécurite Sociale, qui prévoit également une
durée maximale de "détachement". Tableau des conventions internationales de Sécurite
Sociale conclues par la France
Pays Durée maximum de détachement
CEE 1 an (renouvelable une fois)
Algérie 3 ans (prolongation 2 ans)
Andorre 6 ans (sans prolongation)
Autriche 1 an (prolongation indéterminée)
Bénin 1 an (prolongation fixée par les autorités compétentes)
Canada 3 ans (prolongation indétermlnée)
Cap Vert 3 ans (prolongation indéterminée)
Congo 1 an (prolongation indéterminée)
Côte-d'Ivoire2 ans (prolongation indéterminée)
États-Unis5 ans
Gabon 1 an (renouvelable une fois)
Israël 1 an (prolongation indéterminée)
Jersey 1 an (prolongation à convenir)
Madagascar2 ans (prolongation indéterminée)
Mali 2 ans (prolongation 1 an renouvelable)
Mauritanie3 ans (prolongation indéterminée)
Maroc 3 ans (renouvelables une fois)
Monaco 6 mois (prolongation indéterminée)
Niger 1 an (prolongation indéterminée)
Norvège 6 mois (prolongation indéterminée)
Pologne 6 mois (prolongation indéterminée)
Québec 3 ans (prolongation indéterminée)
Roumanie 3 ans (prolongation indétermlnée)
San Marin6 mols (prolongation indétermlnée)
Sénégal 3 ans (prolongation indétermlnée)
Suède 3 ans (renouvelables une fois)
Suisse 2 ans (prolongation indéterminée)
Tchécoslovaquie 1 an (prolongation indéterminée)
Togo 3 ans (prolongation indéterminée)
Tunisie 3 ans (renouvelables une fois)
Turquie 3 ans (prolongation indéterminée)
Yougoslavie 3 ans (prolongation indéterminée)
(Source: Éditions Lamy).
Si vous êtes "détaché" dans l'un de ces pays pour
une période inférieure à la durée maximale
autorisée par la convention, vous ne cotiserez qu'en France.
Si vous êtes "détaché" pour une durée
supérieure au delai institué par la convention, mais qui
est inférieure au maximum de six ans prévu par la loi
française, vous pourrez continuer à beneficier de la
Sécurité Sociale française mais vous devrez
simultanément cotiser en France
et dans le pays d'accueil (y compris CEE) s'il existe dans ce pays un
régime de Sécurité Sociale obligatoire.
L'expatriation Vous êtes "expatrié":
- si votre employeur à décidé de ne pas opter
pour le "détachement";
- ou si vous avez d'abord
été "détaché" mais vous avez
dépassé les délais-limites (soit le délai
fixé par la convention, soit le maximum de six ans autorisé
par la France) é ou encore si vous avez été
directement embauché sur place par une société
étrangere, ou par une société française qui
s'est chargée du recrutement pour le compte d'une
société étrangere.
Si vous répondez
à l'une de ces conditions, vous ne relevez pas de la
Sécurité Sociale française, à moins que vous
ne contractiez une assurance volontaire, qui peut être prise en
charge soit par vous-même, soit par votre entreprise (cf. plus bas)
SI VOUS ÊTES
DÉTACHÉ- Dans la CEE
Vous continuez
à cotiser à la Sécurité Sociale
française. Vous et votre famille pourrez faire prendre en charge
vos dépenses de santé par la caisse d'assurance maladie de
votre pays d'accueil, conformêment à la législation
locale. Pour pouvoir faire valoir vos droits auprès de ces
institutions, il faudra que vous demandiez avant votre départ des
formulaires E 111 à votre Caisse Primaire d'Assurance Maladie. En
cas d'arrêt de travail, vos indemnités journalières
vous seront versées par la Sécurité Sociale
française. Si votre famille reste en France, elle aura droit
à toutes les prestations de l'assurance maladie française.
Vous continuerez également de percevoir les allocations familiales
françaises (sauf l'allocation de garde d'enfant à domicile,
si votre famille vous accompagne à l'étranger).
- En dehors de la CEE, pour une courte durée (moins de 3
mois)
Si vous êtes "détaché" pour une durée
inférieure à trois mois, il suffit à votre entreprise
d'établir, en double exemplaire, un avis de "détachement"
sur imprimé S 9203 et de l'envoyer à la Caisse Primaire
d'Assurance Maladie dont dépend l'entreorise. Ce
procédé est valable qu'il s'agisse d'un pays ayant
passé une convention avec la France, ou non. Vous aurez droit
exactement aux mêmes prestations que si vous étiez
resté en France. Vous pouvez attendre votre retour pour les
réclamer. Il faut simplement veiller à demander au
médecin local un certificat qu'il est conseillé de faire
traduire par les services rattachés à l'ambassade lorsqu'il
s'agit d'une langue peu répandue. À ce certificat s'ajoute
un imprimé dont la référence est variable selon le
pays d'accueil et qu'il faut demander à votre Caisse Primaire
d'Assurance Maladie française avant le départ ou au consulat
sur place. - En dehors de la CEE, dans un pays ayant signé une
convention de Sécurité Sociale avec la France
Justification du "détachement" Si vous
êtes "détaché" pour une durée supérieure
à trois mois dans un pays ayant signe une convention de
Sécurité Sociale avec la France, vous devez, pour pouvoir
faire valoir vos droits, être muni d'un certificat, remis par votre
employeur, attestant que vous restez soumis à la législation
française de Sécurité Sociale.
Attention: seul le formulaire réglementaire de la Caisse Primaire
d'Assurance Maladie intitulé "Certificat de 'détachement"'
doit être utilisé. Cette précision est d'importance
car c'est le seul document qui vous permettra d'éviter d'etre
inutilement affilie à la caisse d'assurance maladie locale, et
c'est également le seul qui vous permettra de faire valoir vos
droits en France. Assurance maladie
Selon les conventions, les remboursements de soins et les
indemnités journalières d'assu-rance maladie peuvent
être réglés par la caisse locale ou par la caisse
française. C'est un point qu'il convient d'éclaircir avant
le départ avec la division internationale de votre caisse
primaire. Les imprimés nécéssaires sont disponibles
soit auprès des caisses primaires françaises, soit au
consulat de France dans le pays d'accueil. Il faut bien sur y ajouter le
ou les certificats médicaux (éventuellement traduits)
délivrés par les praticiens locaux. À
noter que la convention franco-américaine ne concerne que
l'assurance vieillesse et l'assurance invalidité et ne
prévoit rien pour les risques maladie, maternité et
accidents du travail. Il faut donc, aux &Ecaute;tats-Unis, se
considérer pour ce qui concerne l'assurance maladie comme dans un
pays n'ayant pas conclu de convention avec la France (cf. plus bas). Accidents du travail
Tout accident du travail doit être signalé au plus
tôt à l'employeur par lettre recommandée. Il faut
demander au médecin traitant deux certificats : l'un au
début des soins indiquant la nature et l'importance des
lésions constatées ainsi que la dureé
prévisible de l'arrêt de travail, l'autre à la fin du
traitement mentionnant la date de reprise de travail et les
conséquences. possibles de l'accident. Prestations
familiales Si votre famille est restée en France,
ces prestations sont assurées dans les conditions habituelles . Si
votre famille part avec vous, elles seront versées selon les
modalités prévues par la convention de
Sécurité Sociale (renseignez-vous aupres de la caisse
d'allocations familiales dont vous relevez). - En dehors de la CEE,
dans un pays n'ayant pas signe de convention de Sécurité
Sociale avec la France
Double affiliation
Si vous êtes "détaché" dans un pays n'ayant
pas signé de convention avec la France (cf. tableau plus haut) vous pouvez continuer à cotiser au regime
français de Sécurité Sociale, mais cela ne vous
dispensera pas de cotiser aussi au régime local s'il est
obligatoire. Il faut donc bien réflechir, au moment de
la négociation entre l'employeur et vous, car cette double
cotisation peut couter cher. Dans un pays où la couverture maladie
est d'un bon niveau, il est préférable de choisir un statut
d"'expatriation" assorti de l'assurance volontaire vieillesse.
Il appartient à l'entreprise de faire les demarches
nécéssaires au moyen d'un imprimé S 9201.
Prestations Versées Les prestations
versées sont les mêmes que dans les autres cas de
"détachement" (cf. au-dessus).
Toutefois, les allocations familiales ne sont versées que pour le
compte des enfants résidant en France ou sur le territoire d'un
État de la CEE (dans ce dernier cas, il doit s'agir de
ressortissants communautaires).
Sl VOUS ÊTES
"EXPATRIÉ" - Dans la CEE
Vous devrez
obligatoirement adhérer au système local d'assurance
maladie. Dans toute la CEE, les systèmes de Sécurité
Sociale assurent la couverture des mêmes risques qu'en France.
Seules les modalités pratiques de cotisations et de prestations
varient. Si votre famille reste en France, ses
dépenses de santé lui seront remboursées par la
Sécurité Sociale française, conformêment
à la legislation française. Vous toucherez par contre les
prestations familiales de votre pays d'accueil. Vous pouvez
compléter votre couverture en souscrivant une assurance volontaire
auprès de la Caisse des Français de l'Étranger ou
auprès d'une compagnie d'assurance (cf. là à là) - En
dehors de la CEE
Si vous êtes "expatrié" dans
un pays non membre de la CEE, vous n'aurez plus aucun lien avec la
Sécurité Sociale française, et ce, que ce pays ait
signé, ou non, une convention de Sécurité Sociale
avec la France. Exemple: Un
salarié qui part en qualité d"'expatrié" dans un pays
comme l'Australie qui n'a pas conclu de convention avec la France, se
trouve dans la même situation sur le plan de l'assurance maladie
qu'un salarié parti en Tunisie (pays signataire d'une convention
bilatérale): l'un et l'autre devront s'affilier au régime
local. Le seul point de différence se situe au niveau de la
retraite. En revanche, au moment du retour en France,
l'"expatrié" revenant d'un pays ayant passé une convention
avec la France sera généralement pris en charge par la
Sécurité Sociale française (à moins que la
convention de réciprocité ait omis cette disposition, ce qui
est rare), alors que celui qui revient d'un pays non signataire d'une
convention ne sera couvert que s'il a sousrit à l'assurance
volontaire. - Interet de l'assurance
volontaire
L'assurance volontaire des expatriés,
mise en place par la Sécurité Soc iale française et
gérée par la Caisse des Francais de l'étranger, BP
100 - 77950 Rubelles . Tel: (1) 64 71 70 00, offre aux "expatriés"
la possibilité de se couvrir: - pour les risques maladie,
invalidité et maternité
- pour les risques accidents du
travail et maladies professionnelles.
Vous pouvez choisir
de vous assurer pour l'une de ces catégories de risques ou pour les
deux. Il existe aussi une assurance volontaire vieillesse. Si
vous déposez votre demande d'adhésion auprès de la
Caisse des Français de l'étranger dans les trois mois
suivant la date à laquelle vous avez cesse de relever de la
Sécurité Sociale française, vous ne connaîtrez
aucune rupture dans votre couverture sociale. Si vous n'êtes pas
assuré social au moment de votre départ, vous serez couvert
des votre adhésion à l'assurance volontaire, si vous
déposez votre demande dans les trois mois suivant votre
départ. Si vous laissez passer ce delai, vous ne serez couvert qu'a
partir du quatrième mois suivant votre adhésion.
Pour l'invalidité, vous ne serez couvert qu'à partir
du treizième mois suivant votre adhésion. - Formalites
et cotisations à l'assurance volontaire
Si vous
désirez prendre une assurance volontaire, vous pouvez en
négocier la prise en charge par votre employeur, qui n'a, à
cet égard, aucune obligation. Cette pratique, assez
fréquente dans les grandes entreprises et en région
parisienne, est moins repandue en province et dans les P.M.E.
Qui peut beneficier de l'assurance volontaire ? Les
Français, ou les collaborateurs étrangers d'une
société ayant son siège social en France, en
situation régulière et travaillant habituellement en
France, c'est-à-dire ayant une autorisation de travailler en
France d'un an ou plus. Délai et forme de la
demande Le délai maximum est de un an à
partir du début de l'"expatriation", mais vous avez
intérêt à demander votre adhésion dans les
trois mois (cf. là).
L'imprimé à utiliser (S 1120) est fourni par la Caisse des
Français de l'étranger. Cotisations
Les cotisations sont calculées sur des salaires forfaitaires
évalués en fonction du plafond de la Sécurité
Sociale, soit: - 100 % du plafond si votre salaire est
supérieur à ce plafond
- les deux tiers du plafond si
votre salaire est compris entre les deux tiers du plafond et 100 % du
plafond
- la moitié du plafond si votre salaire est
inférieur aux deux tiers du plafond.
Àé titre
indicatif, ce plafond (revalorise chaque semestre) est de 12 680 F/mois
pour le premier semestre de 1994. Il faut prévoir de
consacrer environ 10 % du montant de ce salaire forfaitaire pour
être assuré contre les différents risques (maladie,
maternité, accidents du travail, invalidité).
L'employeur peut prendre en charge tout ou partie de ces cotisations.
- Contrats souscrits auprès d'une compagnie
d'assurance
Les plus importantes compagnies d'assurances
prévoient des contrats particuliers qui assurent aux
salariés partis à l'étranger, avec ou sans leur
famille, des garanties comparables aux prestations de la
Sécurité Sociale française. Chaque
contrat est, bien entendu, spécifique. Il faut porter la plus
grande attention aux exclusions de garantie, aux franchises, aux plafonds
de remboursement et à votre couverture lors de votre retour en
France.
Sl VOUS ÊTES FRONTALIER- Dans la
CEE
La protection sociale des frontaliers travaillant dans un
pays de la CEE est determinée par les articles 17, 19, et 60 du
réglement de Sécurité Sociale communautaire.
La caisse qui prend en charge le frontalier est celle du lieu
de travail, mais les démarches sont à accomplir
auprès de la caisse du lieu de résidence (sauf accord
particulier, comme l'accord franco-belge qui autorise le frontalier
à choisir sa caisse d'affiliation). Ainsi, un
Français résidant en Alsace et travaillant en Allemagne
sera soumis à la législation allemande, mais il devra
s'inscrire à la Caisse Primaire d'Assurance Maladie
française et il effectuera toutes les formalités
administratives (affiliation, demandes de remboursement, justification
d'arrêts de travail) selon les normes françaises. Il peut
consulter, au choix, des médecins allemands ou français.
Tout se règlera directement entre les deux caisses et
l'assuré n'aura jamais de contacts avec la caisse allemande.
Attention, toutefois: les remboursements de
médicaments, d'analyses, de lunettes et d'appareillage ne sont
delivrés que dans l'État où ils ont été
prescrits, sauf accord plus favorable passé entre les deux pays
concernés. - En dehors de la CEE
Les frontaliers
résidant en France et travaillant en Suisse sont soumis à
la législation suisse (Convention du 3 juillet 1975, art. 7), sauf
s'ils travaillent dans une entreprise traversée par la
frontière. Dans ce cas, ils rel&egarve;vent de la legislation du
pays ou l'entreprise à son siège social.
Toutefois, les remboursements de soins consécutifs à un
accident du travail peuvent être assurés par la caisse
française (Convention franco-suisse precitée, art. 24 ter).
Les autres pays frontaliers de la France sont les îles
anglo-normandes (Jersey et Guernesey, qui, bien qu'anglaises, ne font pas
partie de la CEE), l'&Ecaute;tat d'Andorre et la principauté de
Monaco. La convention franco-monégasque et la convention
France-Jersey ne prévoient rien de particulier pour les
frontaliers qui seront, par conséquent, soumis à la
législation du lieu de travail. Il en va de même pour ceux
qui travaillent à Guernesey. Les frontaliers des îles
anglo-normandes ont intêret à souscrire une assurance
volontaire car la protection sociale anglaise est faible. Pour
Andorre, il est prévu que les prestations soient servies par la
caisse du pays de résidence, sauf en ce qui concerne les accidents
du travail qui sont pris en charge par le pays du lieu de travail.
Être frontalier dans la CEE La
réglementation communautaire (réglement CEE nF8 1408/71,
art. 1 er b) n'exige pas que les salariés traversent la
frontière tous les jours pour être considérés
comme frontaliers. Il suffit de travailler dans l'un des États
membres de la CEE et de rentrer chez soi au moins une fois par semaine.
Ainsi, une personne résidant en France et travaillant
à Copenhague peut avoir le statut de frontalier des lors qu'elle
rentre chaque week-end en France. Ce principe est
réservé à la CEE; la convention franco-suisse ne
reconnaît comme frontaliers que les personnes passant la
frontière tous les jours et résidant en zone
frontalière (la définition de la zone frontalière
varie selon les circonstances). Se renseigner auprès de la caisse
d'allocations familiales.
SI VOUS ÈTES STAGIAIRE DE LA
FORMATION PROFESSIONNELLE- Les salariés
envoyés en formation à l'étranger
Bien
que momentanément en stage, ils restent liés à leur
entreprise par un contrat de travail. Ils sont en général
"détachés", plus rarement "expatriés". Les
règles développées de là
à là leur sont donc
applicables. - Les demandeurs d'emploi envoyés en formation
à l'étranger
Seuls sont couverts par la Sécurité Sociale française
les stagiaires envoyés en formation dans un pays de la CEE. Ceux-ci sont
traités comme des "détachés" (lettre
ministérielle nF8 1487 du 19 mars 1990).
LORS DU RETOUR EN FRANCE...
- Si vous étiez "détaché"
Vous conservez vos droits à
votre retour en France. Si vous êtes salarié ou
indemnisé par les ASSEDIC, vous êtes d'office assuré
social. Si vous êtes sans emploi et que vous n'avez droit à
aucune allocation (cas des démissionnaires --sauf exceptions-- ou
de certains dirigeants d'entreprise), vous restez couvert pendant douze
mois.
- Si vous étiez "expatrie" dans la
CEE
Toutes les périodes travaillées en
France et à l'étranger sont additionnées pour vous
permettre d'obtenir des prestations. Avant votre retour,
pensez à vous procurer auprès de la caisse d'assurance
maladie de votre pays d'accueil un imprimé E 104, attestant de vos
droits. - Si vous étiez "expatrie" dans un pays non membre de
la CEE
Si ce pays à signe une convention de
Sécurité Sociale avec la France Dans ce cas,
votre situation est la même que celle des "expatriés"
revenant d'un pays membre de la CEE (cf. là).
L'imprimé, dont la référence varie selon les pays,
est à demander à la caisse d'assurance maladie de votre pays
d'accueil. Si ce pays n'a pas signé de convention de
Sécurité Sociale avec la France Si vous avez
cotisé à l'assurance volontaire, vos droits sont les
mêmes que si vous étiez resté salarié en
France. Vous ne connaîtrez aucune interruption dans votre
couverture, et ce, quelle que soit votre situation : reprise d'une
activité professionn elle, chomâge, indemnisé ou non.
Si vous ètes demandeur d'emploi non indemnisé, votre
couverture sociale sera maintenue pendant trois mois. Si
vous n'avez pas cotisé à l'assurance volontaire, vous devrez
attendre d'avoir effectué en France le nombre d'heures de travail
ou assimilées (par exemple, les périodes de maladie sont
assimilees à des temps de travail), exigé par la
législation française, pour pouvoir demander des prestations
(par exemple, vous devrez attendre d'avoir effectué 200 heures de
travail sur trois mois ou 120 heures sur un mois pour vous faire
rembourser des soins ou des dépenses pharmaceutiques).
Être inscrit à l'ANPE et percevoir des allocations
chomâge ne suffit pas à vous faire acquérir des droits
à l'assurance maladie (Cass. soc., 18 avril 1991). Ces droits ne
vous seront acquis que lorsque vous retrouverez un emploi. Toutefois, il
est utile, pour d'autres raisons, de s'inscrire à
l'ANPE.
Adresses Utiles
Caisse des Français de l'étranger,
BP 100 - 77950 Rubelles.
Tel.: (1) 64 71 70 00.
Bureau à Paris, 10, rue du Havre,
75009 Paris.
Tel.: (1) 40 16 17 36.
APEC COURRIER CADRES
Boite postale n 91
75662 Paris Cedex 14
FRANCE
Tel : 16 (1) 40 52 20 01
APEC, Service Jeunes Diplomes
Mme Anny Lahalle
51, Boulevard Brune
75014 Paris
Tel : 16 (1) 40 52 20 00
Dernière mise à jour le 10 août 1996
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